•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des entraîneurs français de gymnastique ont eu « une attitude abusive »

Il regarde une athlète s'entraîner à la poutre.

Yves Kieffer lors des Jeux olympiques d'Athènes en 2004

Photo : afp via getty images / ODD ANDERSEN

Agence France-Presse

Les entraîneurs français de plusieurs gymnastes belges de haut niveau ont eu « une attitude abusive » dans leur recherche de la performance, a conclu une commission d'enquête sur les méthodes d'entraînement au sein de la Fédération flamande de gymnastique.

Selon ce rapport publié vendredi, des preuves évidentes d'excès et de pression psychologique ont été démontrées au sein de Gymfed, la fédération flamande de gymnastique.

Français Marjorie Heuls et Yves Kieffer, entraîneurs entre autres de Nina Derwael, double championne du monde (2018 et 2019) aux barres asymétriques, sont visés.

Un homme et une femme assis.

Yves Kieffer et Marjorie Heuls

Photo : belga mag/afp via getty images / JAMES ARTHUR GEKIERE

Nous reconnaissons que notre approche était trop axée sur la performance. En faisant cela, nous avons fait du mal aux gymnastes. Nous le regrettons. Nous vous présentons nos sincères excuses, ont indiqué les deux entraîneurs, en s'engageant à respecter les recommandations de la commission.

Ce mea culpa devrait leur permettre de rester en place au moins jusqu'aux Jeux olympiques de Tokyo cet été.

La direction de la Fédération flamande est aussi mise en cause, car son attention portée à la personnalité de l'athlète était trop faible.

Gymfed était au courant des plaintes et n'a pas fait assez pour y remédier, a expliqué Bart Meganck, le président de la commission d'enquête.

Les gymnastes ont eu le sentiment que leurs plaintes n'ont pas été entendues. La recherche de la performance a été privilégiée, et ce, au détriment des athlètes.

Cette commission avait été mise en place en septembre dernier par le ministre flamand des Sports après des plaintes de gymnastes évoquant de trop fortes pressions psychologiques.

Aux États-Unis, la gymnastique a vécu une crise sans précédent avec l'affaire Nassar, du nom de l'ancien docteur de l'équipe nationale féminine condamné à la prison à perpétuité pour avoir agressé sexuellement plus de 250 athlètes.

Et récemment, d'anciens gymnastes grecs ont dénoncé des décennies de maltraitance s'apparentant à de la torture de la part de leurs entraîneurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !