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Une ligue de football féminin voit le jour au Québec et en Ontario

Elle tente d'échapper à une adversaire.

Une joueuse du Blitz de Montréal

Photo : Manon Bourgoin Migner

Une ligue de football féminin a été lancée lundi soir à Montréal et prévoit commencer ses activités au printemps 2022.

Pour le moment, la Ligue centrale canadienne de football féminin (LCCFF) compte deux équipes, le Blitz de Montréal et les Capital Rebels d’Ottawa-Gatineau.

Le nouveau circuit souhaite développer quatre nouvelles équipes dans les régions de Québec, de Toronto, de Sudbury et de Sault-Sainte-Marie.

Créé en 2001, le Blitz de Montréal a joué dans des ligues américaines jusqu’en 2017. Depuis ce temps, l’idée d’une ligue canadienne était en développement en collaboration avec Football Québec et Football Ontario.

Le collectif Les Reines, un regroupement d’anciennes joueuses voué à la promotion et au développement du football féminin, est à l'initiative du projet et c’est une ancienne joueuse du Blitz, Andréanne Dupont-Parent, qui sera la première commissaire du nouveau circuit.

Mme Dupont-Parent est reconnaissante de l’appui des fédérations provinciales de football qui semblent s’adapter à la croissance du sport au féminin.

Dans chaque fédération, il y a un vent de changement et c’est pourquoi ce projet a autant de traction, dit-elle.

Ils sont parfaitement conscients que le volet féminin a été laissé de côté pendant plusieurs années et pas appuyé du tout. Il faut qu’un sport puisse donner des opportunités égales aux filles et aux garçons de le pratiquer.

Les mentalités changent. On a leur appui et leur collaboration. C'est à nous de continuer à foncer, ajoute la dynamique commissaire.

Le nombre de footballeuses avec contact n’a pas cessé de croître au cours des dernières années. Elles proviennent du football drapeau, du rugby féminin ou encore d’équipes masculines où l'on retrouve près de 200 joueuses au Québec.

Elles sont souvent de bonnes athlètes qui arrivent d’autres sports, que ce soit le hockey ou le basketball, et qui sont à la recherche de nouveaux défis.

Jusqu’à présent, le recrutement a été plutôt aléatoire d’année en année. La création d’une ligue et d’équipes stables devrait mener à un développement plus constant du football féminin.

On applique un peu la théorie de Kevin Costner dans Field of Dreams.

Build it and they will come, dit la commissaire. Construisez la ligue et les joueuses viendront.

Déjà, le projet suscite de l'intérêt. Andréanne Dupont-Parent souligne l’exemple de Sudbury.

À Sudbury, ils ont fait une petite annonce et, rapidement, ils ont reçu plus de 45 messages très intéressés et une centaine de courriels de joueuses ou d’athlètes provenant d’autres sports qui se sont montrées curieuses.

La LCCFF veut jouer ses matchs au printemps pour pouvoir accéder plus facilement aux terrains que les programmes masculins monopolisent à l’automne, mais aussi parce que ça s’insère mieux dans le calendrier des athlètes qui pratiquent souvent d’autres sports dans le système scolaire.

La ligue est en train de finaliser ses règlements. Comme bien des programmes de football canadien, on se pose la fameuse question : trois ou quatre essais?

La réponse viendra au cours des prochains mois.

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