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Vanessa Gilles et l'équipe nationale féminine prêtes pour ses derniers tests

Elle regarde vers sa droite sur le terrain.

La Franco-Ontarienne Vanessa Gilles compte bien faire sa place avec la sélection nationale en vue de Jeux de Tokyo.

Photo : Getty Images / Catherine Ivill

Pierre-Yves Robert

L'équipe nationale féminine de soccer affrontera celle de la République tchèque pour la première fois de son histoire, vendredi, avant de se mesurer lundi au Brésil à ses deux prochains matchs internationaux, les derniers au programme avant les Jeux de Tokyo.

Les deux rencontres, disputées en Espagne, seront l'occasion pour les joueuses de l'entraîneur-chef Bev Priestman de prouver une dernière fois qu'elles ont leur place dans l'effectif qui s'envolera vers la capitale nippone.

Parmi elles, on retrouve la Franco-Ontarienne Vanessa Gilles, qui évolue pour les Girondins de Bordeaux, dans la Division 1 française. Nouvellement arrivée dans l'équipe nationale, elle compte 5 sélections et 4 titularisations.

Mon expérience au sein de l'équipe canadienne est plutôt nouvelle, mais je prends du plaisir à être dans le groupe, a-t-elle expliqué en visioconférence jeudi. J'ai pu trouver du temps de jeu ces derniers temps, ça m'a aidé en matière de confiance et d'assimilation dans le groupe de pouvoir me montrer en tant que joueuse.

Pleine de confiance, l'équipe féminine veut profiter de ces matchs pour apporter de petits ajustements, tout en se méfiant d'adversaires qu'elle connaît peu. Les Tchèques et les Canadiennes n'ont encore jamais croisé le fer sur la scène internationale.

On s'attend à ce que les Tchèques soient très organisées, qu'elles jouent de façon compacte et avec beaucoup de volonté pour récupérer les ballons, dit Gilles.

Elle et ses coéquipières pourront s'appuyer sur leurs deux dernières victoires par jeu blanc face à l'Angleterre (2-0) et au pays de Galles (3-0).

Entre jeunesse et expérience

Avec de tels résultats, la structure défensive de l'équipe nationale féminine canadienne semble au beau fixe à l'heure actuelle. Mais ces succès sont le résultat d'un travail sur le terrain et hors des lignes, assure Vanessa Gilles.

La joueuse de soccer canadienne botte un ballon.

Vanessa Gilles

Photo : Getty Images / Catherine Ivill

Son rôle de défenseuse lui offre l'occasion de former un duo avec Kadeisha Buchanan ou Shelina Zadorsky, deux piliers de l'équipe. Buchanan compte 101 sélections, tandis que Zadorsky en totalise 71.

Kadeisha est une icône du soccer canadien, avoue Gilles. C'est plaisant de pouvoir jouer non seulement avec elle, mais aussi avec Shelina. J'apprends beaucoup en regardant la paire défensive qu'elles forment. Nous avons tous les trois des styles de jeu différents, qui se complètent bien sur le terrain. Elles m'ont beaucoup aidé à m'acclimater et à me rendre confortable dans le rôle de leader défensif que je veux apporter à l'équipe.

Parlant d'acclimatation, Vanessa Gilles révèle un secret de l'esprit d'équipe soudé qui habite la sélection nationale féminine.

Les joueuses sont très Canadiennes, dans le sens qu'elles sont très accueillantes!

Une citation de :Vanessa Gilles

Que ce soit les vétéranes, les jeunes ou le personnel d'entraîneur, c'est un environnement facile à intégrer, estime-t-elle.

Une saison pleine

Cette année, Vanessa Gilles est l'une des rares joueuses canadiennes a avoir eu la chance de disputer une saison complète, la Division 1 ayant continué ses activités malgré la COVID-19.

La défenseuse des Girondins de Bordeaux a partagé le terrain au quotidien avec la Jamaïcaine Khadija Shaw, qui a terminé meilleure buteuse du championnat avec 22 buts marqués et emmené Bordeaux au 3e rang de la Division 1.

Bandeau consultez Tellement soccer

C'est toutefois le Paris Saint-Germain (PSG) qui est titré cette année avec un seul petit point de plus au classement que l'Olympique Lyonnais (OL), deux clubs où évoluent trois joueuses de la sélection canadienne.

De pouvoir jouer toute l'année m'a aidé en termes de condition physique et de repères sur le terrain, explique Vanessa Gilles.

Elle admet cependant que d'avoir disputé des matchs sans arrêt depuis juin dernier a pu être taxant physiquement pour les joueuses canadiennes qui évolue en France, comme Ashley Lawrence (PSG), Kadeisha Buchanan (OL) ou Jordyn Huitema (PSG). Ce niveau de compétition élevé donne néanmoins un avantage aux Canadiennes, qui ont pu pratiquer leur sport au plus haut niveau malgré la pandémie, estime Vanessa Gilles.

Bientôt : direction Tokyo

Après les deux derniers matchs internationaux, la prochaine compétition au programme de la sélection nationale est la plus importante de toutes : les Jeux de Tokyo. Le Canada affrontera en ouverture du tournoi le Japon le 21 juillet, avant de se mesurer aux autres équipes du groupe E : la Grande-Bretagne et le Chili.

Les Olympiques arrivent bientôt et la pression de performer en équipe est présente, mais on essaie d'aborder la chose sereinement. Personnellement, le plus important est de jouer l'esprit libre et d'aider l'équipe au meilleur de mes capacités à chaque match, ajoute-t-elle.

Pour la suite, Vanessa Gilles ne se fixe qu'un seul objectif : donner tout ce qu'elle peut pour l'équipe nationale.

Le Canada, classé 8e à la FIFA, est non seulement l'un des cinq seuls pays à s'être qualifié pour Tokyo en plus d'avoir participé aux trois Jeux précédents, mais le seul où l'équipe féminine a remporté une médaille lors des deux derniers à Londres (bronze) et à Rio (bronze).

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