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Eliud Kipchoge se rassure en vue de son défi olympique

Il tient un drapeau du Kenya.

Eliud Kipchoge

Photo : Getty Images / Dean Mouhtaropoulos

Agence France-Presse

Mission accomplie pour Eliud Kipchoge : le Kényan, détenteur du record du monde du marathon et champion olympique en titre, s'est rassuré pour les Jeux de Tokyo en remportant dimanche une épreuve organisée spécialement pour lui sur les pistes d'un aéroport aux Pays-Bas.

Après Hambourg, Rotterdam, Chicago, Londres et Berlin, Kipchoge a épinglé à son tableau de chasse le marathon NN Mission.

Organisé en dernière minute à Enschede, au lieu d'Hambourg comme prévu initialement, par la société de son agent néerlandais Jos Hermens, ce marathon n'a pas le prestige des autres courses remportées par Kipchoge, mais il pourrait être capital dans la carrière du phénomène kényan.

Le premier homme à passer sous le seuil des deux heures en 2019, dans une course non officielle, restait en effet sur une déroute au marathon de Londres, en octobre 2020, où il avait terminé 8e, loin de l'Éthiopien Shura Kitata.

Cette fois, il n'a jamais été inquiété ni n'a douté, tant le plateau était, il est vrai, taillé sur mesure pour lui.

Un homme court et l'on voit un avion en arrière-plan.

Le marathon NM Mission se déroulait sur les pistes d'un aéroport aux Pays-Bas.

Photo : Getty Images / Dean Mouhtaropoulos

Sur le circuit de 8 km, à parcourir cinq fois, monotone, malgré la présence incongrue en arrière-plan de gros porteurs, sans public et exposé aux vents, Kipchoge a pris le large à partir du 30e km et s'est imposé en 2 h 4 min 30 s, son neuvième chrono sur 42,195 km.

S'il est resté loin de son record du monde (2:01,39) établi en 2018, à Berlin, le champion du monde 2003 du 5000 m s'est offert la meilleure performance mondiale de l'année sur sa distance de prédilection.

Il a surtout chassé le mauvais souvenir de Londres et collecté des informations précieuses avec un calendrier famélique en raison de la pandémie.

J'ai atteint mon objectif [...] Il y avait un peu de vent, mais en fin de compte, la course s'est déroulée parfaitement. C'était un vrai test en vue de Tokyo, a-t-il analysé.

C'est bien d'avoir pu courir un marathon à quelques mois de Tokyo pour tester ma condition physique [...] Je vais pouvoir repartir m'entraîner au Kenya, a ajouté Kipchoge, qui a relégué son dauphin et compatriote Jonathan Korir à plus de 2 min (2:06:40).

Pour moi, c'était la meilleure période pour me tester. Je veux montrer au monde que je suis toujours le meilleur, même si je sais aussi que la compétition sera féroce à Tokyo. Il y a beaucoup d'athlètes qui peuvent aller très vite, a-t-il prévenu.

La COVID ne nous a pas facilité la vie. Vous devez vous entraîner en petits groupes et souvent seul, tandis que la beauté de la course est de le faire avec autant de personnes que possible, a conclu Kipchoge.

Prochain rendez-vous? Le 8 août, pour le marathon des JO à Sapporo, dans le nord du Japon, pour éviter la chaleur estivale de la capitale japonaise.

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