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Le collectif plutôt que l'ego au CF Montréal

Le milieu de terrain pousse le ballon devant lui, alors qu'il est poursuivi par un joueur de Miami.

Samuel Piette tente de se sauver de Blaise Matuidi de l'Inter Miami lors de la victoire de 2-0 du CF Montréal.

Photo : AP / Lynne Sladky

Le début de saison du CF Montréal illustre bien ce que disait l’entraîneur Wilfried Nancy à la fin du camp d’entraînement quand il vantait la profondeur et la diversité de son équipe.

Après Mason Toye lors des deux premiers matchs de la saison, c’est Bjorn Johnsen qui a trouvé le fond du filet deux fois pour donner la victoire au CF Montréal contre Miami mercredi soir.

L’équipe montréalaise a marqué huit buts en cinq matchs et six joueurs ont déjà trouvé le fond du filet.

L’an dernier, l’équipe qu’on appelait l’Impact avait également inscrit huit buts, mais seulement trois joueurs avaient été récompensés pour leurs efforts.

Selon Samuel Piette, la profondeur de l’équipe peut faire toute la différence.

C’est la beauté de l’équipe. On est capables de faire des rotations et de savoir que le niveau de jeu ne baisse pas. C’est encourageant pour nous les joueurs et, surtout, pour le staff (les entraîneurs).

Mais, évidemment, ça leur pose des problèmes parce qu’on ne peut mettre que 11 joueurs sur le terrain. Je pense que c’est un beau problème pour eux, ajoute le milieu de terrain montréalais.

Le défenseur latéral Clément Bayiha vient d’obtenir deux départs consécutifs et a joué un premier match complet depuis septembre 2019.

Il se veut un appui solide derrière Zachary Brault-Guillard. Les deux jeunes hommes n’ont que 22 ans et aucun n’a intérêt à passer trop de temps sur le banc.

Bayiha, qui est arrivé à l’Académie de l’Impact à 16 ans, profite de la distribution du temps de jeu effectué par le nouveau personnel d’entraîneurs.

Je pense que chez les jeunes joueurs, tout le monde est content que le coach fasse une rotation. On est capables d’avoir des minutes de jeu et, comme ça, on peut montrer ce qu’on est capables de faire.

Une équipe sous-estimée

Avant le début de la saison, peu de gens voyaient le CF Montréal connaître du succès, surtout pas en commençant. On parlait d’une équipe jeune qui venait de subir de nombreux changements.

Sur le site de la MLS, 11 collaborateurs ont été sondés et 8 plaçaient Montréal au dernier rang dans l'Est.

Samuel Piette comprend ce pessimisme, mais ne le partage pas.

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de gros noms, de champions du monde, etc., qu’on n’est pas une bonne équipe. Au contraire, je pense que c’est ce qui fait notre force, d’avoir plein de joueurs qui sont humbles, qui veulent travailler, qui veulent prouver ce qu’ils sont capables de faire.

Cette année, on n’a pas vraiment de gros ego, de joueurs individualistes qui ne pensent qu’à eux-mêmes.

Et, pour illustrer son propos, le capitaine souligne l’apport de Romell Quioto, meilleur buteur de l’équipe l’an dernier.

Je pense à Romell, qui a un but depuis le début de la saison. Par contre, c’est lui qui assiste sur le but de Bjorn (Johnsen), c’est lui qui assiste sur le but Mason Toye contre Nashville.

C’est pas quelqu’un qui, après le match, s’il n’a pas marqué, ne sera pas content. Il est content parce qu’on a gagné et parce qu’il a apporté ce que le coaching staff voulait.

C’est la beauté de cette équipe-là. Nos succès ne retombent pas sur les épaules d’une seule personne, mais plutôt sur le collectif.

Une citation de :Samuel Piette

La tâche de l’entraîneur Wilfried Nancy sera donc de garder tout son monde heureux et de s’assurer que tous restent bien concentrés sur le travail collectif.

Jusqu’ici, ça fonctionne au-delà des attentes de plusieurs.

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