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Tokyo, des Jeux olympiques inédits pour Radio-Canada

Ils sont illuminés.

Les anneaux olympiques déployés devant le stade national de Tokyo, en avril 2020.

Photo : AFP / PHILIP FONG

Jean-François Chabot

À 100 jours des Jeux olympiques de Tokyo, de nombreux artisans, collaborateurs, réalisateurs et techniciens de Radio-Canada sont à pied d'oeuvre afin de tout mettre en place pour ce qui constituera un événement sans précédent tant par son ampleur que par sa complexité.

Au moment d'écrire ces lignes, quatre conteneurs remplis de caméras, d'éléments techniques de toutes sortes et de quelques éléments de décor sont en route pour Vancouver, d'où ils seront embarqués pour un long périple en mer à destination de Tokyo.

Ça peut sembler énorme, mais compte tenu des contraintes liées à la pandémie et de la réduction des effectifs qui se rendront sur place, cela représente tout de même une diminution de 50 % du cargo nécessaire à la production de CBC/Radio-Canada comparativement à ce qui avait été acheminé à Rio de Janeiro en 2016.

Les premiers membres du personnel technique s'envoleront pour Tokyo à la mi-juin pour voir à la mise en place.

Catherine Dupont, première directrice sports et production olympique, nous parle des défis qu'il a fallu surmonter durant la dernière année en prévision des Jeux olympiques (23 juillet-8 août) et paralympiques (23 août-5 septembre) uniques pour lesquels nous serons tous des témoins privilégiés.


Q. Alors, Catherine? Le public veut savoir. Est-ce qu’il va y avoir des Jeux olympiques?

R.- On est de plus en plus persuadés qu’il va y avoir des Jeux cet été. Parce que contrairement à l’année passée, on connaît davantage la situation. Les gens du Comité organisateur et les responsables de la télédiffusion (OBS) travaillent d’arrache-pied pour trouver une façon sécuritaire de tenir l’événement. On travaille en sachant qu’il faudra s’adapter par rapport à ce que l’on fait habituellement.


Q. Combien de fois les plans de couvertures de Radio-Canada ont-ils changé depuis un an?

R. - Ahhhh! Mon Dieu! Je ne les compte plus! On se taquine beaucoup là-dessus, le réalisateur-coordonnateur Luc Lebel et moi. On n’a pas arrêté de changer et de changer les plans, encore et encore, parce qu’en plus il y avait le déménagement vers la nouvelle maison de Radio-Canada, qui est toujours en cours [il a lui aussi été retardé par la COVID-19, NDLR].

On avait déjà un nouveau plan à cause de ça. Ce plan a été continuellement à refaire. On ne compte même plus les versions. On adapte la version sur laquelle on travaillait pour la corriger. C’est du jamais vu pour nous. Ce ne seront automatiquement pas des Jeux ordinaires. Ça ne ressemble en rien à ce que l’on a fait dans le passé.


Q. À quoi l’auditoire radio-canadien doit-il s’attendre en sachant qu’une portion importante de la production sera réalisée ici même, à Montréal?

R. - Il y a quand même des choses qui n’ont pas changé. Notre mandat et la diffusion que l’on promet n’ont pas changé. On va tenir l’antenne comme prévu, 23 heures par jour, pendant les 16 jours des Jeux. On sera donc en ondes, jour et nuit, en direct, sauf pour les pauses prévues pour les téléjournaux, le midi et à 18 h (HAE).

Il y a amplement de compétitions à se mettre sous la dent. On sait que les Jeux d’été, c’est très costaud. Pas moins de 339 finales s’y dérouleront dans 33 disciplines et sur 42 sites de compétitions. Il y a encore plus de compétitions parce qu’on a ajouté de nouveaux sports (escalade, karaté, skateboard et surf).

On n’a jamais eu autant d’équipes canadiennes qui participent. Ça aussi, c’est beaucoup plus de compétitions à suivre pour nous dans notre plan de production. C’est costaud et ça sera fait.

Gros plan de son visage

Catherine Dupont lors d'une mission de reconnaissance à Tokyo en 2018

Photo : Courtoisie Catherine Dupont

Sur le web, on aura comme d’habitude un site dédié pour les Jeux, ainsi que l’application mobile où il sera possible de choisir, à la convenance de l’usager, quelle compétition il veut voir, en direct. Il y aura un petit nombre d’épreuves présentées avec le son international (sans commentateur). Il y aura évidemment les faits saillants si vous avez manqué quelque chose.

On sait que ces Jeux-là se déroulent en Asie et des compétitions en direct auront lieu toute la nuit. Donc, si vous avez manqué quelque chose, vous pourrez faire du rattrapage le matin. Il y aura aussi beaucoup d’autres contenus disponibles, tant sur l’application mobile que sur le site web.

On a prévu une émission quotidienne, dès midi, où les internautes pourront se brancher et avoir les nouvelles des Jeux. Olivier Tremblay et Christine Roger animeront cette émission qui offrira un regard plus jeune, plus accessible, tant sur Facebook que sur notre site olympique.

Il y aura aussi un peu de nouveauté comme des épreuves en format condensé qui seront offertes sur TOU.TV en rattrapage.


Q. Parlez-nous des changements dont il faudra tenir compte en matière de couverture terrain.

R. - Ce qui a changé en fait, c’est notre déploiement. Nous serons moins nombreux sur le terrain. Mais on va concentrer tous nos efforts aux contacts avec les athlètes. On sait que ça sera restreint (par les conditions sanitaires) par rapport aux Jeux que l’on a connu dans le passé où nous pouvions faire plus de reportages dans les coulisses ou aller visiter la ville hôtesse. Ce sera plus difficile cette fois-ci.

On aura plus de limites quant aux moments où on aura accès aux athlètes. Mais on fera le maximum chaque fois que ce sera possible. On aura les journalistes sur le terrain pour aller chercher ces entrevues avec les athlètes qui sont très précieuses pour nous. C’est bien la performance, mais il y a aussi l’histoire derrière. On mettra bien sûr tout en œuvre technologiquement afin de respecter la distanciation sociale tout en ayant les commentaires des athlètes.

Nos équipes de descripteurs et d'analystes seront pour la plupart à Montréal. On a déjà fait ça dans le passé. Généralement, on avait à peu près moitié-moitié. C’est évidemment une question de sécurité que de réduire le nombre de personnes qui feront le voyage vers le Japon.

Nous devions aussi prendre en compte le protocole de distanciation entre le descripteur et l’analyste sur les sites de compétition. On a donc limité notre présence à Tokyo au Centre aquatique pour la natation et au stade pour l’athlétisme. Le reste se fera de Montréal.

Nous n’avons jamais autant collaboré avec CBC (le service en anglais de Radio-Canada) dans notre collecte sur le terrain. Ainsi, la grande majorité de nos reporters qui sont bilingues pourront donc faire leur travail tant en français qu’en anglais. Cela nous a permis de réduire notre équipe sur le terrain.

On vous promet de vous amener où il faut quand il le faut pour ne rien manquer des performances canadiennes et des grandes performances internationales.


Q. Qu’est-ce qu’on peut trouver pour se mettre en appétit en attendant les Jeux?

R. - Il faut déjà parler de la très belle série Le rêve olympique. L’équipe de Radio-Canada Sports a travaillé très fort depuis maintenant deux ans. Au départ, cette série était prévue l’an dernier. La diffusion devait commencer au mois d’avril, juste au moment où tout s’est arrêté, qu’on a dû rentrer à la maison et qu’on a appris que les Jeux étaient reportés d’un an.

Le rêve olympique propose l’histoire d’un athlète par épisode. On vous présente comme ça un peu plus d’une douzaine d’athlètes qui seront en compétition à Tokyo. C’est l’occasion d’en apprendre davantage sur eux et de comprendre tout le travail qui a été fait et qui les amène à Tokyo. On s’attache à ces athlètes quand on les entend nous présenter leur situation, leur vie.

On avait préparé cette série-là. Il a fallu la repenser et la rééditer parce que l’histoire des athlètes a changé. Comme nous, ils ont tous eu à subir le confinement. Dans leur cas, ç’a compliqué leur préparation et leurs compétitions. Certains avaient pensé se qualifier d’une certaine façon et les règles ont soudainement changé. On a réédité toute la série et on va commencer à la présenter dès le week-end prochain, tant sur ICI Télé que sur RDI.


Q. Et qu'en est-il des Jeux paralympiques?

On rendra les résumés quotidiens plus tôt dans la journée que lors des Jeux précédents à Rio. La production a dû être resserrée.

Du 24 août au 5 septembre, on va présenter deux heures de reportage, du lundi au vendredi, et des blocs de trois heures les samedis et dimanches, tout ça en après-midi. En semaine, les épisodes seront également rediffusés en fin de soirée pour qu'on soit capable de voir ces athlètes exceptionnels sur leur plus grande scène sportive mondiale.

Nous aurons une petite équipe sur place avec notamment Jean St-Onge à la description et notre fidèle collaborateur Benoit Huot dans son rôle d'analyste. On est encore en train de s'assurer des protocoles. On reçoit encore des instructions à cet égard tant pour les Olympiques que pour les Paralympiques.

Ici à Montréal, Marie-José Turcotte animera les émissions du week-end. Plusieurs descripteurs et analystes se joindront à l'équipe pour couvrir ces Jeux paralympiques.

Elle est accoudée sur une barrière.

Catherine Dupont à l'anneau de glace de Gangneung durant les Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang en 2018

Photo : Radio-Canada


Q. Que peut-on se souhaiter en tant que diffuseur et que peut-on souhaiter à tous ceux qui vont suivre les Jeux olympiques sur nos plateformes?

R. - Avec l’année que l’on vient de passer, nous, les télédiffuseurs, les athlètes comme les spectateurs, on a bien besoin de ces Jeux pour se changer les idées, d’être derrière nos athlètes canadiens, de les voir performer et d’être des témoins.

Pour nous, à Radio-Canada, d’être capables de faire ce travail, de témoigner des performances des athlètes, je pense que c’est unique et que c’est vraiment plus fort que tout.

À l'antenne pour Tokyo 2020 :

  • Athlétisme - piste : descripteur à Tokyo : Michel Chabot; analystes : Bruny Surin et Laurent Godbout
  • Athlétisme - pelouse : descripteur : Kéven Breton; analyste : Nils Oliveto
  • Aviron/canoë-kayak : descripteur : Daniel Aucoin; analyste : Hugues Fournel
  • Badminton : descripteur : Fuat Seker; analyste : Philippe Bourret
  • Baseball : descripteur et analyste : Alain Usereau
  • Basketball masculin : descripteur : Alexandre Tourigny; analyste : Maxime Paulhus
  • Basketball féminin : descripteur : Olivier Paradis-Lemieux; analyste : Chantal Vallée
  • Basketball 3 contre 3 : descripteur : Renaud St-Laurent; analyste : Will Archambault
  • BMX : descripteur : Geneviève Tardif; analyste : Jeffrey Whaley
  • Boxe Descripteur: Jean-Luc Legendre; Analyste: Stéphan Larouche
  • Canoë slalom : descripteur : Alexandre Coupal; analyste : Anthony Kelso
  • Cyclisme sur route : descripteur : Sébastien Boucher; analyste : Dominique Perras
  • Cyclisme sur piste : descripteur : Sébastien Boucher; analyste : Louis Barbeau
  • Escalade : descripteur et analyste : François Parisien
  • Escrime : descriptrice : Marie-Gabrielle Ménard; analyste : Sandra Sassine
  • Golf féminin : descriptrice : Émilie Duquette; analyste : Marie-Pierre Bernier
  • Golf masculin : descripteur : Michel Lacroix; analyste : Carlo Blanchard
  • Gymnastique artistique : descripteur : Jean St-Onge; analyste : Bernard Petiot
  • Gymnastique rythmique : descriptrice : Geneviève Tardif; analyste : Bernard Petiot
  • Haltérophilie : descripteur : Jean-François Chabot; analyste : Guy Hamilton
  • Hockey sur gazon : descripteur : Patrick Henri; analyste : André Rousseau
  • Judo : descripteur : Philippe Crépeau; analyste : Jean-Philippe Éthier
  • Karaté : descripteur : Jean-François Chabot; analyste : Marie-Eve Dicaire
  • Lutte descripteur : Philippe Crépeau; analyste : Dorothy Yeats
  • Natation : descripteur à Tokyo : René Pothier; analyste : Benoit Huot
  • Natation en eaux libres : descripteur : Fuat Seker; analyste: Xavier Desharnais
  • Natation artistique : descriptrice: Marie-Gabrielle Ménard; analyste : Sylvie Fréchette
  • Plongeon : descripteur : Guy D'Aoust; analyste : Émilie Heymans
  • Rugby : descriptrice : Claudine Douville; analyste: Kathleen Keller
  • Planche à roulettes : descriptrice : Geneviève Tardif; analyste : Louise Héneault-Éthier
  • Soccer masculin : descripteur: Olivier Brett; analyste: Patrick Leduc
  • Soccer féminin : descripteur : Olivier Brett; analyste : Valmie Ouellet
  • Softball : descripteur : Alain Usereau; analyste : Kim Sarrazin
  • Sports équestres : descriptrice : Claudine Douville; analystes : Marie-Josée Delisle (dressage) et Josée Turcotte (sauts)
  • Surf : descriptrice et analyste : Alexandra Piché
  • Tennis : descripteur : Yvan Ponton; analyste : Hélène Pelletier
  • Taekwondo : descripteur : Jean-François Chabot; analyste : Olivier Pineau
  • Triathlon : descripteur : Sébastien Boucher; analyste : Audrey Lemieux
  • Vélo de montagne : descripteur : Sébastien Boucher; analyste : Mathieu Toulouse
  • Volleyball descriptrice : Justine Boutet; analyste : Josée Corbeil
  • Volleyball de plage : descripteur : Gilles Gagnon; analyste : Guylaine Dumont
  • Water-polo : descripteur : Sinisa Sindik; analyste : Ann Dow

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