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Tout ce que vous devez savoir sur les essais olympiques canadiens d'athlétisme

Les essais olympiques commencent jeudi. Pour certains, c’est la qualification de la dernière chance.

Melissa Bishop

Melissa Bishop avait terminé en quatrième position à l'épreuve du 800 mètres, en 2016 aux JO de Rio.

Photo : La Presse canadienne / Tim Ireland

Radio-Canada

Plusieurs des meilleurs athlètes du Canada en athlétisme sont réunis à Montréal, du 24 au 27 juin, pour les essais olympiques.

À moins d'un mois du début des Jeux à Tokyo, certains athlètes vont profiter de l'événement comme d'une mise au point et d'une chance de vivre une compétition en bonne et due forme.

Mais pour la plupart des athlètes, l'enjeu est bien plus grand : c'est probablement leur dernière chance de se tailler une place dans l'équipe qui représentera le Canada au Japon.

Les essais peuvent être la pire chose au monde, beaucoup plus angoissants que les Jeux olympiques eux-mêmes, a souligné Dave Moorecroft, analyste d'athlétisme à CBC Sports, qui a lui-même représenté la Grande-Bretagne aux Jeux olympiques de 1976, à Montréal.

Parce que si ça ne se passe pas bien, vous savez ce que vous allez ressentir à la maison devant la télévision à regarder les Jeux olympiques. Pour ces athlètes, la dernière chose qu'ils veulent, c’est d'être dans leur salon à regarder d'autres athlètes concourir.

Une citation de :Dave Moorecroft, analyste d'athlétisme à CBC Sports

Certains des plus grands noms de l'athlétisme canadien, comme le sprinteur Andre De Grasse et la perchiste Alysha Newman, ont déjà obtenu leur billet pour Tokyo et ne participent pas à la compétition. Pour ces essais à Montréal, la première compétition à grande échelle en sol canadien depuis près de deux ans, il y a encore beaucoup d'histoires intéressantes et d'athlètes à suivre.

Ce qui est en jeu

C'est une « période follement occupée » pour les officiels de l'athlétisme canadien, car à moins d'un mois des Jeux, de nombreuses places pour Tokyo sont encore à gagner.

Il y a deux façons de faire partie de l'équipe.

Les athlètes peuvent soit atteindre le temps ou la distance de qualification olympique dans leur discipline, soit obtenir le nombre de points requis en fonction des résultats obtenus lors de diverses compétitions internationales. Les officiels prévoient sélectionner environ 55 athlètes pour Tokyo. Jusqu'à présent, 9 athlètes ont été sélectionnés et 28 ont atteint la norme d'entrée.

Dans certaines épreuves, même si un athlète atteint le standard, il ne se rendra pas nécessairement à Tokyo, car les pays ne peuvent inscrire que trois athlètes dans certaines épreuves.

Il y a beaucoup de places à gagner, a rappelé Simon Nathan, directeur de la haute performance d'Athlétisme Canada.

Nous avons pas mal d'athlètes qui sont juste en dessous ou incroyablement proches. Et s'ils obtiennent une bonne performance ou de bons points bonis, alors cela peut les pousser dans l'espace des quotas et les qualifier, a-t-il ajouté.

Retrouver ses repères

Pour de nombreux athlètes, ce week-end sera l'occasion d'une compétition bien méritée. Les Canadiens ont été davantage touchés par les restrictions liées à la COVID-19 que bon nombre de leurs concurrents.

Certains Canadiens ont déménagé en Europe ou aux États-Unis au début de cette pandémie et ont pu s'entraîner et concourir sans obstacle.

C'est beaucoup plus facile dans la plupart des autres pays. La plupart ont eu plus de compétitions nationales ou bien ont accordé des exemptions spéciales aux athlètes de haut niveau pour qu'ils traversent les frontières et reviennent. Ils n'ont pas eu les mêmes défis que nous avons eus, alors cela a été incroyablement difficile pour les Canadiens, a expliqué Simon Nathan, qui dit que ceux qui ont choisi de rester au Canada ont eu du mal à trouver des endroits pour s'entraîner et participer à des compétitions.

Cela a été de vraies montagnes russes pour eux.

Un autre événement sportif « de type COVID »

Ces essais olympiques sont un autre événement sportif canadien qui se déroule sous le thème de la COVID-19. Les athlètes seront tenus de se mettre en quarantaine avant les essais et leurs mouvements seront strictement limités au site.

Ils devront également rester masqués en tout temps, sauf durant la compétition. Plus important encore, il n'y aura pas de foule pour encourager les athlètes; pas de « buzz » des spectateurs avant une grande course ou un saut.

La foule fait vraiment une différence, elle aide vraiment les athlètes, a soutenu Nathan. Avec des places olympiques en jeu, il y aura beaucoup de motivation interne, mais je suis sûr que la foule leur manquera également.

Les deux sprinteurs se félicitent après la course, sur la piste.

Devant la foule aux mondiaux d'athlétisme en 2019, Christian Coleman a remporté l'or devant notamment Andre De Grasse, qui avait fini 3e.

Photo : Associated Press / Hassan Ammar

Et les blessures?

Les officiels ne pourront pas blâmer les blessures si l'équipe canadienne ne réussit pas convenablement à Tokyo. Habituellement, à ce stade de la saison, il y aurait une longue liste d'athlètes soignant diverses blessures.

Mais ce n'est pas le cas en cette année olympique. Il y a quelques athlètes de haut niveau qui souffrent de blessures, comme la lanceuse de poids Brittany Crew et le coureur de 800 mètres Brandon McBride, mais ils se sont déjà qualifiés et ne participent pas aux essais. Les officiels surveillent les 100 meilleurs athlètes du Canada et disent qu'il y a beaucoup, beaucoup moins de blessures cette année.

Les gens se sont beaucoup plus entraînés et ont participé à moins de compétitions, a précisé Nathan. Ils ont été à la maison près de leur physiothérapeute et ils n'ont pas beaucoup voyagé. Donc en fait, les niveaux de blessures sont assez bas.

D'après un texte de CBC

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