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Marc-André Fleury retrouve le Canadien sur sa route 11 ans plus tard

Il fixe la caméra intensément.

Le dernier match de Marc-André Fleury face au Canadien remonte au 18 janvier 2020.

Photo : usa today sports / Ron Chenoy

La Presse canadienne

Marc-André Fleury ne garde pas de bons souvenirs de sa dernière confrontation contre le Canadien de Montréal dans les séries.

Fleury et les Penguins de Pittsburgh avaient été victimes du fameux printemps Halak en 2010, s'inclinant en sept matchs devant le gardien slovaque et la formation montréalaise.

Je me souviens que nous avons perdu, c'est tout, a dit Fleury, en visioconférence, samedi.

Le gardien québécois a connu des hauts et des bas au cours de sa carrière par la suite. Il a été écarté par les Penguin avant d'arriver avec les Golden Knights de Vegas. Ces derniers en seront à leur troisième participation aux demi-finales de la Coupe Stanley en quatre saisons d'existence. Ils retrouvent cette fois-ci le CH.

Gionta tente de faire dévier une rondelle derrière Fleury à Pittsburgh.

Le Canadien avait surpris les Penguins lors des séries éliminatoires de 2010.

Photo : Getty Images / Jamie Sabau

L'important, c'est la victoire, a insisté Fleury, aujourd'hui âgé de 36 ans. Le fait de jouer contre le Canadien, j'en entends plus parler avec la famille et les amis, mais je n'en fais pas un plat. C'est comme jouer contre l'Avalanche du Colorado ou le Wild du Minnesota.

D'ailleurs, l'entraîneur-chef Peter DeBoer ne craint pas de voir le gardien être distrait par l'attention médiatique.

À ses débuts, peut-être que ç'aurait été différent, mais on parle d'un joueur d'expérience qui a gagné la Coupe Stanley plus d'une fois, a-t-il rappelé. Je ne suis pas inquiet avec ça. Il est plus que préparé pour ça.

Les Golden Knights comptent sur trois autres Québécois dans leur formation : les attaquants Jonathan Marchessault, 30 ans, William Carrier, 26 ans, et Nicolas Roy, 24 ans.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

Le cadet du groupe était d'ailleurs prêt à reconnaître qu'il s'agissait d'une série un peu plus spéciale, selon lui.

Je ne mentirai pas. C'est l'équipe que je suivais dans ma jeunesse, a admis Roy, qui est natif d'Amos. C'est spécial, mais l'objectif demeure de gagner la Coupe Stanley. Ça, ça ne change pas.

Un meneur et un farceur

Fleury ne voit pas non plus la série contre le Tricolore comme une opposition entre deux gardiens, Carey Price et lui.

Je ne l'affronte pas vraiment. Je pense aux joueurs qui essaient de marquer contre moi, a-t-il rappelé. Carey est excellent et j'ai beaucoup de respect pour lui. Mais en fin de compte, ce sont les Golden Knights contre le Canadien.

Fleury devrait malgré tout se retrouver sous les projecteurs. Le natif de Sorel a connu une excellente campagne, avec une moyenne de 1,98 et un taux d'efficacité de ,928. Il est finaliste pour le trophée Vézina pour la première fois de sa carrière.

Il a également accumulé 26 victoires pour grimper au troisième rang de l'histoire de la Ligue nationale de hockey à ce chapitre avec 492. Seulement Martin Brodeur (691) et Patrick Roy (551) ont plus de victoires à leur fiche.

Cette saison, on dirait qu'il fracasse des records tous les soirs, a déclaré son coéquipier Alec Martinez. C'est un gardien incroyable depuis longtemps. Dans le vestiaire, il est un peu un farceur et il est aussi un homme de famille.

Il sait comment remonter le moral des gars quand ça va mal.

Une citation de :Alec Martinez

Je ne veux pas parler à sa place, mais il est probablement à son meilleur quand il a du plaisir. Il excelle pour communiquer avec les défenseurs et il nous encourage en criant fort quand nous bloquons un tir, a ajouté l'arrière de 33 ans. Il rend ça amusant et c'est peut-être ça qui le rend différent des autres, outre son talent et sa discipline au travail.

Et rien ne ferait plus plaisir à Fleury que d'éliminer le Canadien afin de s'approcher un peu plus du but ultime : une victoire de la Coupe Stanley.

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