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Bruno Labelle s'acclimate à la NFL

Il capte une passe lors d'une séance d'entraînement des Cardinals de l'Arizona.

Bruno Labelle

Photo : The Canadian Press / Derrick Spencer

Trois Québécois aux parcours bien différents font leurs premiers pas dans le grand monde de la NFL depuis quelques semaines.

Si Benjamin St-Juste a eu le privilège d’être repêché par l’équipe de Washington, Bruno Labelle et Pier-Olivier Lestage ont signé des contrats de joueurs autonomes avec les Cardinals de l’Arizona et les Seahawks de Seattle.

Le joueur autonome qui arrive du football universitaire n’a pas le choix de se surpasser pour impressionner de nouveaux patrons à chaque occasion qui se présente.

Pour un ailier rapproché comme Bruno Labelle, dont la spécialité est d’ouvrir le chemin lors des jeux au sol, ces occasions peuvent être rares, du moins jusqu’au véritable camp qui ne s’amorce qu’au mois d’août.

Pour le moment, l’accent est mis sur l’entraînement physique et sur l’apprentissage du livre de jeux.

C’est sûr que, quand on va mettre les pads et qu’on va arriver au camp d'entraînement, ça va être une meilleure opportunité pour moi de montrer ce que je peux faire, reconnaît Labelle, un ancien des Nomades du Collège Montmorency.

Le solide gaillard de 1,93 m et 112 kg (6 pi, 4 po, 247 lb) a l’avantage d’être passé par le système universitaire américain, où les footballeurs sont déjà traités comme des professionnels. Il n’est donc pas ébloui par l’envergure d’une équipe de la NFL.

C'est sûr qu’on est extrêmement bien traités, mais j’étais très bien traité à l’Université de Cincinnati pendant cinq ans, souligne-t-il.

Et comme les vétérans ne sont pas encore arrivés en masse aux installations de l'Arizona, Bruno Labelle se retrouve avec beaucoup d’athlètes qui, comme lui, cherchent à impressionner pour s’établir avec les Cardinals. L'athlète de la Rive-Nord estime que l’adaptation se passe plutôt bien pour le moment.

Comme dans n’importe quel nouvel environnement, je pense que ça prend un peu de temps pour s'adapter. Mais je ne pense pas être dépaysé plus qu’il ne le faut. Je me sens à ma place et je suis content de ma progression depuis que je suis arrivé, dit-il.

Il n’a pas eu encore de moment où la magnitude de ce qui lui arrive l’a frappé de plein fouet. La transition semble se passer en douceur.

C’est sûr que ça va me frapper, mais le moment n’est pas encore arrivé.

Peut-être que ça surviendra au camp lorsqu'il devra tenter de bloquer J.J. Watt, la grosse acquisition des Cardinals en défense cette année.

L’objectif ultime est naturellement de se faire une place dans la formation de 53 joueurs, dont 46 revêtent l’uniforme chaque semaine.

Sinon, il y a l’équipe de réserve, formée de 10 joueurs qui reçoivent un salaire moindre, soit 9200 $ US par semaine.

L’année dernière, les Cardinals avaient souvent trois ailiers rapprochés dans la formation pour les matchs. Ils en ont déjà sept sous contrat.

Ils n’ont pas repêché de joueurs à cette position. Mais en plus de Labelle, l'équipe a aussi embauché un autre joueur autonome à la même position, Cary Angeline, de l'Université North Carolina State.

Labelle et Angeline portent respectivement les numéros 82 et 86, de vrais numéros de receveurs de passes. C’est peut-être un indice que l’équipe leur donnera une véritable chance de se faire une place.

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