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La boxeuse Mandy Bujold se tourne vers le Tribunal arbitral du sport

L'athlète canadienne de 33 ans, qui souhaite participer aux Jeux olympiques de Tokyo, conteste une décision du Comité international olympique.

La boxeuse, vêtue de rouge, est en plein combat.

Mandy Bujold

Photo : Getty Images / Christian Petersen

Radio-Canada

Une semaine après avoir fait parvenir une lettre au Comité international olympique (CIO), dans laquelle elle demande la révision des critères de sélection pour les Jeux de Tokyo, Mandy Bujold fait appel au Tribunal arbitral du sport afin de contester le refus du CIO de lui permettre de participer aux prochains Olympiques.

La semaine dernière, la boxeuse canadienne annonçait avoir retenu les services de Me Sylvie Rodrigue pour entreprendre des démarches avec le CIO afin de faire reconnaître le côté discriminant de l'attribution des places à l'égard des femmes, tout particulièrement des femmes enceintes ou des nouvelles mères.

Aujourd'hui, le CIO a confirmé le rejet d'une participation pour l'un des espoirs de médaille les plus importants pour le Canada. Son palmarès est bien garni, avec notamment deux médailles d'or aux Jeux panaméricains (2011, 2015) et une 5e place aux Jeux olympiques de Rio en 2016.

Mandy Bujold conteste cette décision auprès de l'institution internationale de médiation dans le monde du sport, à Lausanne, en Suisse.

Dans une déclaration transmise à CBC, elle indique n'avoir d'autre choix que de malheureusement poursuivre sa lutte légale devant les tribunaux.

Elle compte appuyer son argumentaire sur la base des droits de la personne et de l'égalité entre athlètes masculins et féminins, estimant que de donner naissance à un enfant ne devrait pas punir une athlète et l'empêcher de réaliser son rêve olympique.

Nous demandons une réglementation qui prend en considération les femmes qui sont enceintes ou en congé de maternité durant la période de qualification olympique, a déclaré Me Sylvie Rodrigue à CBC Sports, la semaine dernière.

D'un point de vue légal, cette décision va à l'encontre des principes fondamentaux de l'Olympisme.

Une citation de :Me Sylvie Rodrigue, avocate de Mandy Bujold

Mandy Bujold précise avoir offert au CIO la chance de faire la bonne chose pour les athlètes qui doivent s'absenter pendant une courte période afin de donner naissance.

La décision du CIO est surprenante non seulement d'un point de vue des droits de la personne, mais aussi en raison de leurs nombreuses déclarations récentes quant à la volonté de promouvoir le sport féminin et l'équité des genres, particulièrement aux Jeux de Tokyo, a-t-elle indiqué à CBC Sports.

Une démarche amicale

Dans cet avis envoyé au CIO, Mandy Bujold faisait valoir que la COVID-19 a forcé l'annulation de deux qualifications continentales. Ce faisant, les références pour le tournoi olympique de Tokyo ont été modifiées pour s'appuyer sur les résultats enregistrés aux Championnats du monde de 2018 et 2019 ainsi qu'aux Jeux panaméricains de 2019, des compétitions que Mandy Bujold a dû rater parce qu'elle était enceinte ou en congé de maternité.

La boxeuse et son avocate essayaient de démontrer que ça fait 16 ans [qu'elle] est tout le temps dans le top 3 dans les Amériques, obtenant aussi des podiums dès son retour de congé de maternité. La preuve, selon elles, de la validité de sa requête pour lui permettre de participer aux Jeux de Tokyo, plus tard cet été.

La semaine dernière, cet avis envoyé au CIO était présenté comme une démarche amicale, car l'athlète et son avocate étaient que le CIO allait prendre la bonne décision.

Le recours au Tribunal arbitral du sport représente donc sa dernière chance de faire valoir son argumentaire.

Bujold précise qu'elle compte prendre sa retraite après les Jeux de Tokyo et qu'elle a l'objectif de se retirer avec un podium lors de cette dernière quinzaine.

Avec les informations de CBC

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