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Une première haltérophile transgenre pourrait participer aux JO

Elle sourit pendant la compétition.

Laurel Hubbard

Photo : Reuters / PAUL CHILDS

Agence France-Presse

L’haltérophile néo-zélandaise Laurel Hubbard, qui a participé dans sa jeunesse à des compétitions masculines, pourrait devenir la première sportive transgenre à disputer les Jeux olympiques, l’été prochain, à Tokyo.

Le Comité national olympique de Nouvelle-Zélande (NZOC) est en mesure de confirmer qu’avec les systèmes de qualification révisés par les fédérations internationales, plusieurs haltérophiles néo-zélandais, dont l’athlète transgenre Laurel Hubbard, devraient obtenir une place pour les JO de Tokyo, a-t-il indiqué jeudi.

L’haltérophile de 43 ans, inscrite à ses débuts sous son prénom de naissance masculin, a été en 2018 la première sportive transgenre à participer aux Jeux du Commonwealth, à Gold Coast, en Australie, où elle s’était blessée au coude.

Laurel Hubbard, actuellement 16e mondiale dans la catégorie des plus de 87 kg, répond aux critères de qualification pour les Jeux de Tokyo, qui veulent notamment que son taux de testostérone soit maintenu en dessous de 10 nanomoles par litre pendant une période d’au moins 12 mois.

Cette règle établie par le Comité international olympique (CIO) est également suivie par la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF).

La sélection néo-zélandaise en haltérophilie n’a pas encore été annoncée, mais des officiels ont mentionné que Hubbard avait de bonnes chances de répondre aux critères de qualification simplifiés par l’IWF en raison de la pandémie de COVID-19.

L’haltérophile a toujours reçu un soutien appuyé du NZOC, mais sa présence aux JO de Tokyo ne devrait pas manquer de relancer le débat sur la participation des sportifs transgenres.

Si, pour certains, elle répond tout simplement aux critères fixés par le CIO, pour d’autres, elle bénéficie d’un avantage indu par rapport aux autres sportives nées femmes.

Elle s’est conformée aux exigences du CIO et elle a prouvé qu’elle était une femme. Donc, il faut lui donner sa chance et lui permettre de continuer, expliquait en 2018 Paul Coffa, secrétaire général de la Fédération océanienne d’haltérophilie, pour défendre sa participation aux Jeux du Commonwealth.

La Fédération australienne d’haltérophilie avait de son côté tenté de lui interdire d’y participer, estimant que la musculature et la puissance qu’elle avait développées quand elle était encore un homme lui conféraient un avantage physique, indépendamment de son taux de testostérone.

Quant à Laurel Hubbard, elle s’exprime rarement. Mais elle avait expliqué en 2017 à Radio New Zealand qu’elle voulait simplement participer à des compétitions dans un sport qu’elle aime et ne se souciait pas des critiques.

Si j’en tiens compte, cela rend mes arrachés encore plus difficiles… Je suis qui je suis, avait-elle expliqué. Je ne veux pas changer le monde. Je veux juste être moi-même et faire ce que je fais.

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