•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jon Merrill, de l'Oklahoma à Montréal

Il garde la rondelle derrière le filet alors qu'il est poursuivi par Patrik Laine.

Jon Merrill

Photo : AP / Jay LaPrete

Seulement cinq joueurs natifs de l’Oklahoma ont joué dans la Ligue nationale de hockey. Un État davantage reconnu pour son climat subtropical et ses parcours de golf que ses patinoires.

Un certain Burr Williams a disputé 22 matchs dans les années 1930. Dan Woodley a fait une apparition éclair de cinq matchs dans le circuit en 1988. Le joueur le plus productif en provenance de cet État est de loin Tyler Arnarson, qui a connu des saisons correctes avec Chicago dans les années 2000. Incapable d’obtenir une place dans l’une des 31 formations, le défenseur Matt Donovan a quitté l’Amérique cette année pour se joindre à un club suédois.

Puis, il y a Jon Merrill, nouvelle acquisition du Canadien.

Avec 392 matchs, et à 29 ans seulement, il est en voie de devenir l’Oklahomien le plus actif de l’histoire de la ligue. Il ne dépassera pas Arnason cette année, mais peut-être la saison prochaine.

Joueurs de la LNH nés en Oklahoma

  • Tyler Arnason : 487 matchs
  • Jon Merrill : 392 matchs
  • Matt Donovan : 69 matchs

Même si Oklahoma City apparaît sur son passeport, le défenseur considère plutôt le Michigan comme étant sa véritable maison.

Je suis né là-bas, alors que mon père était dans les forces aériennes américaines, a-t-il expliqué mardi. Mais mes deux parents viennent du Michigan. J’ai seulement passé environ deux ans en Oklahoma.

Partisan des Red Wings dans sa jeunesse, il a saisi l’occasion en octobre 2020 de signer un contrat avec l’équipe de son enfance.

C’est difficile de quitter Détroit, mais le plus difficile c’est de laisser ma famille là-bas, a-t-il mentionné de son hôtel à Edmonton, là où il est placé en quarantaine. Elle ne peut pas m’accompagner pour l’instant en raison de la pandémie.

Jon Merrill célèbre un but face à la Finlande avec ses coéquipiers.

Jon Merrill a remporté la médaille de bronze avec l'équipe américaine au Championnat du monde de hockey junior en 2011.

Photo : Reuters / Brendan McDermid

L’arrière de 1,9 m (6 pi 3 po) reconnaît toutefois que ce nouveau départ avec le Tricolore pourrait lui être bénéfique.

Comme athlète, on veut se retrouver dans des matchs importants. Ça peut être frustrant de ne pas voir ses efforts se transformer en résultat, affirme-t-il.

Les Red Wings n’ont récolté que 15 victoires en 44 duels cette saison.

Merrill quitte une jeune équipe, au sein de laquelle il avait énormément de responsabilités, pour une formation bien mieux nantie en défense. Son rôle devrait changer sous les ordres de Dominique Ducharme.

Avec les Wings, il était au troisième rang des joueurs les plus employés par Jeff Blashill. Presque vingt minutes par rencontre, dont du temps de glace en avantage numérique et en infériorité numérique.

Temps d'utilisation par match chez les Red Wings cette année

  • Filip Hronek, 23 minutes 37 secondes
  • Dylan Larkin, 20 minutes 29 secondes
  • Jon Merrill, 19 minutes 41 secondes

Celui qui a été obtenu dimanche contre Hayden Verbeek et un choix de cinquième tour se dit prêt à relever n’importe quel défi.

Dans ma carrière, mon temps d’utilisation a souvent varié, dit-il. Je suis habitué à jouer 13 minutes ou 20 minutes par match. Je suis juste heureux de contribuer.

L’athlète sait aussi s’adapter en fonction des attentes et des besoins. Avec Vegas, j’ai beaucoup joué sur le flanc gauche. Et j’ai passé l’année complète à droite avec Détroit.

Dominique Ducharme n’a pas encore déterminé de place précise pour Merrill sur son échiquier.

Ça va dépendre du jeu de notre équipe, de comment se portent les différentes paires lorsqu’il sera prêt à se joindre à nous.

De la compétition en interne

Ducharme aura bientôt l’embarras du choix pour composer ses duos de défenseurs. Il y a Merrill, Erik Gustafsson, autre acquisition de Marc Bergevin, sans oublier Ben Chiarot. Le vétéran devrait être de retour de sa blessure d’ici quelques jours.

Une abondance qui devrait servir l’équipe, selon lui.

C’est important la compétition à l’interne. Qu’on le veuille ou non, ça fait ressortir le meilleur de chacun. Ça amène des joueurs à se dépasser.

Brett Kulak en sait quelque chose : depuis son arrivée dans la grande ligue, il a toujours eu à se battre pour obtenir un poste au sein du top 6.

Si Merrill ou encore Gustafsson savent se rendre indispensables aux yeux du personnel d’entraîneurs du CH, il pourrait bien être celui qui écope.

Kulak se dit toutefois bien mieux outillé pour faire face à cette pression venant de l’interne.

Quand j’étais jeune, j’avais plus de difficulté à gérer ces situations, admet-il. Je regardais ce que les autres accomplissaient sur la glace plutôt que me concentrer sur mon jeu.

Maintenant, je vois cette compétition de façon très positive. Ça nous force à nous surpasser.

Une citation de :Brett Kulak

En attendant la cavalerie – Merrill rejoindra sa nouvelle équipe la semaine prochaine – Brett Kulak doit se préparer pour les Flames, qui seront de passage à Montréal mercredi et samedi. À l'enjeu : la quatrième et dernière place donnant accès aux séries éliminatoires dans la division canadienne.

En plus de Chiarot, les Montréalais pourront aussi bientôt compter sur Carey Price et Joel Armia qui se rapprochent d'un retour au jeu.

L’arrière voudra certainement bâtir sur sa performance de lundi soir, face aux Maple Leafs, alors qu’il a formé un duo efficace avec le capitaine Shea Weber.

Il faudra être prêt. Tous les matchs seront importants.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !