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Le CIO veut interdire les protestations politiques des athlètes à Tokyo

Il met le genou droit sur le podium.

L'escrimeur Race Imboden s'agenouille pendant l'hymne national américain aux Jeux panaméricains, à Lima.

Photo : Getty Images / Leonardo Fernandez

Agence France-Presse

Les athlètes ne pourront protester sur les podiums et sur les sites des Jeux d'été à Tokyo et d'hiver à Pékin, selon les recommandations de la commission des athlètes.

Plus des deux tiers des 3547 sportifs interrogés ont jugé qu'il n'était pas approprié de manifester ou d'exprimer son point de vue sur le podium, sur un terrain ou lors de cérémonies officielles, a déclaré le CIO jeudi.

Cette recommandation, adoptée par la commission exécutive du CIO, survient après des appels à assouplir la règle 50 de la Charte olympique qui prohibe toute manifestation ou propagande politique, religieuse ou raciale sur les sites des Jeux.

Deux athlètes lèvent le poing, la tête baissée, sur un podium.

Tommie Smith et John Carlos, têtes baissées, poings levés / © Tim Dahlberg, AP

Photo : Tim Dahlberg, AP

Des gestes comme ceux des athlètes américains John Carlos et Tommie Smith, qui avaient levé le poing aux Jeux de Mexico en 1968 en soutien au mouvement Black Power, pourraient ainsi être punis, même si les sanctions restent à déterminer.

La majorité des athlètes participants ne pense pas qu'il soit approprié pour des sportifs d'exprimer des vues personnelles pendant la cérémonie d'ouverture, sur le podium ou sur un terrain de sport, a indiqué le CIO dans un communiqué.

« Les personnes interrogées tendent à penser qu'il est approprié que les athlètes manifestent ou expriment leurs opinions dans les médias, lors de conférences de presse et dans les zones mixtes. »

— Une citation de  Le Comité international olympique

Parmi les autres recommandations adoptées par la commission exécutive, le serment olympique sera adapté pour promettre la cohésion et la non-discrimination, et des tenues arborant de mots tels que paix, solidarité et égalité seront fournies aux sportifs.

La décision d'interdire toute forme de protestation de la part des athlètes pourrait susciter des oppositions, après le soutien au mouvement Black Lives Matter dans de nombreux sports.

Le Comité olympique et paralympique américain (USOPC) avait assuré que les sportifs engagés dans les Jeux de Tokyo seraient libres de lever le poing ou de s'agenouiller pendant l'hymne national, pour soutenir les efforts de justice raciale.

Des Canadiens ont aussi déjà signifié leur désir de pouvoir manifester leur point de vue librement.

La Chine, qui accueillera les Jeux d'hiver en février, fait face à des appels au boycottage en raison de la répression des Ouïgours dans sa province du Xinjiang et de la restriction des libertés à Hong Kong.

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