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Quels joueurs du Canadien ont eu le plus d’impact dans les moments clés?

Il exulte après un but.

Brendan Gallagher

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Radio-Canada

Le Canadien a-t-il progressé en 2020-2021? Viendra le bilan officiel lorsque l'équipe aura terminé son parcours dans les séries éliminatoires. Une victoire surprise sur les Maple Leafs de Toronto amènerait probablement un vent de satisfaction au sein de l'organisation et des partisans. Il est par contre dangereux de se fier uniquement à un si faible échantillon. Nous laisserons le soin aux analystes de procéder à la micro-analyse des séries.

Un texte d'Alain Usereau

Ici, il sera question uniquement de la saison, dans une analyse statistique sommaire des joueurs et de l'équipe, selon des critères qui aident le groupe à gagner à long terme.

Commençons par l'évaluation individuelle, calculée en fonction des situations importantes, principalement le jeu à 5 contre 5. La corrélation entre le succès d'une équipe à long terme et le jeu à 5 contre 5 est sans équivoque. Il s'agit par la suite d'évaluer chacun des buts selon la situation, c'est-à-dire le moment du match et le pointage. Exemple : un but égalisateur en milieu de troisième période va augmenter d'environ 40 % l'espérance (ou la moyenne) de points d'une équipe, ce qui en fait l’un des plus payants, plus qu'un but qui donne une avance.

En compilant tous ces buts et leur importance, on peut établir un coefficient nous donnant un aperçu de l'apport d'un joueur dans les moments clés. Ce coefficient représente la probabilité de gagner avant et après le but.

Maintenant, qui cette année mérite le titre du joueur ayant le plus contribué à la victoire du CH?

  1. Gallagher : 1,90
  2. Armia : 1,84
  3. Kulak : 1,48
  4. Byron : 1,02
  5. Mete : 0,99
  6. Edmundson : 0,52
  7. Kotkaniemi : 0,39
  8. Danault : 0,35
  9. Gustafsson : 0,28
  10. Romanov : 0,13
  11. Lehkonen : -0,05
  12. Belzile : -0,09
  13. Evans : -0,16
  14. Ouellet : -0,58
  15. Caufield : -0,66
  16. Frolik : -0,74
  17. Toffoli : -0,89
  18. Tatar : -0,90
  19. Perry : -1,06
  20. Petry : -1,11
  21. Suzuki : -1,19
  22. Weber : -1,62
  23. Anderson : -1,74
  24. Drouin : -2,13
  25. Merrill : -2,21
  26. Chariot : -2,30
  27. Staal : -2,31

Brendan Gallagher, sans surprise aux yeux de plusieurs observateurs, devrait être le joueur de l'année selon cette évaluation.

Force est d'admettre que Phillip Danault, qui était parmi les meneurs de toute la ligue après le mois de mars, a souffert de l'absence de ses deux ailiers et aussi d'avoir affronté Connor McDavid et Auston Matthews.

Parmi les cinq premiers du Canadien, on retrouve Joel Armia au 2e rang, suivi de Brett Kulak, qu'on a jumelé à plusieurs partenaires en défense, mais qui a certes eu une contribution positive.

Paul Byron et Victor Mete sont des cas intéressants. Depuis qu'il est à Montréal, Byron a généralement obtenu une bonne note dans ce classement. À l'instar de Kulak, il a souvent servi de dépanneur pour pallier l'absence de blessés et s'est révélé un excellent soldat.

Il patine vers la rondelle.

Paul Byron

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Le cas Victor Mete est fort intrigant. À ses deux premières saisons avec le Tricolore, il a obtenu la meilleure note parmi les défenseurs. À souligner que son partenaire principal a été Shea Weber au cours de ces deux saisons, ce qui signifie que ses responsabilités étaient élevées. D'ailleurs, Weber a toujours mieux paru avec des défenseurs rapides et habiles avec la rondelle, ce qui était le cas à Nashville.

Quant à Mete, il était clair que son avenir était ailleurs dès le début de la saison et sa fin de saison à Ottawa laisse entrevoir plus de responsabilités avec cette équipe.

Sur une note moins heureuse, Jeff Petry termine avec une cote négative. Oui, il a de bonnes statistiques offensives avec quatre saisons de suite de plus de 40 points. Mais selon les critères établis ici, plusieurs de ces points sont ce qu'on appelle des points vides, dans des contextes qui n'augmentent pas de façon significative la probabilité de l'équipe de gagner.

Si on parle de déception quant aux attentes, on peut certes parler de Josh Anderson. Il y a deux ans, il figurait parmi les meilleurs ailiers de la ligue dans ce classement. On le dit taillé pour les séries, ce sera pour lui une occasion de se reprendre.

Finalement, on peut établir que les acquisitions d'Eric Staal et de Jon Merrill n'ont pas aidé la cause de l'équipe avec des notes aussi basses dans un laps de temps aussi court!

Évaluation de l’équipe

Sur le plan collectif, l'équipe s'est-elle améliorée depuis l'an dernier? L'évaluation à 5 contre 5 est encore l'un des principaux critères. Cette saison, le CH a terminé positivement avec 106 buts pour et 103 contre. La saison précédente, le différentiel était de +5. On peut pratiquement parler du statu quo.

Le deuxième critère sur lequel on peut se fier, ce sont les matchs avec des écarts de trois buts et plus. Le réputé Bill James, qui a contribué à l'évolution des statistiques au baseball dans les années 1980 et 1990, avait établi que les matchs se terminant avec de grands écarts étaient davantage un reflet de la valeur d'une équipe que les matchs serrés, souvent déterminés par des facteurs hors de contrôle des équipes. Cette théorie vaut aussi pour le hockey. À cet égard, le Canadien a régressé cette saison avec un dossier de 8-11. L'an dernier, il avait inscrit 12 gains contre 9 revers.

Matthews, joueur de l’année

Dans la Ligue nationale, le joueur de l'année est Auston Matthews. Il a connu des mois d'avril et de mai du tonnerre et sa cote finale s'est établie à 5,11, ce qui est exceptionnel.

Un joueur tente de déjouer un gardien.

Auston Matthews devant Carey Price

Photo : Graham Hughes

Qui plus est, deux défenseurs des Leafs se sont révélés parmi les plus efficaces, soit Jake Muzzin (qui était fort efficace avec les Kings) et TJ Brodie. Et ils ne jouent même pas ensemble.

Très bonne note aussi pour Charlie McAvoy, qui a formé l’un des meilleurs duos de la LNH avec Matt Grzelcyk, et Nino Niederreiter.

Grosse commande pour le CH

Quelles sont les perspectives des Montréalais contre les Torontois dans les séries? Soyons honnêtes, les Leafs sont beaucoup mieux équipés que le Canadien. Si on revient aux statistiques d'équipe, ils ont conclu la saison avec un différentiel de +38 à 5 contre 5. De plus, leur dossier avec un écart de trois buts et plus a été de 11 victoires en 15 matchs. L'équipe a de plus un avantage net dans les deux positions les plus importantes : centre (Matthews et Tavares) et défenseur (Rielly, Brodie, Muzzin).

Carey Price? Il ne pourra faire la différence si son équipe ne joue pas bien devant lui.

Gros plan du visage d'un gardien.

Carey Price

Photo : Minas Panagiotakis

Les observateurs qui donnent une chance au Canadien insistent sur le fait que les matchs devront être serrés. C'est le discours tenu dans la très grande majorité des équipes négligées. Comme indiqué plus tôt, l'issue d'un match serré est plus aléatoire qu'un match à grands écarts. C'est probablement la meilleure chance, dans tous les sens du mot, du Bleu-blanc-rouge.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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