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Qualifications olympiques : Mandy Bujold fait appel à la Charte du CIO

Un arbitre lui lève le bras gauche en signe de triomphe.

Mandy Bujold aux Jeux de Rio en 2016

Photo : Getty Images / AFP/Yuri Cortez

Jean-François Chabot

Mandy Bujold a fait parvenir une lettre au Comité international olympique (CIO) dans laquelle elle demande la révision des critères de sélection pour les Jeux de Tokyo.

La boxeuse a retenu les services de Me Sylvie Rodrigue du cabinet montréalais Torys pour entreprendre les démarches visant à faire reconnaître le côté discriminant de l’attribution des places olympiques à l’égard de femmes et en particulier des femmes enceintes ou des nouvelles mamans.

Un premier avis a été envoyé au CIO, vendredi, dans un courriel, tandis qu’une livraison en mains propres s’est faite lundi matin au siège de Lausanne.

Il faut savoir qu’avec l’annulation, pour motifs sanitaires liés à la COVID-19, des qualifications continentales des Amériques à Buenos Aires, en Argentine, les références pour le tournoi olympique ont été modifiées.

Le comité de travail pour la boxe a recommandé au CIO de s’appuyer sur les résultats enregistrés aux Championnats du monde de 2018 et de 2019, ainsi que sur les Jeux panaméricains de 2019 afin d’établir les classements et la répartition des places.

Or, Mandy Bujold était ou bien enceinte ou en congé de maternité lors de chacun de ces rendez-vous. C’est sur cette base que la boxeuse et son avocate allèguent un manquement à l’équité hommes-femmes.

Il s’agit pour l’instant d’une démarche amicale. Nous demeurons optimistes que le CIO va prendre la bonne décision, a indiqué Me Rodrigue à Radio-Canada Sports.

L'avocate donne le bénéfice du doute au CIO en ajoutant que la décision dans sa forme actuelle présentait des conséquences inattendues pour des athlètes comme Mandy Bujold.

La principale intéressée reste optimiste en attente de la décision.

On essaie de démontrer que ça fait 16 ans que je suis tout le temps dans le top 3 dans les Amériques. J’ai enregistré des podiums dès mon retour (de mon congé de maternité). Je peux montrer que mes performances n’ont pas changé malgré le temps que j’ai pris pour avoir ma fille , a pour sa part souligné Bujold. La petite Kate-Olympia a maintenant 2 ans.

Bujold ne sait pas si d’autres athlètes féminines dans d’autres sports se sont déjà retrouvées dans la même situation. Mais elle rappelle que la WTA a déjà mis en place des dispositions visant à protéger le classement d’une joueuse qui s’absente du jeu parce qu’elle est enceinte.

Je sais qu’on a tout mis dans la lettre que Sylvie a écrite. J’ai confiance en elle et à tous ceux qui se sont réunis pour mettre ça de l’avant. On a beaucoup d’espoir. On attend et on va voir ce qui se passera, a conclu Bujold.

En attendant, elle continue de s’entraîner avec l’ardeur et l’assiduité nécessaires à sa performance.

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