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Abus dans le sport : une annonce à venir du fédéral

Il parle dans un micro. Derrière lui sont installés plusieurs drapeaux canadiens.

Le ministre du Patrimoine canadien Steven Guilbeault

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Plusieurs fédérations sportives ont été secouées au cours des dernières années par des allégations d’abus de toutes sortes. Le gouvernement fédéral devrait faire une annonce au cours des prochaines semaines pour améliorer la gestion des plaintes.

Les dossiers les plus récents concernent Natation Artistique Canada (NAC) et Rugby Canada. Dans les deux cas, certains athlètes ont soulevé des lacunes dans le système de traitement des plaintes.

D’ailleurs, les nageuses qui ont déposé une demande d’autorisation de recours collectif contre NAC ont refusé de participer à l’enquête externe pour diverses raisons, mais l’une d’entre elles est qu’elles n’ont aucune confiance qu’un tel processus de traitement des plaintes en interne puisse les aider à atteindre leurs objectifs. Notamment, pareil processus serait ignorer l’élément central de leur demande, soit que NAC a eu connaissance de l’inconduite alléguée de Mmes Chen et Sproule (d’ex-entraîneuses) et qu’elle n’a pas su agir de façon significative, ou pas du tout, tel que l’indiquait l'un des avocats des plaignantes, Me Carlos Sayao.

Questionné mercredi à savoir ce que le gouvernement fédéral, qui finance les fédérations sportives nationales, pouvait faire de plus pour combler les lacunes, le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, a répondu qu’il est le premier à reconnaître que l’on doit agir là-dessus et nous allons le faire très bientôt.

Nous croyons fondamentalement au droit des athlètes de pouvoir pratiquer et exercer leur sport de façon sécuritaire et libre de harcèlement, c’est déjà une condition de financement des fédérations, mais on va avoir de très bonnes nouvelles à annoncer sur cette question-là dans un avenir très très prochain.

Une citation de :Steven Guilbeault, ministre du Patrimoine canadien

À la suite de la condamnation de l’ex-entraîneur de ski Bertrand Charest, le gouvernement fédéral avait entre autres créé un code de conduite pour les fédérations sportives nationales et lancé le site Sport-sans-abus.ca (Nouvelle fenêtre).

Une unité d’enquête indépendante pour éviter que les organisations sportives enquêtent sur leurs propres membres a aussi été mise sur pied en mars 2019.

Plusieurs problèmes demeurent, le premier étant que les plaintes doivent être déposées à la fédération en cause.

Aussi, s’il y a enquête, une fois que le rapport est terminé, c’est à la fédération de décider s’il y a sanction ou non.

L’enquêteur est aussi payé par l’organisation qui l’engage.

Le ministre Guilbeault n’a pas répondu à savoir si l’annonce à venir allait s’inspirer de ce qui a été instauré dans certaines provinces canadiennes.

Au Québec, depuis le 1er février dernier, un officier indépendant des fédérations et clubs sportifs a le mandat de recevoir les plaintes des athlètes, des parents ou de quiconque aurait été témoin d’abus.

Il a le pouvoir d’exclure un agresseur présumé d’une communauté sportive et de proposer de la médiation entre les parties. Il peut aussi convoquer en audience des personnes pour qu’elles témoignent devant un comité de professionnels et de gens du milieu.

Dans les cas où un acte criminel aurait été commis, l’officier a l’obligation d’avertir la Direction de la protection de la jeunesse ou d’accompagner la victime dans un processus judiciaire.

L’officier indépendant relève toutefois du provincial et n’a pratiquement aucun pouvoir lorsqu’il est question d’une fédération nationale. Certains athlètes tombent donc entre deux chaises.

Le ministre Guilbeault affirme que l’annonce de son gouvernement aura probablement lieu au début de mois de mai.

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