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Chronique

Marc Bergevin mérite largement le titre de directeur général de l’année

Le directeur général du Canadien, masqué, observe l'action sur la glace.

Marc Bergevin

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Ligue nationale a fait connaître les finalistes au trophée Jim-Gregory remis chaque année au directeur général par excellence. Quand je consulte la courte liste des finalistes, je ne vois pas comment le titre pourrait échapper à Marc Bergevin.

Le DG du CH a pour rivaux Lou Lamoriello, des Islanders de New York, et Bill Zeto, des Panthers de la Floride. Ces messieurs dirigent des formations qui ont nettement progressé en 2021 pour rejoindre l’élite du circuit.

Mais quand on consulte la feuille de route des trois finalistes depuis un an, personne ne s’est même approché du dynamisme et du succès de Bergevin.

Sa création

Le Canadien de Montréal est pour ainsi dire la créature de Marc Bergevin.

Quand l’équipe a disputé son premier match des séries le 20 mai contre Toronto, elle ne comptait que sur quatre joueurs qu'elle avait repêchés : Carey Price, Jake Evans, Brendan Gallagher et Artturi Lehkonen.

On a ajouté Cole Caufield et Jesperi Kotkaniemi à la formation depuis. Alexander Romanov a fait une courte apparition. Blessé, Jake Evans en est sorti. Mais quoi qu'il en soit, l’essentiel de l’équipe a été acquise par Bergevin grâce au marché des joueurs autonomes ou par le biais d'échanges.

Weber, Petry, Chiarot et Edmundson composent le coeur de la défense. Aucun n’a été repêché par le Tricolore. Bergevin a dû patiemment les rassembler. Les actuels défenseurs numéro 5 et 6, Jon Merrill et Erik Gustafsson, sont aussi ses acquisitions.

À l’avant, Suzuki, Toffoli, Danault, Anderson, Armia, Perry, Staal et Byron sont dus à son travail, son audace, sa prise de risques.

Cette équipe-là est la sienne.

Le bon Lou

Le vénérable Lou Lamoriello est en poste à Uniondale depuis 2018. Il y a attiré Jean-Gabriel Pageau. Il a bougé avant les séries en obtenant Kyle Palmieri et Travis Zajac. Mais il est important de souligner que les Islanders de Lamoriello ont entrepris ces séries avec 11 joueurs repêchés par l’équipe, 12 si on ajoute Anders Lee, tenu à l’écart par une blessure. Ça fait beaucoup moins de postes à pourvoir, moins de trous à boucher.

Lamoriello n’a pas eu à rebâtir l’équipe. Et Barry Trotz lui a épargné toute remise en question derrière le banc.

Zito? Vraiment?

Bill Zito est en poste depuis un an. Ses Panthers ont connu une ascension remarquable en 2021. Mais quelle partie du crédit lui revient? Comme Bergevin, il ne compte que sur une poignée de joueurs repêchés par l'équipe. Et elle a été bâtie par ses prédécesseurs. Il a eu l’audace de tendre une perche à Anthony Duclair. Il a ajouté Sam Bennett et Brandon Montour avant les séries. Mais c’est un bien petit pourcentage de sa formation.

C’est davantage vers l’entraîneur Joel Quenneville qu’il faut se tourner, je crois, pour trouver les raisons de cette progression.

Reconnaissance

Le travail de Bergevin doit être reconnu. Le trophée est remis pour la saison 2021, pas pour l’ensemble de l’oeuvre. Et personne n’a fait plus que lui depuis un an pour améliorer son équipe et en corriger les lacunes.

Si le titre lui file entre les mains, c’est que le vote aura eu lieu avant les séries. Parce qu’il faut admettre que sa candidature n’avait pas le même lustre avant que le Tricolore élimine les Leafs de Toronto et les Jets de Winnipeg.

Que ça ne nous empêche pas, ici et maintenant, de reconnaître son mérite.

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