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Le Championnat du monde de hockey féminin annulé

Elle se dirige vers le vestiaire.

Marie-Philip Poulin (no 29)

Photo : La Presse canadienne / Nicole Osborne

La Presse canadienne

Pour une deuxième année de suite, le Championnat du monde de hockey féminin est annulé à cause de la pandémie de COVID-19. Il devait se tenir à Halifax et à Truro, en Nouvelle-Écosse, du 6 au 16 mai.

D’apprendre cette nouvelle à quelques semaines du tournoi, c’est très décevant, a déclaré le président de la Fédération internationale de hockey (IIHF), René Fasel. Nous avions mis en place des mesures pour protéger les joueuses, les arbitres, les spectateurs et les communautés d’Halifax et de Truro à la lumière de l’expérience de l’IIHF et de Hockey Canada dans l’organisation du mondial junior à Edmonton.

Le championnat de 2020 en Nouvelle-Écosse avait été annulé et le tournoi de cette année a été reporté d'avril à mai, avant d'être finalement rayé.

Selon l'IIHF, l'objectif serait maintenant de présenter l'événement quelque part cet été.

En fin de compte, nous devons accepter la décision du gouvernement. Cela ne veut pas dire que nous n'aurons pas de Championnat du monde féminin en 2021. Nous le devons à chaque joueuse qui avait hâte de revenir sur la glace après une année si difficile. Nous faisons tout en notre possible pour que ce tournoi puisse être déplacé, a mentionné Fasel.

Malgré l'impossibilité de tenir cet événement en Nouvelle-Écosse, Hockey Canada maintient son désir d'accueillir le Championnat mondial féminin de l'IIHF cette année. Nous allons étudier toutes les options possibles pour tenir l'événement au cours des prochains mois, dans la mesure où il est sécuritaire de le faire, a ajouté Hockey Canada.

Des moments ardus

La directrice nationale des équipes féminines à Hockey Canada, Gina Kingsbury, n'a pas caché sa grande déception.

C'est une journée très difficile. Les athlètes et le personnel d'entraîneurs ont travaillé très fort en faisant preuve de patience. Nous étions déjà à Halifax pour notre camp de préparation. Il nous faudra du temps pour nous adapter, réagir et tourner la page, pour aller de l'avant et nous concentrer sur le prochain projet. C'est très décevant, a dit Kingsbury, qui a grandi à Rouyn-Noranda.

Le chef de la direction de Hockey Canada, Tom Renney, a dit qu'il comprenait la décision de la santé publique et qu'il fallait la respecter.

Le gouvernement provincial a pris la décision. Ils sont au courant des projections pour l'évolution du coronavirus. Ils sont également au courant de notre préparation. Mais il y a des enjeux plus grands que nous. La santé passe avant tout, celle de nos athlètes et de notre personnel. On respecte les décisions des autorités sanitaires, a-t-il renchéri.

Enfin, pour Danielle Sauvageau, directrice du centre haute performance 21.02, la décision était aussi celle qu'il fallait prendre et ne constitue pas une surprise. Elle aurait toutefois apprécié un message un peu plus optimiste de l'IIHF.

J’aurais aimé que le communiqué de la fédération internationale dise : "on va trouver une solution", et non "essayer de trouver une solution". Non seulement j’y crois, mais tout le support que la fédération doit avoir, nous au centre, on est prêt à aider s’il le faut, a d'abord lancé Sauvageau.

Il faut avant la prochaine saison qu’il y ait un Championnat du monde. On a vu la LNH avoir une Coupe Stanley en automne. Je ne verrais pas pourquoi on ne trouverait pas une solution pour que ces femmes puissent (avoir un championnat) avant les prochains Jeux. Notion d’équité aussi, faut le dire, a-t-elle ajouté.

Face à la possibilité de voir l'IIHF déménager le tournoi aux États-Unis, Danièle Sauvageau estime qu'il vaudrait mieux que la fédération offre une compensation financière aux pays qui ont engagé des sommes importantes dans la préparation de leur équipe. Elle continue aussi de croire qu'Halifax demeure le meilleur endroit pour accueillir la compétition.

Plus tôt en avril, l'équipe canadienne avait annoncé vouloir accueillir 47 joueuses pour son camp de sélection en vue de la compétition.

Six gardiennes, 15 défenseuses et 26 attaquantes devaient se disputer les 23 postes disponibles au cours d'un camp d'une semaine au Centre Banque Scotia, l'un des deux sites du tournoi.

Parmi les invités figuraient 18 joueuses qui ont remporté une médaille d'argent aux Jeux olympiques de 2018, dont six défenseuses, ainsi que la capitaine Marie Philip-Poulin.

Le Canada devait amorcer le mondial contre la Finlande, le 6 mai. La Russie, la Suisse et les États-Unis se trouvaient également dans le groupe du pays hôte.

Les Américaines ont battu les Finlandaises pour s'assurer l'or en 2019. Le Canada n'a pas atteint la finale pour la première fois de l'histoire du tournoi et s'est contenté de la médaille de bronze.

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