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Christian Eriksen : les Danois critiquent l'UEFA sur la reprise du match

Les coéquipiers d'Eriksen l'entourent pendant qu'une équipe médicale lui porte secours par terre.

Christian Eriksen, 29 ans, a été victime d’un malaise à la 43e minute de la rencontre.

Photo : Reuters / Wolgang Rattay

Agence France-Presse

Le gardien de la sélection danoise Kasper Schmeichel et l'attaquant Martin Braithwaite ont déploré lundi d'avoir eu à choisir si le match Danemark-Finlande de l'Euro devait reprendre au moment où ils étaient encore sous le choc du malaise dramatique de leur coéquipier Christian Eriksen.

Nous avons été mis dans une position où, à titre personnel, je pense que nous n'aurions pas dû être placés, a souligné Schmeichel dans une conférence de presse avec les médias danois à Helsingor, au nord de Copenhague.

Nous avions deux options : soit revenir le lendemain (le dimanche) à midi, soit reprendre le match, a expliqué le gardien de Leicester. Il aurait fallu que quelqu'un de plus haut placé que nous dise que ce n'était pas le moment de prendre une telle décision, et que nous devrions sans doute attendre le lendemain pour décider.

Mais ce qui est arrivé est arrivé, et espérons qu'ils en tirent des enseignements, a-t-il poursuivi, en rendant hommage aux médecins, héros de la soirée. Sur le terrain, la rencontre s'est achevée par la victoire surprise de 1-0 de la Finlande à Copenhague.

Pour l'attaquant Martin Braithwaite, nous aurions aimé avoir une troisième option. Reprendre le match n'était pas un souhait, mais la moins mauvaise des options proposées, a-t-il souligné.

C'était la première fois depuis le spectaculaire et dramatique arrêt cardiaque de Christian Eriksen que des joueurs s'exprimaient devant la presse.

L'émotion était forte, et Braithwaite a lâché quelques larmes.

C'est une expérience brutale de voir un coéquipier et un ami à terre et en souffrance. Évidemment, on est très affectés. Mais il (Eriksen) est parmi nous aujourd'hui et j'en suis très très reconnaissant, a souligné Schmeichel.

L'état de Christian Eriksen à l'hôpital est toujours stable, a expliqué Jakob Hoyer, le directeur de la communication de la fédération danoise.

Les joueurs ont pu échanger avec lui par visioconférence dimanche, et il a également reçu la visite du capitaine Schmeichel à l'hôpital.

Il a dit avec ses mots que nous devrions nous réjouir du match de jeudi (contre la Belgique). Ça veut dire beaucoup, a raconté Pierre-Emile Hojbjerg, qui a manqué un tir de pénalité contre la Finlande après la reprise du match.

Saint-Pétersbourg prise en étau entre l'Euro et la COVID-19

Saint-Pétersbourg va renforcer ses mesures anti-COVID-19 pour tenter d'enrayer une hausse des contaminations.

À partir de jeudi, au lendemain du match Russie-Finlande, plus aucune nourriture ne sera vendue dans les zones réservées aux amateurs et les espaces de restauration et les aires de jeux pour enfants seront fermés dans les centres commerciaux.

Le nombre maximal de clients dans les cinémas passera par ailleurs de 75 % à 50 %, et les restaurants devront fermer entre 2 h et 6 h.

Les personnes participant à des événements publics, y compris ceux qui sont en plein air, auront l'obligation de porter des masques, ajoute-t-on.

De nombreux Russes refusent de se couvrir le visage dans les transports ou les lieux publics.

Lundi, le pays a rapporté 13 721 nouveaux cas, dont 865 à Saint-Pétersbourg, en baisse par rapport au bilan de la veille. Mais la tendance reste à la hausse.

Moscou durement frappée

Moscou a décrété une semaine de congé pour contrer la hausse.

La capitale russe est de loin le pire foyer de l'épidémie en Russie devant Saint-Pétersbourg, qui doit au total accueillir sept matchs de l'Euro, dont un quart de finale.

Ces dernières semaines, les autorités de Saint-Pétersbourg ont ouvert deux nouveaux hôpitaux temporaires pour traiter les malades de la COVID-19.

Au total, la Russie a officiellement recensé plus de 5,2 millions de cas de coronavirus, dont 126 801 décès.

Le pays est l'un des plus touchés par la pandémie, mais la campagne de vaccination lancée en décembre traîne sur fond de méfiance générale de la population.

Depuis décembre, à peine 18 millions de Russes, soit environ 12 % de la population, ont reçu au moins une dose de vaccin, selon les chiffres officiels.

Pas de réserviste dans l'équipe de Suède, touchée par la COVID-19

La Suède a renoncé à mobiliser des réservistes pour l'Euro et garde donc Dejan Kulusevski et Mattias Svanberg, déclarés positifs à la COVID-19.

C'est ce qu'a annoncé lundi l'équipe suédoise, à quelques heures de son entrée en lice contre l'Espagne. Les deux joueurs ne disputeront toutefois pas la rencontre contre l'Espagne.

Après la mise à l'écart, la semaine dernière, des deux joueurs, l'entraîneur Janne Andersson avait appelé jeudi six réservistes dans le groupe pour pallier d'éventuels forfaits liés au virus.

Selon les règles de l'UEFA, l'équipe avait jusqu'à son premier match dans le tournoi pour remplacer librement un joueur en cas de blessure ou de maladie sérieuse attestées médicalement, et les cas de COVID-19 ou les cas contacts en font partie.

Pour son premier match de l'Euro dans le groupe E, la Suède rencontre lundi soir à Séville l'Espagne, qui a connu pareille mésaventure avec la mise à l'isolement début juin de son capitaine Sergio Busquets, lui aussi positif.

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