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La chaleur, l'autre grande contrainte des Jeux de Tokyo

Les anneaux olympiques à Tokyo

Les anneaux olympiques à Tokyo

Photo : afp via getty images / PHILIP FONG

Avant la COVID-19, un autre ennemi invisible guettait déjà les d'athlètes se préparant pour les Jeux olympiques de Tokyo : la chaleur accablante ressentie dans la capitale japonaise en période estivale.

Les athlètes inscrits aux Championnats du monde de Doha, en 2019, avaient l'impression que le stade Khalifa s'était transformé en fournaise tant la température y était élevée. Les Jeux de Tokyo devraient être encore plus humides et les plus chauds dans l'histoire olympique. Rien de moins.

Bon an mal an, des dizaines de milliers de Japonais sont victimes d'insolation et doivent être transportés à l'hôpital entre juillet et septembre en raison de la chaleur extrême, accompagnée d'un facteur humidex la rendant suffocante. Quelques centaines de décès sont également enregistrés durant cette période de trois mois.

Les risques sont évidents lorsque la canicule frappe l'archipel nippon, d'autant plus quand il est question d'un athlète qui se pousse dans ses derniers retranchements. Rappelons qu'en novembre 2019, le Comité international olympique a délocalisé les épreuves de marche et du marathon au nord du Japon, soit de Tokyo vers Sapporo, afin d'éviter les fortes chaleurs de la capitale.

L'important taux d'humidité ralentit considérablement l'évaporation de la sueur, si bien que la température corporelle grimpe plus rapidement que d'habitude, alors que la réhydratation a ses limites. Tout un casse-tête.

Vous transpirez peut-être deux litres par heure, et ne pouvez reprendre qu'un litre à peu près. Donc, vous perdez du liquide. Au fur et à mesure que vous perdez du liquide, ça devient de plus en plus difficile de continuer. Votre température corporelle commence à augmenter, elle augmente, et continue d'augmenter. À un certain point, le corps dit non, c'est terminé.

Une citation de :Evan Dunfee, marcheur

Question d'apprivoiser cette chaleur tant redoutée, l'équipe nationale d'athlétisme débarquera au Japon approximativement deux semaines avant le coup d'envoi, prévu le 23 juillet prochain.

La chaleur à Sapporo ou à Tokyo sera suffocante. C'est une chose à laquelle les athlètes doivent vraiment se préparer, ça peut être le facteur décisif d'une course, estime le marcheur Evan Dunfee, au pied du podium au 50 km à Rio.

Le Britanno-Colombien de 30 ans avait mis le grappin sur une médaille de bronze aux Championnats du monde de Doha, après avoir pris les moyens nécessaires pour affronter cette chaleur insupportable.

Evan Dunfee

Evan Dunfee

Photo : Getty Images / Ian Walton

À l'aide d'un comprimé électronique, le physiologiste de la sélection canadienne, Trent Stellingwerf, reçoit différentes mesures en temps réel, notamment le rythme cardiaque, la température corporelle et la vitesse, tout ça pendant l'effort physique des athlètes.

De ce fait, il est possible d'observer leur état de santé durant la compétition et, donc, de minimiser les risques d'un malaise lié aux conditions climatiques extrêmes. Utilisé lors des mondiaux au Qatar, l'outil offre des données qui orientent la stratégie à adopter, selon la condition de l'athlète.

De son côté, Canoë-kayak Canada a conçu des vestes de refroidissement à revêtir avant les courses à Tokyo et adapté ses boissons énergisantes afin qu'elles soient désormais semi-congelées, s'apparentant à une barbotine.

La chaleur à Tokyo, ce sera du jamais vu, du jamais connu. L’équipe canadienne met de très gros efforts pour ne pas que ça devienne un facteur négatif dans nos performances là-bas pour tous les sports. Il y a beaucoup d’innovations, affirme le kayakiste Pierre-Luc Poulin.

Le fait d’être sur l’eau, ce n’est pas nécessairement rafraîchissant. C’est tellement chaud à Tokyo, que l’eau dans laquelle on se trouve est aussi chaude, poursuit Poulin. On parle d’une eau qui se rapproche des 30 degrés [Celsius ou 86 degrés Fahrenheit], donc ce n’est pas rafraîchissant en tant que tel.

Avec les informations de Diane Sauvé

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