•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cendrine Browne veut aider à former la prochaine génération d'entraîneuses

Elle s'élance devant un paysage de forêts et de montagnes enneigées.

Cendrine Browne lors d'une compétition en Allemagne en mars dernier.

Photo : Getty Images / Matthias Hangst

Cendrine Browne a maintenant l’esprit tranquille : sa place dans l’équipe nationale de ski de fond est garantie. L’athlète de 27 ans a reçu la confirmation de sa fédération le mois dernier, après un nouveau calcul du système de qualification. Elle sera ainsi de l’aventure olympique en 2022.

Habituellement, Nordiq Canada regarde seulement les points gagnés en Coupe du monde, raconte-t-elle. Ils ont revu leur méthode cette année pour aussi prendre en considération ceux obtenus lors des Championnats du monde.

Avec cette modification au règlement, Browne se qualifiait aisément au sein du groupe. Elle a connu une excellente saison, de son propre aveu, enchaînant les bons résultats. J’ai terminé plusieurs fois dans les tops 30. Je me considère en ce moment au sommet de ma forme.

Cette sélection vient également avec un brevet de Sport Canada, un soutien financier qui lui permettra de se concentrer sur son sport. Elle a même d’ailleurs déjà recommencé l’entraînement sur ski à roulettes.

Et avec la tête maintenant dégagée de ces préoccupations, la fondeuse peut aussi s’investir dans un autre projet, le programme Féminaction, qu’elle a mis en place avec sa partenaire d’entraînement Laura Leclair.

L’idée est d’offrir aux filles un environnement où s’entraider, où elles peuvent tisser des liens.

Une citation de :Cendrine Browne

L’objectif est de préparer la relève dans le sport amateur féminin. Mais les deux jeunes femmes ne veulent pas nécessairement former les championnes olympiques de demain.

Elles souhaitent simplement s’assurer que les jeunes fondeuses de la province y trouvent leur compte, que ce soit sur les pistes ou en marge de celles-ci.

Les jeunes filles en ski de fond abandonnent trop souvent leur sport, fait valoir Cendrine Browne. Notre sport est fait comme ça, il y a beaucoup de barèmes. Si tu n’es pas arrivée à un standard rendu à un certain âge, c’est comme s’il n’y avait plus de place pour toi. On veut changer ça.

Des jeunes femmes font du ski de fond à roulettes l'été.

Le premier camp de Féminaction s'est déroulé en 2020.

Photo : Courtoisie / Féminaction

Cendrine Browne souhaite surtout régler un problème de rétention dans un sport où les athlètes se développent souvent tardivement.

Le ski de fond n’a pas les moyens de se priver de la passion de jeunes athlètes, estime-t-elle. Pour la nourrir, des camps seront organisés dans les prochains mois. On a eu un premier événement très réussi, l’an dernier. On va en tenir deux autres cet été.

Cendrine Browne et Laura Leclair souhaitent d’ailleurs attirer autant des jeunes que des vétérans à leur prochain camp en juillet. Il y a d’autres avenues que l’international en ski de fond. On aimerait aussi faire connaître les différentes options d’après-carrière.

Par exemple, on va expliquer dans les camps les bases du coaching. Puis, on va demander aux participantes de mettre en pratique ce qu’elles ont appris dans leur club. On espère que ça crée un effet domino!

Une citation de :Cendrine Browne

Celle qui étudie en intervention sportive à l’Université Laval remarque qu’il y a très peu d’entraîneuses dans le sport amateur au Québec. Quand on est athlète, on sait c’est quoi être athlète, mais c’est tout. On ne nous montre pas l’aspect coaching. Il faut faire découvrir ces avenues-là.

Une manière de donner la piqûre du coaching aux jeunes femmes, pour qu’elles puissent continuer à contribuer à leur milieu. Même si tu ne perces pas à l’international, ça ne veut pas dire qu’on n'a pas besoin de toi et de tes habiletés, mentionne l’athlète olympique. Le ski de fond est également un loisir populaire au Québec, qui nécessite parfois l'appui de nombreux bénévoles.

Notre entraîneur Louis Bouchard nous a aussi fait remarquer que le manque d'entraîneuses s'est généralisé au Québec. On aimerait donc élargir le programme vers d’autres sports, conclut-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !