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Mäder en solitaire, Valter en rose au Giro

Le cycliste lève le bras droit dans les airs en franchissant la ligne d'arrivée sous la pluie.

Gino Mäder

Photo : Getty Images / LUCA BETTINI

Agence France-Presse

Le Suisse Gino Mäder (Bahrain-Victorius) a enlevé en solitaire la sixième étape du Tour d'Italie, jeudi, dans les hauteurs d'Ascoli Piceno, où le match entre le Colombien Egan Bernal et le Belge Remco Evenepoel a pris forme.

Le Hongrois Attila Valter (Groupama-FDJ) a endossé le maillot rose de meneur après cette première arrivée au sommet, dans le massif des Apennins.

Son coéquipier canadien Antoine Duchesne a fini 101e avec un recul de 24 min 49 s sur le gagnant. Il accuse près d'une heure de retard sur le maillot rose, en 149e position.

On est très contents. On ne s’attendait pas à ce qu’il (Valter) puisse faire une montée pareille aujourd’hui, a déclaré Duchesne. Ineos Grenadiers ont mis sur le plateau à 1400 mètres avec une descente très technique, mouillée et glaciale. Attila était devant et il a réussi à rester avec les meilleurs jusqu’à la fin!

Derrière Mäder, Bernal a réglé un quatuor pour la 2e place, à 12 secondes du coureur suisse. L’Irlandais Dan Martin et Evenepoel ont suivi dans l’ordre au terme des 160 km.

Offensif dans le final, Bernal n'a pu décrocher le Belge Remco Evenepoel, désormais 2e du classement général à 11 secondes de Valter. Bernal, lui, pointe au 3e échelon, à 16 s.

En revanche, les Britanniques Hugh Carthy et Simon Yates, dans le même temps que Valter, ont lâché une vingtaine de secondes sur les ultimes rampes menant à San Giacomo, une montée de 15,5 kilomètres surtout pentue dans ses cinq derniers kilomètres.

L'équipe Ineos de Bernal a durci la course, rendue encore plus éprouvante par la pluie, à quelque 70 kilomètres de l'arrivée. Le coup de force a condamné le porteur du maillot rose, l'Italien Alessandro De Marchi, avant qu'un trio (Ciccone, Bardet, Bettiol) se dégage dans la longue descente des monts Sibyllins.

En tête de la course depuis la première heure, les rescapés d'une échappée (Mohoric, Mäder, Mollema, Cataldo) ont abordé l'ascension finale avec une avance de près de trois minutes sur le peloton des favoris qui venait de reprendre le groupe de Bardet quelques instants plus tôt.

Dans San Giacomo, l'écart a diminué sous l'impulsion des coéquipiers de Bernal. Mais Mäder, qui avait été débordé in extremis, en mars à La Colmiane, à la fin de l'étape-reine de Paris-Nice, par le Slovène Primoz Roglic, a tenu bon jusqu'au bout.

Dans les premiers kilomètres de la montée, le Belge Pieter Serry a été renversé par une voiture d'équipe qui l'a percuté à l'arrière. Le coureur de l'équipe Deceuninck, furieux, a pu toutefois repartir.

Valter, nouveau maillot rose, a rejoint l'équipe Groupama-FDJ à l'intersaison. Le jeune Hongrois de 22 ans, qui participe pour la deuxième fois au Giro, est l'un des espoirs du groupe français.

Mäder, lui aussi un jeune coureur de 24 ans, qui découvre pour sa part le Giro, a remporté son premier succès en Europe et au niveau WorldTour.

Par ailleurs, Joe Dombrowski (UAE), vainqueur de la quatrième étape, n’a pas pris le départ.

Mercredi, le coureur américain a heurté un îlot directionnel au centre de la chaussée, à 4,5 km de l'arrivée de l'étape à Cattolica et a subi une commotion cérébrale. L'Espagnol Mikel Landa et le Français François Bidard, qui ont tous deux abandonné, ont été pris également dans cette chute.

Après son succès mardi, Dombrowski était remonté à la 2e place du classement général.

Vendredi, la septième étape revient dans la plaine entre Notaresco et Termoli où un sprint est probable en conclusion des 181 kilomètres.

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