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Connor McDavid, cette machine à points : retour sur une saison épique

Gros plan sur un joueur de hockey, qui fixe le néant, pendant un arrêt de jeu.

Connor McDavid

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Alexandre Coupal

Le centre étoile des Oilers d’Edmonton Connor McDavid vient de boucler la 25e saison de l'histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH) pour la moyenne de points par match. L’exploit ne vous impressionne pas? Blâmez Wayne Gretzky. Et aussi Mario Lemieux.

À 11 reprises, Gretzky a connu une production supérieure à celle de McDavid, dont la meilleure récolte de points par match de l’histoire en 1983-1984. Il en avait alors amassé 205 en 74 matchs pour une moyenne de 2,77, le standard ultime.

Six fois, Mario Lemieux a lui aussi fait mieux que McDavid. La saison 1992-1993 est son chef-d'œuvre en la matière avec 160 points en 60 matchs, pour une moyenne de 2,67 par match.

Cette année, McDavid a engrangé 105 points en 56 matchs, ce qui lui confère une moyenne de 1,88.

Commençons donc notre travail de mise en perspective. Exit Gretzky et Lemieux. Et soudain, il ne reste que cinq joueurs qui ont fait mieux. À une autre époque, bien sûr.

La troisième saison de l’histoire appartient à Bill Cowley. En 1943-1944, il avait réussi une campagne exceptionnelle de 71 points en 36 matchs pour une moyenne de 1,97. Il s’agissait presque du double de la moyenne de la carrière de ce hockeyeur de Bristol, en Outaouais, né en 1912, et qui a joué toute sa carrière avec les Bruins.

Les trois autres sont davantage connus :

  • Phil Esposito, 1,95 point par match en 1970-1971;
  • Steve Yzerman, 1,94 point par match en 1988-1989;
  • Bernie Nicholls, 1,90 point par match la 1988-1989;
  • Adam Oates 1,89 point par match en 1990-1991.

En franchissant la barre des 100 points, McDavid est devenu le premier depuis sa naissance à le faire en 53 matchs ou moins.

Ce faisant, il enregistrait la quatrième saison de 100 points de sa carrière. Il est le troisième joueur actif à en compter quatre avant l'âge de 25 ans. Sidney Crosby, des Penguins de Pittsburgh, et Alexander Ovechkin, des Capitals de Washington, sont les deux autres.

Il s’agit ici de la meilleure récolte de points par match du millénaire, devant celle de Mario Lemieux, encore lui, en 2000-2001. Le Magnifique avait réussi 76 points en 43 matchs, pour une moyenne de 1,77.

Si on veut comparer McDavid à un de ses contemporains, on tombe évidemment sur Sidney Crosby, qui en 2010-2011 avait totalisé 66 points en 41 matchs, pour 1,61 point par match.

Est-ce possible de battre Wayne Gretzky et Mario Lemieux au petit jeu du grand livre des records? La réponse est non. On peut seulement s’en approcher, et c’est ce que McDavid a également fait dans une autre colonne, celle des matchs de plus d'un point.

L'attaquant des Oilers a connu cette année 33 matchs du genre, sur une saison de 56 rencontres, pour une moyenne de 0,589. Il n’y a personne d’autre entre McDavid et ces deux légendes, outre Steve Yzerman, qui a réussi 48 matchs de plusieurs points sur une saison de 80, en 1988-1989, pour 0,6 en moyenne.

Ça y était presque pour Matthews

Parce qu’il a été blanchi dans son tout dernier match, l'attaquant des Maple Leafs Auston Matthews est passé à quelques décimales du titre de la saison du millénaire pour la moyenne de buts par match. S’il avait marqué, ou s’il avait sauté son tour, il aurait mieux fait que 0,79, performance de 2007-2008 d'Ovechkin. Le Russe avait alors marqué 65 buts sur une saison complète de 82 matchs.

Le centre américain a finalement arrêté son compteur à 41 buts en 52 matchs, pour une moyenne de 0,788. Celle d'Ovechkin est de 0,792. Oui, on parle ici de quatre millièmes.

Gros plan d'un joueur souriant

Auston Matthews a réussi 41 buts en 52 matchs cette saison.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Et même à Montréal

Pendant la saison, plusieurs observateurs ont projeté ce qu’aurait été la production de buts de Tyler Toffoli sur un calendrier normal de 82 matchs. Le Canadien aurait alors eu un marqueur de 44 buts, quand personne n’a atteint la barre des 40 depuis Vincent Damphousse en 1993-1994.

Bien que l’exercice ne s'applique qu’à l'histoire du CH, ici aussi, la moyenne de buts par match permet de mettre tout le monde au même niveau. Avec 28 buts en 52 matchs, l’ailier montre une moyenne de 0,54 but. C’est bon pour le 97e rang dans l'histoire de l’équipe, dont le classement est dominé par Ryan Poehling et son irrésistible moyenne de 3, lorsqu’il a marqué trois buts dans le seul match qu’il a joué en 2018-2019. Si on fait abstraction de ce résultat, le bon sens nous ordonne de le faire, Tyler Toffoli présente lui aussi la meilleure saison du millénaire pour la moyenne de buts par match à Montréal. Il coiffe par un centième Max Pacioretty qui, en 2013-2014, avait maintenu un rendement de 0,53.

Il jette un regard vers la caméra lors d'un arrêt de jeu.

Tyler Toffoli

Photo : usa today sports / Eric Bolte

Cette saison était particulière pour tellement de raisons. Si on ne peut savoir si ses particularités ont eu un impact sur les performances mentionnées ici, les chiffres montrent que nous avons eu sous les yeux des performances uniques en une génération.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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