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L'incertitude plane sur le sort du Grand Prix du Canada

Elles négocient un virage.

Deux voitures sur le circuit Gilles-Villeneuve

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Le Grand Prix du Canada, prévu le 13 juin à Montréal, pourrait ne pas avoir lieu en raison d'un désaccord persistant entre la santé publique de Montréal et celle du Québec sur les risques de tenir ou non l'événement dans la métropole. Le fédéral ne s'est quant à lui pas encore prononcé.

Selon les informations dont nous disposons, la santé publique de Montréal s'oppose catégoriquement à la tenue du Grand Prix de formule 1 à Montréal parce que la troisième vague de COVID-19 et ses variants déferlent sur la province.

La santé publique du Québec, de son côté, soutient qu'il est possible de préserver la tenue de la course dans la mesure où elle se déroule à huis clos, c'est-à-dire sans public et dans le respect du protocole sanitaire prévu par la formule 1.

Il y a deux jours, la santé publique du Québec était prête à autoriser la tenue de l'événement à certaines conditions, dont l'application d’un concept de bulle sanitaire avec des hôtels exclusifs réservés aux équipes de la F1, des tests réguliers et des transports privés.

Or, selon nos informations, la santé publique de Montréal estime que le fait de regrouper environ 2500 personnes sur le circuit Gilles-Villeneuve représente malgré tout un risque trop grand de propagation dans le contexte actuel.

Dans un récent avis, elle s'est donc déclarée défavorable à la tenue de l'événement dans la métropole.

Les discussions se poursuivent

Selon le ministre de la Santé Christian Dubé, le directeur national de santé publique du Québec, Horacio Arruda, poursuit les discussions avec sa collègue directrice de la santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, afin de trouver les bonnes voies de passage.

Interrogée sur la survie de l’événement cette année, la ministre québécoise du Tourisme, Caroline Proulx, a expliqué qu’en plus du désaccord entre les deux agences de santé publique, le gouvernement fédéral ne s’est toujours pas prononcé sur les règles de quarantaine pour l’entrée au pays des équipes en provenance de l’étranger.

J’ai vu l’avis de la santé publique de Montréal, a déclaré la ministre Proulx au micro de Radio-Canada. Je comprends la préoccupation de la Direction de la santé publique. Par contre, il faut préciser que la santé publique du Québec, elle, était satisfaite du format bulle présenté par [les organisateurs du Grand Prix].

Maintenant, il y a la question de la quarantaine, qui relève du fédéral. J’attends l’avis écrit de la santé publique du fédéral, a ajouté la ministre.

Sans se prononcer sur l'événement, l'Agence de santé publique du Canada a indiqué jeudi soir que la priorité du gouvernement du Canada est de protéger la santé et la sécurité des Canadiens. Le gouvernement comprend que les événements sportifs professionnels sont importants pour les Canadiens et pour l'économie. La reprise des événements sportifs au Canada doit se faire dans le respect des mesures prises par le Canada pour atténuer l'importation et la propagation de la COVID-19.

Rappelons que la formule 1 demande que ses équipes soient exemptées de la période de quarantaine obligatoire de 14 jours imposée au Canada à tous les voyageurs en provenance de l'étranger.

Une bulle sanitaire risquée

La formule 1 proposait une bulle sanitaire pour les membres des écuries. Elle prévoyait louer des hôtels exclusifs, utiliser des transports privés et faire des tests réguliers pour les 1300 personnes liées directement à la F1. Des doutes ont toutefois été soulevés sur l'imperméabilité de cette bulle sanitaire.

De plus, la présence d'environ un millier de bénévoles à l'extérieur de cette bulle, mais en contact fréquent avec les participants à la course, représentait un problème.

Devant toutes ces embûches, la santé publique de Montréal estime qu'il est préférable d'annuler la course

Quel avenir?

L'annulation du Grand Prix pour une deuxième année de suite soulève des doutes sur la survie de l'événement.

Le contrat prévoit la tenue de la course jusqu'en 2029, mais certains, le premier ministre François Legault en tête, craignent que les annulations soient considérées comme une rupture de contrat par la F1.

Selon nos informations, le gouvernement du Québec continue les discussions pour garantir la présentation de l'événement au cours des prochaines années.

La question fondamentale, c'est de voir comment, si le Grand Prix est cancellé, je dis bien si, comment on peut s'assurer de pérenniser le Grand Prix jusqu'en 2029, a déclaré Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation. C’est l’événement touristique le plus important au Canada.

Au final, quelle que soit la décision, si ça devait se concrétiser que le Grand Prix n’est pas à Montréal cette année, autant M. Fitzgibbon, autant le promoteur, M. Dumontier, moi-même et l’ensemble des partenaires, ce sur quoi on travaille, c’est que le Grand Prix continue de se tenir à Montréal. On veut pérenniser notre relation avec le Grand Prix du Canada, a ajouté la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le promoteur François Dumontier a indiqué à Radio-Canada qu’il n’accorderait pas d’entrevue sur le Grand Prix du Canada tant qu’il n’y aura pas confirmation de son annulation par les autorités gouvernementales.

Dans une précédente version, Radio-Canada rapportait que le Grand Prix du Canada serait annulé cette année en raison d'un avis défavorable de la santé publique de Montréal. Or, de nouvelles informations révèlent que la course pourrait toujours avoir lieu. Nous avons adapté notre article en conséquence.

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