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Bataille de vétérans pour une place en baseball aux Jeux de Tokyo

Un frappeur de l'équipe canadienne de baseball attend la balle.

Josué Peley

Photo : Facebook Baseball Canada

Le Canada va tenter d'arracher l'une des deux places encore disponibles en baseball aux Jeux olympiques de Tokyo dans un tournoi de qualifications cette semaine en Floride.

Seulement six équipes participeront aux Jeux de Tokyo en baseball.

Une place est naturellement réservée au pays hôte. Le Mexique, la Corée du Sud et Israël se sont qualifiés lors de tournois régionaux.

C’est donc dire que le Canada bataille avec des puissances comme les États-Unis, la République dominicaine et Cuba.

Le Venezuela, la Colombie et Porto Rico participent également au tournoi où une seule équipe obtiendra son billet pour Tokyo.

Les pays qui finiront aux 2e et 3e rangs auront une ultime chance de se qualifier dans un autre tournoi au Mexique.

Dans le groupe B, le Canada doit affronter successivement la Colombie, Cuba et le Venezuela. Au bout de ces trois matchs, les deux meilleures équipes avancent au tour décisif.

La marge de manœuvre est inexistante.

Au sein de l’équipe canadienne, on retrouve un mélange de vétérans et de jeunes espoirs.

Le gérant de l’équipe, Ernie Whitt, pourra notamment compter sur d’anciens lanceurs des ligues majeures comme John Axford, Scott Richmond et Andrew Albers.

Contrairement à ce qui s’est passé lors de compétitions précédentes, le Canada sera privé de plusieurs jeunes joueurs de talent qui n’ont pas été libérés par leur équipe des majeures.

La plupart des espoirs ont perdu une saison à cause de la pandémie et ne peuvent quitter leur gagne-pain pour aller représenter leur pays.

D'anciens des Capitales de Québec à la rescousse

Deux Québécois ont été choisis par Ernie Whitt, les vétérans Jonathan Malo, 37 ans, et Josué Peley, 33 ans.

Les deux anciens coéquipiers des Capitales de Québec n’ont pas joué au baseball professionnel depuis cinq ans, mais sont quand même des baseballeurs à temps plein.

Ils travaillent ensemble à Baseball 360, une entreprise qui vend de l’équipement, mais qui offre aussi des cours de baseball dans ses salles d’entraînement, où l'on retrouve notamment des cages de frappeurs.

Un joueur de baseball de l'équipe du Canada capte la balle.

Jonathan Malo

Photo : Facebook Baseball Canada

Entre enseigner le baseball à des jeunes en sport-études et affronter d'anciens lanceurs des ligues majeures, il y a une marge.

Josué Peley le sait et l’a constaté de visu lors des matchs préparatoires contre les États-Unis.

C’est certain que quand tu n’as pas affronté une balle rapide à 96 ou 97 milles à l’heure, ça fait du bien. Quand j’ai affronté Edwin Jackson qui lançait à 95, 96 milles à l’heure, je me suis dit : "OK, il faut mettre le pied à terre un peu plus vite et il faut être prêt!"

Pour Jonathan Malo, un partant de l'équipe canadienne depuis longtemps, jouer dans un tournoi ne représente pas le même niveau de difficulté que de jouer une saison complète.

Ce n’est pas comme une saison de 160 matchs où tu peux connaître une mauvaise journée. Il faut que tu arrives et que tu gagnes chaque match, chaque manche, chaque lancer. Il faut que tu sois à ton meilleur, dit-il.

Je n’ai pas de problème à jouer des séquences d’une semaine ou deux. Ce serait plus dur de jouer une saison complète et de rester en bonne santé. On ne se le cachera pas, je vais avoir 38 ans en septembre et les bobos arrivent plus vite, conclut le joueur de champ intérieur québécois.

La profondeur des États-Unis

Si le Canada est privé de plusieurs de ses jeunes espoirs en raison de l’année perdue, c’est le cas pour les autres pays aussi.

Les Américains ont un bassin de joueurs tellement vaste qu’ils devraient mieux s’en tirer que les autres, mais ils ont aussi choisi de faire appel à des vétérans.

Dans les matchs préparatoires, les frappeurs canadiens ont pu se mesurer à des lanceurs qui ont passé plus de 10 ans dans les ligues majeures comme Homer Bailey, Edwin Jackson ou David Robertson.

L’ancien des Dodgers Matt Kemp, un joueur qui a accumulé plus de 1000 points produits dans la MLB, patrouille dans le champ extérieur pour les Américains.

Jonathan Malo, qui a passé sept saisons dans l’organisation des Mets, reconnaît que la profondeur des États-Unis peut sembler impressionnante.

Les États-Unis sont arrivés avec cinq ou six gars qui ont joué 10 ans dans les ligues majeures. Ils sont très bien nantis en expérience.

Mais on vient de jouer deux matchs hors-concours contre eux et ça a été très serré, lance-t-il, réjoui. Ça peut aller d’un bord comme de l’autre. Dans ces compétitions, tout le monde peut battre n’importe qui.

En revêtant l'uniforme canadien, Josué Peley boucle la boucle.

Comme Malo, il a roulé sa bosse dans le baseball affilié, avant de s’établir à Québec avec les Capitales. Il n’avait pas porté l’uniforme canadien depuis un passage avec l’équipe junior, il y a 15 ans.

Depuis ce temps, il a notamment passé trois saisons au sein du personnel des Blue Jays, ce qui lui a fait réaliser son rêve d'atteindre les ligues majeures.

Mercredi, son sport pourrait lui faire vivre un autre beau moment.

Moi, je suis né au Venezuela. J’ai déménagé à l’âge de 10 ans. Ça va être quelque chose de cool et d’émouvant de les affronter. Ça va me faire quelque chose au cœur de jouer contre ma patrie, mon pays d'origine, dit-il.

Et, qui sait, peut-être pourra-t-il frapper un coup sûr contre l’ancien des Tigers de Détroit Anibal Sanchez et ainsi envoyer le Canada aux Jeux de Tokyo.

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