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La bataille de l'arc-en-ciel fait rage à l'Euro

Un stade illuminé aux couleurs de l'arc-en-ciel.

L'Allianz Arena de Munich avait arboré les couleurs de l'arc-en-ciel pour un match de la Bundesliga le 30 janvier dernier.

Photo : Getty Images / Alexandra Beier

Agence France-Presse

L'UEFA a défendu mercredi son refus de laisser le stade de Munich s'illuminer aux couleurs de la communauté LGBT pour recevoir la Hongrie, mais a paré sur Twitter son propre logo d'arc-en-ciel en réaffirmant son « engagement ferme » contre l'homophobie.

Sous le feu des critiques depuis mardi, de la diplomatie allemande jusqu'à l'Élysée, l'instance européenne a assuré que sa décision n'était pas politique, à la différence de la demande de Munich destinée à protester contre une loi hongroise récente jugée discriminatoire envers les homosexuels.

Dans un communiqué sans équivoque publié mercredi matin, la présidence française dénonce le refus de l'UEFA de laisser le stade de Munich afficher les couleurs de l'arc-en-ciel de la communauté LGBT à l'occasion du match Allemagne-Hongrie mercredi soir.

Nous regrettons profondément la décision de l'UEFA d'interdire que le stade de Munich soit illuminé aux couleurs LGBTQI, et nous avons une forme d'incompréhension, car c'est une instance religieusement neutre et apolitique, mais qui a des valeurs, a précisé un conseiller du présent Emmanuel Macron.

Du côté de la Hongrie, plusieurs clubs de soccer ont indiqué qu'ils allaient éclairer leur stade aux couleurs du drapeau national pendant le match.

Gabor Kubatov, le président du plus grand club hongrois, Ferencvaros, a appelé à colorer tous les stades en rouge, blanc et vert, dans un message publié mardi sur Facebook. Une des annexes musicales de l'Opéra d'État de Budapest sera également éclairée.

Selon ce responsable, qui occupe également la vice-présidence du parti Fidesz de Viktor Orban, l'idée répond à une requête de leurs supporteurs ultras face aux provocations de Munich.

En Allemagne, où toute l'affaire est maintenant connue sous le nom de Rainbowgate, plusieurs sites emblématiques de Munich seront parés dans la soirée de couleurs symboliques, de même que plusieurs stades de la Bundesliga.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto avait salué mardi une bonne décision de l'UEFA, qui a refusé de participer à ce qui aurait été une provocation politique envers la Hongrie.

Un gardien de but plonge et stoppe un ballon.

L'équipe hongroise à l'entraînement, mardi, à Munich

Photo : Getty Images / Alexander Hassenstein

Le premier ministre souverainiste Viktor Orban, qui a promis l'instauration d'une nouvelle ère culturelle antilibérale, a durci au fil des ans la législation contre les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres.

La semaine dernière, à quelques heures du coup d'envoi du premier match de l'Euro à Budapest, opposant la Hongrie au Portugal, le Parlement a adopté une loi interdisant la promotion de l'homosexualité auprès des mineurs.

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