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La cavalière Nicole Walker blanchie, mais privée de JO

Ils sautent par-dessus un obstacle.

Nicole Walker et son cheval Falco Van Spieveld en 2019 à Lima aux Jeux panaméricains

Photo : Getty Images / Raul Sifuentes

La Presse canadienne

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a conclu que Nicole Walker avait ingéré par inadvertance un métabolite de la cocaïne en buvant un thé sud-américain, mais n'a pas réintégré le Canada en saut d'obstacles aux Jeux olympiques de Tokyo.

Le TAS a publié son raisonnement à la suite d'une décision antérieure de rejeter un appel de Nicole Walker et de Canada Équestre.

L'Ontarienne a été privée de ses résultats aux Jeux panaméricains de 2019 à Lima, au Pérou, après avoir subi un test antidopage, qui s'est avéré positif à la benzoylecgonine, le jour de la finale par équipe.

Le Canada a glissé de la 4e à la 7e place et a été écarté de la dernière place qualificative pour Tokyo. Il peut envoyer un seul cheval et un cavalier pour la compétition individuelle aux Jeux olympiques.

Nicole Walker a expliqué au TAS qu'elle avait épuisé sa réserve de sachets de thé vert qu'elle avait apportée du Canada. Elle a donc choisi un sachet de thé vert au restaurant de l'hôtel sans savoir ce que voulait dire matte de coca, ne parlant pas espagnol.

Le tribunal a accepté l'explication de la cavalière canadienne, selon laquelle le sachet de thé pris au déjeuner à l'hôtel le matin de la finale par équipe contenait le métabolite de la cocaïne.

Bien que la feuille de coca soit illégale au Canada en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, le thé de coca est légal et consommé dans plusieurs pays d'Amérique du Sud.

Le thé de coca est considéré comme un remède contre le mal de l'altitude au Pérou.

Je suis très heureuse que le TAS ait accepté ce que j'ai dit comme étant factuellement et scientifiquement exact, a écrit Walker dans un communiqué. Je prends ma santé, mes compétitions et mon devoir en tant qu'athlète d'équipe très au sérieux.

Le TAS a toutefois déterminé que Nicole Walker et ses coéquipiers étaient contractuellement liés aux règles antidopage des Jeux panaméricains et qu'il n'avait pas de raison d'infirmer la décision.

Même si je suis contente d'avoir été exonérée, ce n'est pas aussi important pour moi que la possibilité que l'équipe puisse concourir, a-t-elle précisé. Équipe Canada a suivi les règles et a mérité le droit d'être à Tokyo.

Il est injuste que mes coéquipiers ne soient pas autorisés à participer aux Jeux olympiques alors que la vérité a été acceptée.

Une citation de :Nicole Walker, cavalière canadienne de niveau olympique

L'athlète de 28 ans s'est classée 4e dans l'épreuve individuelle et a aidé le Canada à terminer 4e dans l'épreuve par équipe à Lima.

Il est désormais impossible pour les meilleurs cavaliers du pays de prétendre à une médaille au saut d'obstacles par équipe à Tokyo.

Elle est sur son cheval.

Nicole Walker en compétition

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Canada Équestre et l'avocat de Nicole Walker ont toutefois révélé qu'ils n'abandonnaient pas le combat.

Le Canada a gagné à la régulière. C'est injuste que le Canada soit évincé des Jeux olympiques au profit de l'Argentine, a dit l'avocat Tim Danson dans un communiqué.

Il existe un recours auprès du Tribunal fédéral suisse à Lausanne, a-t-il rappelé. Les motifs de recours sont très minces. Nous examinons cela très sérieusement.

Canada Équestre a publié une courte liste de candidats pour participer à l'épreuve individuelle à Tokyo :

  • Éric Lamaze, de Montréal (champion olympique en 2008)
  • Amy Millar, de Perth en Ontario
  • Tiffany Foster, de North Vancouver en Colombie-Britannique
  • Mario Deslauriers, de Venise-en-Québec (habite à New York)
  • Erynn Ballard, de Tottenham en Ontario

Lamaze, Foster, Millar et Yann Candele ont perdu un barrage pour la médaille de bronze aux Jeux de 2016 à Rio de Janeiro.

Lamaze, Ian Millar, Jill Henselwood et Mac Cone ont remporté une médaille d'argent à Pékin en 2008.

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