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La Suède contient l'Espagne à l'Euro

Ils se mettent chacun une main au visage en réaction à une action sur le terrain.

L'Espagnol Jordi Alba et le Suédois Mikael Lustig

Photo : Getty Images / Marcelo Del Pozo - Pool

Agence France-Presse

Des promesses, mais pas de buts. Pour son entrée en lice à l'Euro, l'Espagne a offert un soccer séduisant, mais n'a pas réussi à marquer lundi à Séville contre la Suède. Ce match nul de 0-0 pourrait semer le doute dans la tête du sélectionneur Luis Enrique.

La jeune Roja a osé, mais la Suède l'a bridée. Retranchés dans leur moitié de terrain durant l'immense majeure partie de la rencontre, les Blagult (bleu et jaune en suédois) sont parvenus à freiner l'ardeur de cette équipe d'Espagne remaniée et captivante, malgré l'absence de vedettes et de buts.

Les choix tactiques de Luis Enrique feront certainement parler. Pour ce premier match, le sélectionneur espagnol a mis sur le banc le goleador Gerard Moreno, qui a à lui seul 23 buts cette saison en Liga à Villarreal... soit plus que Ferran Torres, Alvaro Morata et Dani Olmo réunis (dans leurs championnats respectifs), les trois attaquants partants et restés muets lundi.

Brillants en première période, plus empruntés après la pause, les Espagnols n'ont pas réussi à marquer pour leurs débuts devant leur public. Cela a fait ressurgir les mauvais souvenirs des éliminations précoces lors de l'Euro de 2016 en France et du Mondial de 2018 en Russie, où elle avait été éliminée dès les huitièmes de finale.

En l'absence des vedettes des deux sélections (les vétérans Sergio Ramos et Zlatan Ibrahimovic n'ont pas été retenus, car blessés, et Sergio Busquets et Dejan Kulusevski sont toujours à l'isolement après leur résultat positif à la COVID-19 la semaine dernière), les jeunes ont pourtant offert de belles promesses.

Pedri, qui a joui d'une grande liberté dans le dispositif espagnol, a par exemple bien combiné avec le capitaine de substitution Jordi Alba à gauche, au sein de ce onze le plus jeune de l'histoire de la Roja dans un Championnat d'Europe.

À 18 ans et 201 jours, le milieu du Barça est devenu lundi le plus jeune joueur de l'histoire de la sélection espagnole à avoir commencé un match dans un grand tournoi international (Euro ou Mondial), battant ainsi le précédent record de précocité détenu par Cesc Fabregas (19 ans et 41 jours contre l'Ukraine lors de la Coupe du monde de 2006).

L'attaquant de 23 ans du RB Leipzig Dani Olmo a aussi eu deux grosses occasions d'ouvrir le score en première mi-temps, d'abord à la reprise d'un centre de Koke stoppé par une parade de la main gauche de Robin Olsen (16e), puis avec cette frappe de loin encore repoussée par le portier suédois de l'AS Roma (45e).

Et autour de ces jeunes, les vétérans n'ont pas déçu. Le milieu de terrain et capitaine de l'Atlético Madrid Koke a été l'Espagnol le plus en vue en première période, avec une frappe du droit non cadrée (23e) et une reprise d'un centre parfait d'Alba qui s'est envolée au-dessus du cadre (29e).

Alvaro Morata a aussi manqué sa plus nette chance de marquer à la 38e. Son ballon enroulé a fui le cadre alors qu'il était seul face au portier suédois. Ces ratés n'ont pas fait tiquer Luis Enrique, assis sur sa glacière à la façon de Marcelo Bielsa en première période, à applaudir et à haranguer ses hommes.

L'Espagne ne s'est fait qu'une seule (et belle!) frayeur, juste avant la pause : l'attaquant du Real Sociedad Alexander Isak a tenté sa chance du droit dans la surface, mais Marcos Llorente a mis son pied sur la ligne pour repousser le ballon sur le poteau, puis dans les bras d'Unai Simon.

Hormis cette alerte, l'Espagne a dominé. La Roja a réussi 419 passes en première période, soit le plus haut total dans les 45 premières minutes d'un match de l'Euro depuis que cette donnée est enregistrée (1980).

Il lui reste à confirmer cette possession, sa marque de fabrique, en buts, samedi face à la Pologne de Robert Lewandowski.

Une première surprise

La Serbie a enregistré une étonnante victoire de 2-1 sur la Pologne à Saint-Pétersbourg, dans le groupe E.

Robert Lewandowski, l'un des joueurs vedettes attendus du tournoi, n'a pas tenu ses promesses. L'attaquant polonais du Bayern de Munich n'a guère brillé.

La Slovaquie a ouvert la marque grâce à Robert Mak, dont le tir repoussé par l'un des poteaux de Wojciech Szczesny a rebondi sur le gardien polonais avant de rentrer dans le but (18e).

Karol Linetty a ramené les deux équipes à égalité en début de seconde période (46e), mais les Polonais ont plié après l'exclusion du milieu de terrain Grzegorz Krychowiak, devenu le premier joueur exclu de cet Euro après un second avertissement.

Le coup de grâce pour la Pologne a été asséné par Milan Skriniar (69e), auteur d'une reprise de 20 mètres qui a donné la victoire à la Slovaquie.

Lewandowski a encore deux matchs pour qualifier son pays pour les huitièmes de finale et justifier son statut naturel de buteur, mais il aura du mal à inscrire le plus beau but de cet Euro.

Un but magistral

La République tchèque l'a emporté 2-0 sur l'Écosse, victoire qui a été marquée par un très beau but, après un lob précis de plus de 50 mètres.

L'attaquant tchèque Patrik Schick a fait un tir qualifié de somptueux, qui recevra peut-être l'honneur d'être le plus beau but de la compétition.

Son tir spectaculaire est retombé directement sous la barre pendant que le gardien écossais, David Marshall, trop avancé et revenu au pas de course, s'empêtrait dans les filets de son but.

Sorti hors de sa surface, Marshall n'a pas pu arrêter la frappe instantanée et déliée de l'attaquant du Bayer Leverkusen, pratiquement de la ligne médiane, après un tir écossais contré. Un but qui portait la marque à 2-0.

Avant la mi-temps, Schick s'était élevé plus haut que Liam Cooper pour ouvrir la marque de la tête à la 42e minute.

La défaite place les Écossais dans une situation déjà très délicate au classement.

Leur prochain match aura lieu vendredi au stade de Wembley, à Londres, contre l'Angleterre, qui a battu la Croatie 1-0 dimanche. Les Écossais voudront éviter la dernière place synonyme d'élimination garantie avant les huitièmes de finale.

Les Tchèques, eux, sont en tête du groupe en raison de la différence de buts. Ils ont fait le plein de confiance dans un stade où ils affronteront Luka Modric et ses coéquipiers, toujours à Glasgow, vendredi.

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