•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La France a rendez-vous avec la Suisse

L’Allemagne fait match nul contre la Hongrie et se qualifie de justesse.

Les deux joueurs se félicitent après la fin du match.

Au bout d'un match nul de 2-2, le Portugal de Cristiano Ronaldo et la France de Karim Benzema ont confirmé leur place en huitièmes de finale.

Photo : Getty Images / Tibor Illyes - Pool

Agence France-Presse

La France a terminé première du groupe F et sera opposée à la Suisse lundi en huitièmes de finale de l'Euro à Bucarest après son nul 2-2 mercredi à Budapest contre le Portugal, également qualifié.

Les Bleus ont difficilement terminé en tête du groupe F face au champion en titre portugais (2-2), à Budapest, après un duel étouffant entre l'inoxydable Cristiano Ronaldo et le revenant Karim Benzema, au compteur enfin débloqué avant les huitièmes de l'Euro.

Serré, indécis, irrespirable et renversant, ce France-Portugal version 2021 rejoint la longue liste des précédents chocs, cinq ans après la déception tricolore de la finale de l'Euro de 2016 perdue à domicile 1-0 en prolongation contre la Seleçao.

Mais sous les 32 degrés de Budapest, il n'y a eu ni vainqueur ni vaincu : les champions du monde ont décroché la première place qu'ils étaient venus chercher, synonyme de huitièmes de finale plus abordables contre la Suisse, lundi prochain à Bucarest, tandis que les Portugais repartent avec le billet de la qualification qu'ils n'avaient pas au coup d'envoi.

Pour les hommes de Fernando Santos, menés 2-1 en début de seconde période et éliminés à ce moment du match, la suite de l'aventure s'écrira à Séville face à la Belgique, redoutable demi-finaliste du dernier Mondial.

Après avoir alterné le bon contre l'Allemagne (1-0) et le moins bon contre la Hongrie (1-1), les Bleus ont oscillé entre les deux mercredi, rendant une copie brouillonne et au final heureuse en première période, avant de redresser la barre en deuxième.

À 36 ans, Ronaldo leur a montré qu'il était un monument encore bien vivant dès les premières minutes, que ce soit de la tête (6e), du pied gauche (20e) ou dans ses passements de jambes étourdissants (43e).

Et l'icône de la Seleçao a fait ce qu'il n'avait jamais fait jusqu'à présent : marquer contre la France, et deux fois s'il vous plaît! Avec son doublé sur tir de pénalité (31e et 60e), il a surtout égalé les 109 buts en sélection de l'Iranien Ali Daei, un record du monde qui tenait depuis le tournant des années 2000.

Entre ces deux coups de patte, les Bleus ont assisté au déclic de leur avant-centre Benzema, enfin buteur après son retour surprise qui, jusqu'alors, s'était illustré par quatre matchs d'affilée sans faire trembler les filets.

L'ancien acolyte de CR7 au Real Madrid (2009-2018), auteur d'un tir de pénalité raté il y a trois semaines en préparation contre le pays de Galles, a cette fois réglé la mire devant Rui Patricio (45e+2) sur un penalty obtenu par Kylian Mbappé.

Le troisième larron de l'attaque, Antoine Griezmann, avait prédit qu'après le premier, le robinet sera ouvert et cela va couler et sa prophétie s'est réalisée. KB9 a effectivement récidivé dès le retour des vestiaires d'une frappe entrée dans le but avec l'aide d'un poteau (47e).

Le réalisme retrouvé de Benzema a fait chavirer les 7500 partisans français annoncés dans la Puskas-Arena, devant lesquels le Madrilène avait célébré son premier but, le poing serré.

Mais le stade a véritablement explosé à deux reprises quand... la Hongrie a marqué face à l'Allemagne (2-2) à Munich, à 640 kilomètres de là. Les nombreux Hongrois disséminés dans le stade de Budapest ont rugi puis hurlé « Hungaria, Hungaria » face à l'exploit de leur sélection.

Un œil sur l'écran géant qui affichait le pointage du match Hongrie-Allemagne, un œil sur le terrain, ils ont assisté à un sommet d'intensité mercredi entre des Français et des Portugais qui se sont rendu coup pour coup.

Bandeau

L'Allemagne qualifiée dans la douleur

L'Allemagne s'est qualifiée dans la douleur mercredi à Munich pour les huitièmes de finale de l'Euro en faisant match nul 2-2 face à une très coriace équipe de Hongrie.

Menée à deux reprises, la Mannschaft n'a égalisé qu'à la 84e minute par Leon Goretzka d'un match à grand suspense, qui a vu les Hongrois finalement être éliminés du tournoi. L'Allemagne, 2e du groupe F, affrontera l'Angleterre mardi prochain à Wembley.

L'Espagne en huitièmes

Il exulte après un but

Ferran Torres

Photo : Getty Images / Jose Manuel Vidal

Accrochée par la Suède (0-0) et la Pologne (1-1), l'Espagne a étrillé la Slovaquie 5-0, mercredi, et a rassuré son monde en validant son billet pour les huitièmes de finales de l'Euro.

La première victoire de l'Espagne, large et facile, n'a pourtant pas échappé au caractère rocambolesque qui distingue le parcours de la Roja dans cet Euro.

Comme lors des deux premières rencontres, l'Espagne a commencé par se faire une frayeur : à la 10e minute, Jakub Hromada a donné un coup de pied dans la jambe de Koke dans la surface, et l'arbitre est allé revoir l'action à la vidéo pour accorder le tir de pénalité.

Depuis sa glacière, Luis Enrique a confirmé à Alvaro Morata, ciblé par les critiques pour son imprécision depuis le début du tournoi, que c'est lui qui allait le tirer. Buteur contre la Pologne samedi, Morata s'est élancé, mais le portier slovaque Martin Dubravka a stoppé son ballon.

Héros de son équipe pendant quelques minutes, Dubravka allait vite déchanter : 20 minutes plus tard, le portier de Newcastle allait commettre une bourde. Une frappe de Pablo Sarabia a heurté sa barre transversale, s'est envolée puis est redescendue à la verticale, et Dubravka, voulant la dégager par-dessus la barre, l'a frappée dans sa cage, devenant ainsi le septième joueur à marquer contre son camp dans cet Euro.

Un énorme soulagement pour Luis Enrique, qui a célébré le but avec euphorie.

Suivront quatre autres buts. D'abord du Franco-Espagnol Aymeric Laporte, juste avant la mi-temps. Ensuite de Pablo Sarabia, sur un centre de Jordi Alba (56e), puis de Ferran Torres (67e). Juraj Kucka a ensuite marqué contre son camp (72e).

Outre la victoire et la manière, l'autre gros point positif a été le retour du capitaine Sergio Busquets dans l'entrejeu de la Roja.

Le milieu de terrain catalan, de retour après avoir passé deux semaines à l'isolement à la suite de son test positif à la COVID-19 (le 6 juin), n'était pas entré en jeu contre la Pologne.

Deuxième du groupe E derrière la Suède, qui a battu la Pologne 3-2 dans le même temps, l'Espagne est désormais tournée vers les huitièmes de finale, où elle affrontera lundi la Croatie de Luka Modric.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !