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Bientôt des mesures concrètes pour la diversité au hockey

Matthew Dumba, de l'Alliance pour la diversité au hockey (HDA) et joueur du Wild du Minnesota, s'agenouille pendant l'hymne américain avant le match entre les Blackhawks et les Oilers. Malcolm Subban, des Blackhawks, et Darnell Nurse, des Oilers, posent une main sur ses épaules.

La LNH, par l'entremise de l'Alliance pour la diversité dans le hockey (HDA), a emboîté le pas au mouvement entamé par les joueurs de la NBA.

Photo : Getty Images / Jeff Vinnick

Il y a eu de forts symboles récemment. Un trio constitué entièrement de joueurs noirs avec le Lightning, vraisemblablement une première dans la LNH. C’était aussi arrivé dans la Ligue américaine deux mois plus tôt. Mais pour l’instant, ces moments ne sont que ça : des symboles.

C’est dans le but d’en faire une habitude que la Ligue nationale a formé son Conseil exécutif d’inclusion de la LNH en septembre dernier. Le mandat est essentiellement d’obtenir des résultats concrets, des méthodes tangibles pour favoriser la diversité dans le sport et lutter contre le racisme.

Dans la foulée de l'assaut sur Jacob Blake, un Afro-Américain criblé de balles par un policier en août dernier aux États-Unis, le sport professionnel s’était rassemblé dans un mouvement assez inédit. La NBA avait d’abord lancé le boycottage de leurs matchs dans leur bulle floridienne et de nombreuses autres disciplines, comme le tennis et le baseball, avaient suivi.

Le hockey aussi, même s’il y avait eu valse-hésitation avant que la décision tombe, prise par les joueurs et soutenue par la ligue.

Quelques jours plus tard, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, annonçait la création de son comité qu’il co-préside en compagnie de la propriétaire des Sabres de Buffalo, Kim Pegula. Ils sont aujourd’hui 15 à y siéger, mais la troisième personne en poste est la numéro deux du Groupe CH, France Margaret Bélanger.

Le travail du conseil est entamé depuis huit mois, mais des annonces officielles se font toujours attendre. Étant donné la complexité du chantier, Mme Bélanger plaide la patience.

En entrevue au micro de Pénélope McQuade en novembre, elle affirmait que les choses progressaient rapidement et qu’un plan de match pourrait voir le jour dans les prochains mois.

Six mois plus tard, le discours est essentiellement le même.

Il n’y a pas encore de plan d’action précis, concret, détaillé dont je peux vous faire part aujourd’hui, mais je vous dirais qu’il y a un immense sérieux qui est mis de l’avant par la Ligue nationale pour [qu’il y ait] des résultats, a expliqué Mme Bélanger.

Ça va assez vite quand même […] On a eu déjà plusieurs rencontres. Ce comité en chapeaute d’autres : un pour les joueurs professionnels de la LNH, un pour le hockey jeunesse, un pour les partisans. On a eu les présentations de ces sous-comités qui ont fait un travail exceptionnel pour nous présenter des plans d’action assez concrets, a-t-elle enchaîné mercredi dernier, à l’occasion d’une visite médiatique du nouvel espace VIP du Centre Bell.

Les mesures et les champs d’action devraient voir le jour sous peu, a-t-elle assuré.

Planification à long terme

Les enjeux d’inclusion et de diversité dans un sport représentent un travail de longue haleine, selon Mme Bélanger.

En effet, si le bassin de joueurs issus des différentes minorités demeure restreint, leur représentativité au plus haut niveau sera faible.

Si on veut voir de la diversité sur la glace, il faut commencer très tôt avec le hockey jeunesse qui va rendre le hockey accessible à une grande variété de la population, ce qui n’est pas nécessairement le cas en ce moment. Si on commençait à intervenir là, à court terme, on aurait des résultats dans 10, voire même 15 ans avant de les voir sur la glace. Ça, c’est un niveau d’intervention, a lancé la vice-présidente du Groupe CH.

Ce défi en est un de temps. Même si nos intentions sont claires aujourd’hui, l’intervention va donner des résultats dans le temps.

Une citation de :France Margaret Bélanger, vice-présidente exécutive du Groupe CH

Le défi est surtout d’élargir la base d’un sport où les coûts élevés et l’accessibilité parfois restreinte à l’équipement et aux patinoires compliquent la vie de ceux qui tentent d’en faire la promotion. Des freins peut-être plus importants encore que la violence du jeu, qui tend à diminuer un peu partout malgré les récents esclandres à New York.

France Margaret Bélanger parle de démocratisation du sport. Elle cite en exemple son équipe, le Canadien, et ses initiatives communautaires, telles que les 12 patinoires réfrigérées installées à Montréal et en province.

Souvent, elles sont dans des milieux où 40 % des gens sont issus de l’immigration. Que ces jeunes puissent avoir une patinoire, enfiler des patins et s’y intéresser doucement, a-t-elle expliqué.

Le hockey comme culture, comme profession, donne parfois l’impression d’être un gros paquebot. Le faire dévier de sa trajectoire peut être long et ardu.

L’intention est que cette impression ne soit plus présente à court, moyen terme. C’est ça que Gary Bettman a en tête. Il veut apporter des changements pour qu’on soit même un exemple, a conclu Mme Bélanger.

Je suis confiante qu’on fera une différence.

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