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Bell devient le promoteur du Grand Prix F1 du Canada

Il est en action sur le circuit Gilles-Villeneuve pendant les essais du Grand Prix du Canada.

Lance Stroll

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Deux jours après l’annonce officielle de l'annulation du Grand Prix du Canada en 2021, Bell dévoile qu’il achète le Groupe de course Octane. Le promoteur François Dumontier fait le point avec Radio-Canada Sports.

Le géant des télécommunications affirme que l'investissement apportera la stabilité financière et les investissements supplémentaires nécessaires pour assurer la croissance à long terme du Grand Prix de formule 1 du Canada.

Le Groupe de course Octane continuera de fonctionner comme entité autonome au sein du groupe d'entreprises Bell pour promouvoir le Grand Prix. François Dumontier et tous les employés d'Octane se joignent à Bell à compter d'aujourd'hui, peut-on lire dans le communiqué.

François Dumontier reste à la tête d'Octane, comme président et chef de la direction, mais n'est plus l'actionnaire unique de cette petite entreprise de 16 personnes à temps plein.

J'étais seul à porter le poids de l'entreprise sur mes épaules, à prendre les risques financiers, explique François Dumontier à Radio-Canada Sports. J'en ai moins sur les épaules.

Grâce aux actifs de Bell et à son engagement à développer l'événement, l'avenir du Grand Prix du Canada est encore plus radieux. Je suis reconnaissant d'avoir l'occasion de poursuivre ma passion de la F1 et de pouvoir créer de nouvelles occasions pour le Grand Prix du Canada avec l'appui d'une entreprise bien établie au Québec et au Canada.

Une citation de :François Dumontier, PDG du Groupe de course Octane

C'est Bell qui va maintenant assumer le risque financier en étant maintenant détenteur à part entière des droits commerciaux du Grand Prix du Canada, précise-t-il.

Avec les différentes plateformes de l'empire Bell, ça ouvre des portes nouvelles pour l'organisation du Grand Prix. Avec les ressources au sens large de Bell, on pense pouvoir aller chercher de la croissance, de la visibilité.

Il travaille à l'ordinateur.

François Dumontier dans son bureau du circuit Gilles-Villeneuve

Photo : Société Radio-Canada

Le circuit Gilles-Villeneuve, qui s'est récemment doté d'un tout nouveau bâtiment paddock/garages, ne changera pas pour autant.

Ce ne seront pas forcément des investissements en infrastructures, car le circuit est aux normes. Mais on peut imaginer qu'on pourra organiser d'autres événements en marge du Grand Prix, dit-il.

Les nouvelles ressources seront budgétaires, oui, mais pour des activités connexes au Grand Prix.

Une citation de :François Dumontier, président et chef et de la direction du groupe Octane

À la recherche d'un commanditaire principal

François Dumontier tient à être clair : il ne s'agira pas dorénavant du Grand Prix Bell du Canada.

Ça s'appelle encore le Grand Prix F1 du Canada, et on espère toujours y accoler un nom de commanditaire, ajoute-t-il.

Ce dossier est toujours ouvert, et Bell va nous donner un solide coup de main à ce niveau-là, explique l'homme d'affaires québécois. Trouver un commanditaire principal est aussi important qu'avant, car bien sûr il y a des sommes attachées. Mais pour nous, c'est tout ce qui entoure qui nous intéresse, ce sont d'autres plateformes de promotion, de marketing et de visibilité.

L'arrivée de Bell n'est pas directement reliée à l'annonce de la prolongation du contrat avec le groupe Formula One pour 2030 et 2031, tient à dire M. Dumontier.

Bell n'attendait pas ça, non. C'est un peu une coïncidence. Ce sont deux dossiers qui ont cheminé en parallèle, mentionne-t-il. Il y a eu l'entente négociée avec nos autorités gouvernementales, mais la F1 a dû me donner son accord ultime pour que je puisse faire cette transaction-là.

Il garde sa caméra numérique.

François Dumontier, président et chef de la direction du groupe Octane, en entrevue à Radio-Canada

Photo : Société Radio-Canada

J'ai développé au fil des années une belle résilience. Et même si je n'ai pas été à l'avant-plan des négociations, je n'étais pas vraiment très loin, affirme-t-il. Je suis content qu'on soit vendredi, et que cette semaine se termine.

RDS et TSN, des réseaux de télévision appartenant à Bell Media, détiennent depuis plusieurs années les droits de diffusion du Championnat mondial de formule 1. L’entente actuelle se termine en 2024.

Bell avait déjà une belle présence dans le sport, avec le hockey et le basketball, rappelle M. Dumontier. Ils ajoutent à leur porte-folio le plus gros événement sportif au pays.

Bell a tenu à rassurer les détenteurs de billets pour les éditions du GP qui ont été annulées. Les billets seront valides pour la course de 2022 ou seront remboursés.

Mercredi, lors de la confirmation de l’annulation de la course prévue en juin, les paliers de gouvernement ont aussi annoncé qu’ils se sont entendus pour que l’événement ait lieu à Montréal jusqu’en 2031. L’entente initiale s’arrêtait en 2029.

Le Grand Prix du Canada est souvent présenté comme un des événements touristiques parmi les plus importants au pays.

Le ministre québécois de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, déclarait il y a deux jours que les retombées totales sont de l'ordre des 100 millions de dollars, et celles fiscales pour le gouvernement du Québec sont d'environ 10 millions de dollars.

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