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Chelsea bat le Real, une finale tout anglaise pour la Ligue des champions

Il est entouré par ses coéquipiers.

Mason Mount, allongé au sol, célèbre son but.

Photo : Associated Press / Alastair Grant

Agence France-Presse

Avec une prestation pleine de confiance, Chelsea a gagné 2-0 sur un Real Madrid impuissant mercredi, pour rejoindre Manchester City dans ce qui sera une finale de la Ligue des champions 100 % anglaise.

Le 29 mai, à Istanbul, il s'agira de la huitième finale entre clubs d'un même pays et la troisième pour des équipes anglaises, après la victoire de Manchester United aux tirs au but sur Chelsea en 2008 et celle de Liverpool sur Tottenham en 2019.

Thomas Tuchel devient, lui, le premier entraîneur à faire deux finales de suite avec deux clubs différents, puisqu'il avait échoué de peu avec le Paris SG contre le Bayern l'an dernier.

Après le triomphe des hommes de Pep Guardiola sur ce même PSG, mardi (2-1, 2-0), Chelsea était attendu au tournant après un nul prometteur de 1-1 au match aller, et même un peu frustrant avec déjà des occasions ratées.

Le Real devait surtout à son attaquant français, Karim Benzema, auteur de l'égalisation, d'avoir encore une chance raisonnable de qualification.

Avec les retours dans le onze de départ du guerrier Sergio Ramos et de l'artiste Eden Hazard, ce dernier n'ayant joué que la fin de match il y a huit jours, Zinédine Zidane avait décidé de se donner les meilleures chances.

Le meneur de jeu belge a toutefois été discret. Ses éclats de rire après le match avec ses anciens coéquipiers, captés par les caméras de télévision, n'ont en revanche pas échappé à certains médias espagnols qui y ont immédiatement vu un manque de loyauté après une défaite cuisante pour les Merengue.

Le résultat ne souffre en tout cas d'aucune contestation, puisque les Londoniens ont assez nettement dominé le match.

On aurait sans doute dû marquer cinq buts, a même estimé Mason Mount.

Tuchel avait opté pour une solution testée et approuvée en championnat le week-end dernier, avec Kai Havertz en pointe et Timo Werner décalé sur la droite.

Le duo d'Allemands s'est d'ailleurs distingué en ouvrant le score, sur une action partie d'un geste de grande classe de N'Golo Kanté encore immense dans ce match.

Le milieu français a réalisé un contrôle orienté parfait, avant de s'appuyer sur Werner, puis de décaler Havertz sur sa droite. La balle piquée du faux-neuf a rebondi sur le haut de la barre, mais est retombée sur Werner à quelques centimètres du but vide. Il n'a eu qu'à la pousser de la tête à la 28e.

Kanté a aussi été à l'origine du second but, captant un deuxième ballon à 30 mètres du but avant de servir Christian Pulisic. L'Américain, plein de sang-froid, a temporisé jusqu'à trouver l'angle de passe en retrait parfait pour Mason Mount qui a catapulté le ballon au fond pour concrétiser ce rêve en bleu à cinq minutes de la fin.

Une belle revanche pour le gamin issu du centre de formation et qui était considéré comme le chouchou de Frank Lampard quand il était en poste, avant de prouver sous Thomas Tuchel et avec l'équipe nationale qu'il méritait chacune de ses minutes de jeu.

La finale face à City promet d'être de toute beauté entre deux équipes à l'intelligence de jeu affûtée et à la forme physique impressionnante en cette fin de saison.

Il y aura d'ailleurs une répétition générale dès samedi, City recevant Chelsea en championnat, pour une partie prévisible de poker menteur, car personne ne voudra montrer sa main trop tôt entre les rusés Pep Guardiola et Thomas Tuchel.

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