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La relève arrive au camp de l'équipe de hockey féminin du Canada

Des joueuses retraitent au vestiaire.

Marie-Philip Poulin (à droite) est l'une des vétéranes de l'équipe.

Photo : La Presse canadienne / Nicole Osborne

Le camp de l'équipe canadienne de hockey féminin s’ouvre à Halifax. Quarante-sept joueuses se présentent à l’entraîneur-chef Troy Ryan en espérant être l'une des 23 retenues pour le Championnat du monde qui s’y déroulera du 6 au 16 mai.

À moins d’un an des Jeux olympiques, il s’agit d’une des dernières occasions pour les joueuses d’impressionner les responsables de l’équipe nationale.

Pas moins de 18 des 23 joueuses qui ont gagné la médaille d’argent aux Jeux de Pyeongchang en 2018 ont été invitées, ce qui veut dire qu’en théorie, les postes sont rares.

Toutefois, le coeur de l'équipe canadienne vieillit. Dix joueuses ont déjà franchi le cap de la trentaine et souhaitent participer à leurs troisièmes Jeux olympiques.

Place à la relève

C’est peut-être pour amorcer la transition vers une équipe plus jeune que 11 joueuses universitaires ont été invitées. Elles sont déjà en excellente forme, puisque la plupart d’entre elles ont eu la chance de disputer près d’une vingtaine de matchs cette saison, malgré la pandémie.

Parmi elles, Élizabeth Giguère, qui remplit les filets à l’Université Clarkson depuis quatre saisons. Malgré des saisons de plus de 25 buts à chacune ses trois premières années aux États-Unis et un titre de joueuse par excellence de la NCAA la saison dernière, Giguère n’a jamais été en lice pour un poste avec l’équipe nationale.

Sa coéquipière à Clarkson, l’attaquante ontarienne Loren Gabel, sera également du camp. Contrairement à Giguère, elle a déjà participé au mondial et avait impressionné avec six buts en sept matchs.

Le nom de Gabel est l'un des premiers qui viennent à Marie-Philip Poulin quand on lui demande où se trouve la relève de l’équipe canadienne.

À chaque camp d’entraînement, il y a des jeunes qui arrivent et elles sont déjà développées. Elles s’en viennent tellement bonnes. Elles sont rapides et elles ont beaucoup d’habiletés.

S’il y a de solides jeunes joueuses qui cognent à la porte de l’équipe nationale, il y a des moins jeunes qui mériteraient peut-être une vraie chance de se faire valoir en vue des Jeux de Pékin. Ann-Sophie Bettez est l'une de celles-là.

L'une des grandes vedettes de l’ancienne Ligue canadienne, Bettez n’a jamais participé aux Jeux olympiques. Elle a finalement été choisie par Hockey Canada pour le Championnat du monde de 2019, et elle n’a pas déçu.

Même si elle aura 34 ans l’automne prochain, l’attaquante de Sept-Îles n’a pas cessé de s’améliorer depuis. Bettez s’est entraînée sans relâche avec une dizaine de joueuses de l’équipe nationale au Centre 21.02 de Verdun depuis l’automne dernier.

La petite attaquante n’a jamais été aussi rapide ou aussi forte qu’elle l’est présentement. Un peu coincée entre les joueuses établies de l’équipe nationale et les jeunes espoirs, elle doit profiter de chaque fenêtre qui lui est offerte pour impressionner les dirigeants d’Équipe-Canada.

Selon moi, c’est crucial , insiste-t-elle.

Pour moi, c’est vraiment important d’avoir ce championnat-là et d’y participer pour espérer avoir une place à la centralisation et aux Jeux olympiques.

La centralisation, c'est le regroupement de toutes les candidates à l'équipe nationale pendant les six derniers mois avant les Olympiques. Lors des derniers Jeux, l'équipe s'était retrouvée à Calgary et avait joué une série de matchs contre des équipes masculines du midget AAA, en plus de participer à la Coupe des quatre nations et de disputer une série de matchs contre les Américaines.

Foncer, malgré la COVID

Après avoir l'annulation du dernier Championnat du monde à cause de la pandémie, les joueuses ont fait tout ce qu’elles pouvaient pour s’assurer d’être en Nouvelle-Écosse. Certaines craintes demeurent quand elles voient ce qui se passe partout au pays avec les variants et ce qui est arrivé aux Canucks de Vancouver ces dernières semaines.

La capitaine Marie-Philip Poulin surveille la situation.

C’est un peu épeurant, je ne vous mentirai pas. Ça nous passe dans la tête, dit-elle. On ne veut pas l’attraper et on ne veut surtout pas la donner. Ça fait un an qu’on attend ce moment-là, ce serait vraiment malheureux que quelque chose arrive.

Comme les autres joueuses, Mélodie Daoust s’est astreinte à un régime sanitaire sévère, particulièrement au cours de la dernière semaine avant de partir pour Halifax.

Le confinement très strict à la maison. Le port du masque à la maison, si tu habites avec d’autres personnes, détaille-t-elle.

La peur est là, mais en même temps, tu essaies de vivre au jour le jour. C’est quelque chose que tu ne peux pas contrôler. C’est un peu comme au hockey avec tes performances : tu peux seulement contrôler ce que tu peux contrôler, ajoute Daoust, en reprenant un des principes préférés de l’entraîneur du Canadien Dominique Ducharme.

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