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Katerine Savard prête pour les essais canadiens de natation

Elle prend sa respiration pendant sa course.

Katerine Savard aux derniers Jeux panaméricains de 2019

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Katerine Savard participe aux essais canadiens de natation pour tenter de réintégrer l'équipe nationale olympique en vue des Jeux de Tokyo. Ils ont lieu à Toronto du 19 au 23 juin.

Je suis étonnamment assez calme, j’ai assez confiance de ce que j’ai fait à l’entraînement, a-t-elle commencé par dire lors d'une visioconférence organisée vendredi par Natation Canada.

J’ai travaillé fort, je partais de loin dans les dernières années. Je suis fière de moi du chemin que j’ai fait et d’être prête à compétitionner cette fin de semaine.

Ces essais canadiens, ils auraient dû avoir lieu en mars de l'année dernière. Savard avait décidé de recommencer à s'entraîner en espérant se qualifier pour Tokyo.

Les JO et les essais ont été reportés d'un an, ce qui a permis à la nageuse québécoise de s'entraîner et de retrouver sa meilleure forme.

Avec le recul, c'est sûr que ça a été difficile, des hauts et des bas, le report des Jeux et tout, mais je pense que physiquement, ça m'a donné un avantage, affirme-t-elle.

Cette année (de plus), ça a été bénéfique pour moi, l'entraînement que j'ai fait de plus. Et j'ose croire que ça va payer en termes de performance.

Elle s'est entraînée sur 200 m. Et elle tente de se qualifier au relais et au papillon. Elle précise avoir couvert la distance en 1 min 58 s à quelques reprises. Ce qui la rend optimiste.

Je me suis entraînée beaucoup plus pour les 200 à l'entraînement, fait-elle remarquer. Cela m'a donné une base musculaire et une base d'endurance aussi, et je pense que ça va m'aider. Le 200 papillon m'a rendue plus forte.

Le 200 m papillon, je ne l'ai pas couru depuis des années. Mais sur papier, mon meilleur temps est sous le (standard) FINA A, précise-t-elle.

Je ne sais pas nécessairement si je vais le réussir, ajoute-t-elle, prudente. Mais je pense que c'est une des épreuves les plus ouvertes au pays, et si je peux dans cette course-là me servir de mon expérience pour faire une bonne course, ben, je vais m'en servir.

Après une brève retraite sportive de cinq mois en 2018, la nageuse québécoise a fait du cinéma en 2019, ayant le premier rôle dans le deuxième long métrage du cinéaste Pascal Plante, Nadia Butterfly, qui est sorti en 2020.

Un homme avec une caméra pointe vers le bout d'une piscine dans laquelle une nageuse est debout.

Pascal Plante dirige Katerine Savard.

Photo : Maxime Cormier/Némésis Films

Après avoir participé avec succès aux Jeux panaméricains en août 2019, elle a repris l'entraînement en vue des JO de Tokyo un mois plus tard, après son tournage cinématographique. L'athlète de Pont-Rouge de 28 ans a ensuite terminé en 2020 son baccalauréat en enseignement au primaire.

Je pense que c’était bien que je sois en dehors du radar, estime-t-elle. Juste pour mon état mental. Ça m’a donné plus confiance dans l’entraînement que j’ai fait. Ça va être une surprise pour moi et pour les autres de voir ce que je vais faire.

En dehors de la pression qu'elle se met elle-même, Katerine Savard dit avoir retrouvé le plaisir de nager au plus haut niveau. Ces essais seront le test ultime de son ambition de participer à ses troisièmes et derniers JO.

Étonnamment, je suis très calme, j'ai extrêmement confiance dans ce que j'ai fait, ajoute-t-elle. Et je me dis si c'est pas là, ce ne sera plus jamais.

Je suis quand même sereine avec ça, et puis, pour vrai, je me suis entraînée super fort cette année. Ça a été une des années où j'ai eu le plus de plaisir parce que je suis partie de loin, on ne se le cachera pas.

À chaque jour, j'étais capable de voir ma progression. Donc, j'étais super heureuse, et ça m'a donné beaucoup de motivation.

Je suis retournée au niveau où j'étais. Je suis fière de ça.

Une citation de :Katerine Savard, nageuse québécoise, médaillée olympique

Elle ne veut surtout pas penser à la possibilité que son aventure olympique se termine ce week-end aux essais.

Dans mon cœur, j'ai encore l'espoir de pouvoir faire l'équipe et de pouvoir continuer encore un peu, admet-elle. Donc, mon focus est vraiment sur ça, et j'essaie de ne pas y penser parce que dès que les émotions entrent en compte, je sais que ça peut être négatif.

La nageuse Katerine Savard sourit pendant une entrevue au bord d'une piscine.

La nageuse Katerine Savard poursuit sa préparation en vue des Jeux de Tokyo.

Photo : Radio-Canada

Le 200 m libre est prévu dimanche et le 200 m papillon mardi.

Katerine Savard avait remporté la médaille de bronze au relais 4 x 200 m libre aux Jeux olympiques de 2016.

Quatre mois plus tard, elle était devenue, à Windsor, championne du monde en petit bassin au 4 x 200 m libre. En août 2019, elle avait obtenu le titre panaméricain sur la même distance, à Lima, au Pérou.

La nageuse québécoise avait aussi terminé 19e du 200 m papillon aux Jeux olympiques de 2012, quand elle n'était âgée que de 18 ans.

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