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Une Québécoise sur le plus haut sommet du monde

Un homme et une femme avec des nuages à l'arrière

Marie-Pier Desharnais au sommet de l'Everest en compagnie de Nirmal Purja

Photo : Courtoisie/Marie-Pier Desharnais

Geneviève Tardif

Pas de record du monde pour la Québécoise de 35 ans Marie-Pier Desharnais, mais gravir les 8848 mètres du mont Everest reste tout un exploit.

Après deux ans d’attente, une expédition de plus de deux mois et de nombreuses péripéties, elle est maintenant de retour à Katmandou, où elle a été accueillie comme une vraie héroïne avec les membres de son équipe Elite Exped. Elle essaie de se remettre de ses émotions après avoir gravi la plus haute montagne du monde. L’alpiniste serait la huitième Québécoise à avoir réussi un tel exploit.

C'est surréel! J’avais cette vision du sommet dans ma tête. Puis, quand j’étais là, je n’y croyais pas! J’avais tellement d’images, tellement d’émotions et en même temps j’avais juste un blanc, j’étais estomaquée. Puis, c'est en redescendant que j’ai commencé à réaliser ce que je venais de vivre!

Une citation de :Marie-Pier Desharnais

Après avoir atteint l’Everest le 31 mai dernier, elle espérait atteindre le sommet du mont Lhotse le plus rapidement possible et y établir un record mondial féminin pour cette double ascension. Toutefois, les conditions n’étaient pas favorables.

Le chef de l’équipe, Nirmal Purja, m’a dit que le risque d’avalanche était trop élevé. C’est moi qui ai pris la décision, j’ai décidé pour ma sécurité de rebrousser le chemin... Nous aurions dû mieux nous préparer pour le Lhotse en demandant à des gens de préparer le chemin et de fixer des cordes avant mon arrivée, a-t-elle raconté.

Une femme grimpe l'Everest en compagnie de cinq hommes à l'arrière.

Marie-Pier Desharnais en compagnie de son équipe Elite Exped en pleine ascension de l'Everest

Photo : Courtoisie/Marie-Pier Desharnais

Deux cyclones ont engendré des conditions météo très difficiles pendant leur expédition, avec beaucoup de neige et de forts vents. Elle l’a d’ailleurs échappé belle avec son équipe durant l’ascension, puisqu’ils auraient pu se retrouver ensevelis sous la neige en pleine nuit.

Vers la fin de notre séjour, nous débattions si nous devions monter au camp trois ou attendre une journée de plus parce que les conditions météo étaient difficiles, mais on a décidé d’y aller. Cette nuit-là, une avalanche a complètement détruit nos tentes au camp deux! Dieu sait ce qui serait arrivé si on était restés...

Une citation de :Marie-Pier Desharnais

De plus, l’équipe croyait que l’affluence sur la montagne allait être moindre en raison de la COVID, mais c'était le contraire, plus de 400 permis ont été délivrés selon Desharnais, un record.

Ce que j’ai trouvé de difficile et de décevant, c’est à quel point des facteurs politiques ont de l’influence sur une montagne commerciale comme le mont Everest, a mentionné l'alpiniste.

Elle est attachée à une corde.

Marie-Pier Desharnais en pleine ascension du mont Everest

Photo : Courtoisie/Marie-Pier Desharnais

Malgré tout, la grande aventurière est plus déterminée que jamais à réaliser son projet Apex Women, afin de participer activement au mouvement égalitaire des femmes, encore minoritaire en montagne. De gravir le K2, la pièce centrale de son projet, est la prochaine étape.

Elle pourrait devenir la première Québécoise à atteindre le sommet de la montagne la plus dangereuse du monde. Elle prévoyait se diriger vers le Pakistan à la mi-juin, mais l'entrée au pays reste complexe.

Il y a une liste de restrictions. Si tu viens du Népal, tu dois passer trois semaines à l’extérieur du Népal avant d’entrer au pays. On est dans l’attente, je suis prête, je suis acclimatée, a dit l'alpiniste.

La femme aux cheveux foncés porte un manteau avec un capuchon jaune et regarde devant elle.

Marie-Pier Desharnais au Népal

Photo : Marie-Pier Desharnais

Apex Women porte déjà ses fruits puisque plusieurs femmes lui ont écrit depuis son ascension de l’Everest afin de réaliser leur rêve d’atteindre, elles aussi, les plus hauts sommets. Après le K2, elle souhaite grimper le mont Sidley, en Antarctique, en janvier 2022.

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