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Enfin, un tournoi pour les hockeyeuses de l'équipe canadienne

Sarah Nurse et Natalie Spooner se félicitent après un but marqué.

Sarah Nurse et Natalie Spooner de l'équipe canadienne

Photo : Associated Press / Antti Aimo-Koivisto

La Presse canadienne

Plusieurs joueuses de l'équipe canadienne participeront au tournoi de la Secret Cup, qui commence lundi à Calgary. Le soulagement est palpable chez les joueuses.

L'annulation du Championnat du monde de hockey féminin en Nouvelle-Écosse en 2021 a privé les athlètes de compétition et a été source de découragement, voire de colère.

C'est fou de penser que nous sommes restées presque un an et demi sans jouer en compétition, a expliqué l'attaquante Rebecca Johnson, de Sudbury, deux fois médaillée d'or olympique.

Le hockey féminin a vécu des moments frustrants dans la dernière année, admet l'Ontarienne. Nous sommes juste contentes de pouvoir disputer des matchs. Ce qui se passe en ce moment est assez étrange, alors nous voulons tirer le maximum de ce tournoi organisé par l’Association des joueuses professionnelles de hockey (PWHPA).

Trois joueuses souriantes portant le chandail de l'Association des joueuses professionnelles de hockey (PWHPA)

L'Association des joueuses professionnelles de hockey (PWHPA)

Photo : PWHPA

La PWHPA, qui est née après la mort de la Ligue canadienne de hockey il y a deux ans, a organisé des tournois et des matchs dans le cadre du Dream Gap Tour en 2019-2020 avant que la pandémie ne vienne arrêter le sport et les voyages.

Les restrictions sanitaires strictes partout au Canada ont rendu difficile l’organisation par la PWHPA de matchs et de tournois au pays en 2020-2021, mais il y en a eu quelques-uns aux États-Unis.

Nous n'avons pas oublié les joueuses canadiennes, a dit Jayna Hefford, membre du Temple de la renommée, et responsable consultante des opérations de la PWHPA.

Cela a été vraiment difficile au Canada. Bon nombre des joueuses et des équipes n'ont pas pu s'entraîner depuis novembre, fait-elle remarquer. C'est enthousiasmant pour nous de permettre aux joueuses de retourner à la compétition.

Les autorités sanitaires de l'Alberta ont approuvé le plan de la PWHPA, qui comprend les protocoles de Hockey Canada utilisés cette année au Championnat du monde junior, ainsi qu’aux camps d’entraînement des équipes canadiennes de hockey féminin et de para hockey en Alberta.

Une équipe de hockey féminin prend la pose sur une affiche de la Secret Cup (version américaine) organisée par la PWHPA

La Secret Cup (version américaine) organisée par la PWHPA

Photo : PWHPA

Les quatre premiers matchs seront disputés au Sportsplex Seven Chiefs de la réserve indienne Tsuut'ina Nation 145. Les trois derniers seront joués au Saddledome en partenariat avec les Flames de Calgary de la LNH. Les sept matchs seront télédiffusés.

Ça a été un véritable tourbillon et le hockey féminin a souffert ces deux dernières années, a expliqué la défenseure Renata Fast, de Burlington. Cela a été vraiment difficile, mais je pense qu’il y a toujours un bel élan en notre faveur.

Même si nous n’avons pas joué, ce qui nous a fait mal, je pense qu'il y a beaucoup d'espoir et d'optimisme, affirme l'athlète ontarienne. L’avenir s’annonce brillant, mais il nous faut jouer.

Quand le Championnat du monde 2021 a été brusquement annulé par la Nouvelle-Écosse en avril, Sarah Nurse s’est demandé si elle était encore une joueuse de hockey de haut niveau, car elle n’avait pas joué depuis des mois.

Nous allons enfin pouvoir retourner à la compétition, explique-t-elle. C’est quelque chose que nous voulions faire depuis plus d'un an.

Il est vraiment crucial pour nous d'avoir de la visibilité

Une citation de :Sarah Nurse, membre de l'équipe nationale de hockey féminin

C'est important pour notre développement personnel, estime-t-elle, car après avoir été sans compétition pendant un an, ça affecte votre jeu et votre développement.

Nous avons toutes dû être assez fortes et résilientes mentalement, note Sarah Nurse, et être très disciplinées à l’entraînement au cours de la dernière année.

Les équipes seront composées de joueuses de l'équipe nationale qui ont pu participer à trois camps d’entraînement depuis janvier, et de joueuses qui ont eu moins d'occasions de pratiquer leur sport cet hiver.

Espérons que c'est comme le vélo, a expliqué l'attaquante Natalie Spooner, membre de l’équipe nationale. Qu’on va pouvoir reprendre là où on a laissé. L’annulation des mondiaux en avril nous a fait mal, la déception a été difficile à digérer.

Nous devons continuer à croire en nous-mêmes, a conclu la Torontoise, et croire en ce que nous proposons, c'est un produit que les gens veulent regarder.

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