•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ce champion olympique canadien atteint de la COVID-19 a craint pour sa vie

Un homme et une femme s'étreignent à l'aéroport.

Alexander Kopacz à son retour triomphal des Jeux de Pyeongchang

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Radio-Canada

Durant les jours les plus sombres de sa bataille contre le COVID-19, le Canadien Alexander Kopacz, champion olympique de bobsleigh de 31 ans, a rédigé un testament et a fait ses adieux à sa famille et à ses amis.

Et il s'est demandé s'il avait vécu une vie pleine et épanouissante.

Kopacz, médaillé d'or en bobsleigh à deux avec Justin Kripps aux Jeux de 2018 à Pyeongchang, s'est entretenu mardi avec CBC News depuis son domicile de London, en Ontario, au sujet de son face-à-face avec la mort.

Le pire, c'est l'attente, a-t-il confié.

Vous avez ces éclairs de moments heureux, et puis il y a cette tristesse de se demander : est-ce la fin? En ai-je fait assez? Aurais-je pu faire plus?

Une citation de :Alexander Kopacz

Cela a été une expérience très sombre. J'ai dû faire une sorte de testament impromptu avec mes parents. C'était très difficile.

Je disais au revoir à beaucoup de gens. J'espère que personne n'aura à passer par là, par une mort lente.

Il croit qu'il a peut-être attrapé le virus lors d'un récent voyage d'affaires à Calgary.

Au cours des deux premiers jours, j'ai pensé que quelque chose se développait. Puis, le mercredi, je faisais beaucoup de fièvre. Je suis sûr que j'ai fait environ 41 degrés Celsius en moyenne pendant six jours consécutifs, en plus d’une toux accablante, a-t-il raconté.

Son séjour à l'hôpital

Avant d'entrer à l'hôpital il y a près d'une semaine, Alexabder Kopacz souffrait de frissons, de courbatures et de quintes de toux si graves qu'il vomissait ou crachait du sang. Finalement, il est devenu si malade qu'il a dû être mis sous respirateur.

J'ai tout fait, tous les remèdes maison. Ce n'est que lorsque j'étais à l'hôpital que j'ai eu de sérieuses améliorations, a-t-il confié.

Le bobeur est de retour chez lui. Sa poitrine est encore serrée et lui fait mal, et l’exécution de tâches simples, comme prendre un café, abaisse son taux de saturation en oxygène de 20 %.

Même s’il ne considère pas être rétabli, il qualifie sa santé de stable parce que de nombreux autres symptômes de la maladie qui l'affligeait se sont atténués.

Il attribue son rétablissement au personnel du London Health Sciences Centre, affirmant qu'on l'a aidé non seulement physiquement, mais aussi mentalement.

Frustré par la désinformation

En raison de sa notoriété, l'athlète a déclaré qu'il avait été critiqué sur les réseaux sociaux pour ne pas avoir reçu le bon traitement et pour avoir affirmé que la pandémie et le coronavirus étaient réels.

Je ne peux pas commencer à vous dire à quel point il est frustrant de tomber sur des trucs comme ça, a déclaré Kopacz à propos des publications sur les réseaux sociaux contenant de la désinformation sur le virus et les vaccins.

Avant que cela vous affecte vraiment, vous balayez ça du revers de la main, vous ignorez simplement cette personne folle au coin de la rue et c'est tout. Mais maintenant, c'est comme : "Vous croyez cela au point où vous allez dire aux gens combien vous avez raison et que cette personne ne devrait pas prendre quelque chose d'aussi simple qu'un vaccin?"

L'ignorance est stupéfiante.

(D'après un texte de Colin Butler, de CBC)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !