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L’Euro s’ouvre avec une victoire de l’Italie

Les gens crient.

Une foule de monde lève les bras et célèbre la victoire de leur équipe sur la piazza del Popolo à Rome.

Photo : AFP / ANDREAS SOLARO

Agence France-Presse

L'Euro a enfin débuté vendredi, à Rome, avec un an de retard et une victoire probante de 3-0 de l'Italie sur la Turquie devant 16 000 spectateurs ravis de la victoire de la Nazionale... mais aussi de retrouver leur place dans les gradins.

Dans un Stadio Olimpico, avec une jauge sanitaire limitée à 25 % de sa capacité, le match d'ouverture entre Italiens et Turcs a été nettement dominé par les joueurs de Roberto Mancini.

Pour leur première compétition internationale en cinq ans – ils avaient raté le Mondial de 2018 –, les Italiens ont étouffé leurs adversaires, mais ils ont dû attendre la deuxième période pour concrétiser leur domination.

Le premier but de cet Euro, tant attendu, n'a toutefois rien eu de flamboyant. C'est le Turc Merih Demiral qui, sur un centre tendu de l'Italien Domenico Berardi, a trompé son propre gardien d'un contrôle de la poitrine (53e).

Ce sont ensuite Ciro Immobile (66e) et Lorenzo Insigne (79e) qui ont étourdi la Turquie et conforté le statut de négligé de cette Italie renaissante, alors que les Azzurri n'avaient jamais, dans leur longue histoire, marqué trois buts dans un match de l'Euro.

Le premier ballon du tournoi avait été apporté au centre du terrain par deux anciennes gloires de la Nazionale, Alessandro Nesta et Francesco Totti. Un ballon baptisé Uniforia, la contraction des mots unité et euphorie, un joli résumé de ce que le tournoi promet.

Le ton a aussi été donné par la spectaculaire cérémonie d'ouverture avec sons et lumières, un défilé d'immenses ballons gonflables sur la pelouse, une interprétation du ténor Andrea Bocelli et une performance virtuelle de Martin Garrix, Bono et The Edge (U2).

Cette liesse à ciel ouvert, dans un stade qui n'avait pas accueilli tant de monde depuis des mois, avait un air de libération dans un continent durement ébranlé par la pandémie.

Malgré cette atmosphère festive, la COVID rôde toujours, un an après avoir provoqué un report inédit de la compétition.

Avant même le tournoi, le virus a déjà touché des sélections participantes, dont l'Espagne et la Suède. Ce vendredi, la Russie a enregistré le cas positif de l'ailier Andrey Mostovoy qui a été aussitôt remplacé.

Dans un entretien à l'AFP, le président de l'UEFA Aleksander Ceferin a d'ailleurs reconnu que ce (n'était) pas un Euro habituel, mais il s'est montré rassurant.

Je ne pense pas que des matchs vont être reportés, les bulles sont vraiment strictes. Bien sûr, on ne sait jamais ce qui peut se passer, mais je suis assez confiant sur le fait que tout va bien se dérouler, a dit le patron du football européen.

Si la menace sanitaire plane jusqu'à la finale le 11 juillet, au stade Wembley de Londres, l'UEFA espère un été de fête dans les tribunes, de Bakou à Rome.

Pour la France, il faudra attendre mardi prochain, et le choc face à l'Allemagne, à Munich, pour voir Kylian Mbappé et autres lancer leur mission, cinq ans après le crève-coeur de la finale perdue à domicile face au Portugal (1-0 a.p.).

D'ici là, l'état de santé des attaquants Antoine Griezmann (contusion au mollet gauche) et Karim Benzema, en béquilles, qui se sont entraînés à part vendredi, fera causer parmi les supporteurs français, dans les bars, les restaurants, ou sur le trajet les menant en Bavière, comme un air de retour à la normale.

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