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« Nous savons que nous sommes négligés, mais on s'en fout » - Marc Bergevin

Un homme masqué

Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La Presse canadienne

Marc Bergevin a toutes les raisons de sourire ces jours-ci, au moment où l'équipe qu'il a assemblée dans l'espoir de voir le Canadien de Montréal faire un bon bout de chemin en séries se prépare à affronter les Golden Knights de Vegas en demi-finale de la Coupe Stanley.

Le directeur général du Tricolore est toutefois comme ses joueurs, content, mais pas encore rassasié.

Il y a beaucoup d'enthousiasme dans la ville, mais il ne faut pas oublier que nous sommes seulement à mi-chemin, a rappelé Bergevin en vidéoconférence, samedi matin, avant le départ de l'équipe vers Las Vegas. Il y a encore beaucoup de pain sur la planche.

Il avait affirmé au début de la saison que son groupe était à prendre au sérieux.

Le CH a remporté 7 de ses 10 premiers matchs et les joueurs semblaient donner raison à Bergevin. Trois mois plus tard, après la fin de la période des échanges, il avait reconnu que son équipe était parfois difficile à cerner.

Des hauts et des bas ont forcé le DG à effectuer plusieurs changements. Il a montré la sortie à l'entraîneur-chef Claude Julien et à son associé Kirk Muller, ainsi qu'à l'entraîneur des gardiens Stéphane Waite quelques jours plus tard.

Bergevin est aussi allé chercher des renforts pour le groupe sur la patinoire, faisant l'acquisition d'Eric Staal, Jon Merrill et Erik Gustafsson.

Le Canadien a finalement assuré sa participation aux séries éliminatoires avec seulement un match à faire à son calendrier. Il s'est ensuite retrouvé le dos au mur, en retard 1-3 dans sa série de premier tour face aux Maple Leafs de Toronto.

Le Tricolore n'a pas perdu depuis ce temps.

Nous voulons gagner le plus de matchs possible en saison, mais il y a aussi un apprentissage, a souligné Bergevin. Vous faites face à de l'adversité et ça fait durcir la couenne.

Les Golden Knights ont connu une très bonne saison et nous sommes au même point aujourd'hui même si nos cheminements ont été différents.

Si Bergevin était confiant avant le début de la campagne, c'était notamment grâce à ses acquisitions de l'automne. Il avait ajouté à son groupe cinq joueurs ayant déjà remporté la Coupe Stanley.

Il croyait donc que son club était bâti pour les séries. Si ce n'était pas évident de le croire tôt dans la série face aux Maple Leafs, les joueurs lui ont donné raison en enchaînant sept victoires sans jamais être menés pour atteindre les demi-finales.

Quand vous allez chercher des joueurs, parfois ça fonctionne, parfois ça ne fonctionne pas, a insisté Bergevin, humble. Je savais qu'ils étaient des joueurs de caractère. Je l'ai dit lors d'une réunion avant le début de la saison à Toronto, si nous avons amené d'anciens champions, ce n'est pas un accident. Et ça rapporte aujourd'hui.

Nous avons de bons jeunes, mais aussi un groupe de meneurs qui a déjà connu les batailles pour remporter la Coupe Stanley.

Leur message pour les joueurs, et je l'ai vécu moi-même, c'est que ce n'est pas parce que vous êtes en demi-finale cette année que vous serez de retour l'an prochain. C'est un privilège d'être ici et ça peut prendre du temps avant d'y revenir. Il faut donc saisir sa chance et profiter du moment.

Le Canadien ne sera pas le favori contre les Golden Knights, qui ont amassé 23 points que plus que le Tricolore en saison. Mais rendu à ce point-ci, cela ne veut plus dire grand-chose, a conclu Bergevin.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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