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Une bernache marche sur la piste.

Le circuit Gilles-Villeneuve sur l'île Notre-Dame

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le Grand Prix du Canada, qui devait se tenir à Montréal à la mi-juin, n’aura pas lieu. Il est annulé pour des raisons sanitaires.

L'annonce a été officiellement faite mercredi lors d'une conférence de presse à laquelle prenaient part la ministre fédérale du Développement économique, Mélanie Joly, le ministre québécois de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et le promoteur du Grand Prix, François Dumontier.

L’information, d'abord rapportée par La Presse et le magazine spécialisé Pole Position, avait été confirmée par Radio-Canada mercredi matin.

Les parties se sont entendues sur le prolongement de la tenue de l’événement dans la métropole pour deux années supplémentaires, jusqu’en 2031, pour reprendre les courses annulées en 2020 et en 2021. L'entente initiale venait à terme en 2029.

Les différents paliers de gouvernement verseront des sommes de 25 et 26 millions de dollars respectivement pour les éditions de 2030 et 2031 à Formula One World Championship.

Le Grand Prix du Canada génère des retombées économiques importantes, et il fallait assurer son retour l'an prochain et sa pérennité à long terme. Nous sommes arrivés à une bonne entente, et c'est tout le Québec qui en ressortira gagnant.

Une citation de :Pierre Fitzgibbon, ministre québécois de l'Économie

Même s'il s'agit d'une hausse considérable par rapport aux 19 millions qui devaient être versés à la F1 pour l'épreuve en 2021, Pierre Fitzgibbon a assuré que la nouvelle entente sera bénéfique au Québec.

Les retombées totales sont de l'ordre des 100 millions de dollars, et celles fiscales pour le gouvernement du Québec sont d'environ 10 millions de dollars aujourd'hui, donc c'est une transaction financière qui fait du sens pour le Québec, pour créer de la richesse, a soutenu le ministre.

Le Grand Prix du Canada, encore annulé cette année

Le Québec en bonne position

En après-midi, le premier ministre du Québec François Legault a insisté sur le bien-fondé de la décision de son gouvernement d'assurer la prolongation de l'entente avec Formula One Management.

Quand j’étais président d’Air Transat, c’était la semaine la plus payante de l’année. On avait plein de Français qui étaient prêts à payer le gros prix pour venir à Montréal. C’était aussi le moment de l’année où les hôtels à Montréal étaient le plus pleins. Donc beaucoup de retombées, a d'abord dit le premier ministre.

Cette année, à cause de la pandémie, on ne souhaitait pas avoir le Grand Prix. Mais on a réussi à gagner deux années de plus. Et l’aide qu’on donne est très inférieure aux rentrées fiscales directes qu’on va recevoir au gouvernement du Québec à chaque année. C’est une bonne entente et on est contents. Le Québec et les contribuables sont gagnants.

Une citation de :François Legault, premier ministre du Québec

Commentaire de François Legault sur le GP du Canada

Convaincre à l'extérieur du pays

Tout en promettant que le Grand Prix sera de retour en 2022, les ministres Fitzgibbon et Joly ont indiqué qu'un montant de 5,5 millions de dollars sera investi sur trois ans afin de faire la promotion de Montréal et de l'événement à l'étranger et ainsi attirer davantage de visiteurs.

L'engagement que prend notre gouvernement aujourd'hui en renouvelant son soutien à la tenue du Grand Prix du Canada pour deux années supplémentaires témoigne de l'importance que nous accordons au rôle du tourisme dans la relance économique du pays.

Une citation de :Mélanie Joly, ministre fédérale du Développement économique

Extrait Valérie Plante Grand Prix du Canada

Pour la mairesse de Montréal Valérie Plante, il ne fait aucun doute que le Grand Prix du Canada constitue un moteur important pour l'économie locale.

Le Grand Prix de formule 1 du Canada à Montréal est un événement touristique unique pour notre métropole, notamment en raison des retombées économiques majeures provenant des visiteurs internationaux. Les sommes consenties pour ramener les visiteurs sur le site de l'événement, lorsque les conditions le permettront, aideront la métropole à redevenir l'une des destinations les plus prisées en Amérique du Nord, a-t-elle renchéri.

Sans surprise, le président et chef de la direction du Grand Prix du Canada, François Dumontier, avait en bouche un goût doux-amer durant le point de presse virtuel. Il a notamment eu une pensée pour ses employés qui ont traversé une autre année difficile en raison de l'incertitude causée par la pandémie.

Je comprends la nouvelle, et je l'accepte, mais vous comprendrez que j'ai encore des sentiments partagés. Je suis déçu de l'annulation pour mon équipe, pour les nombreux bénévoles et tous les intervenants qui en font le succès, a évoqué Dumontier, sans préciser les conséquences pour son entreprise Octane Management.

Extrait François Dumontier Grand Prix du Canada 2021

Il est décevant pour nous de ne pas pouvoir être au Canada cette année, mais nous avons déjà hâte d'y retourner l'an prochain. Le Canada est une étape fantastique de notre saison. On y trouve des adeptes formidables et un circuit propice à des courses captivantes. Nous serons de retour en 2022 pour offrir des moments des plus palpitants à Montréal, a dit pour sa part Stefano Domenicali, PDG de la formule 1.

Dans l'incertitude

L’incertitude planait depuis des mois sur le sort de cet événement, notamment en raison d’un désaccord persistant entre la santé publique de Montréal et celle du Québec sur les risques de tenir la course dans un contexte de pandémie.

La santé publique de Montréal y était opposée en raison de la troisième vague de COVID-19 et ses variants qui déferlent sur la province.

Moins catégorique, la santé publique du Québec pensait qu'il était possible de préserver la tenue de la course sans public et dans le respect du protocole sanitaire prévu par la formule 1.

Fin mars, en entrevue à Radio-Canada, François Dumontier laissait entendre que l’on s’acheminait vers une annulation.

Pour M. Dumontier, un grand prix à huis clos n'avait pas de sens, car pas de public, pas de revenus de billetterie et quand même des factures à payer.

Le Grand Prix du Canada devait se dérouler le 13 juin. La F1 a annoncé que le Grand Prix de Turquie, présenté à l'Istanbul Park, le remplacera au calendrier.

Avec les informations de La Presse canadienne

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