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Port du masque : le monde du sport devra s’adapter

Un joueur de baseball en position pour frapper la balle.

Les joueurs du baseball mineur devront être patients.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Depuis le début de la pandémie, le mot adaptation est devenu l’un des plus utilisés du vocabulaire sportif.

Les nouvelles mesures sanitaires annoncées mardi par le gouvernement du Québec forceront les organisations sportives à s’adapter de nouveau.

La plus grande nouveauté est l’obligation du port du masque pendant les activités de groupes à l’extérieur. Les fédérations sportives attendent encore des précisions de la santé publique quant aux modalités, mais le masque fera vraisemblablement son entrée sur les terrains de sport au cours des prochains jours.

À Baseball Québec, on se réjouit d’abord de pouvoir simplement poursuivre les entraînements à l’extérieur en petits groupes.

Nous avons le choix d’avoir des jeunes confinés ou des jeunes masqués, dit Maxime Lamarche, directeur général de Baseball Québec. J’aime beaucoup mieux voir nos jeunes courir, lancer et frapper des balles que de les voir se morfondre à ne pas pouvoir faire de sport. Avec les températures fraîches du printemps, on est prêt à faire ces sacrifices-là.

Des jeunes de programmes sport-études de baseball se sont déjà entraînés en portant le masque cet hiver. Au hockey, des joueuses de l’équipe canadienne féminine ont aussi eu à porter le masque lors de leur entraînement sur glace ces derniers mois à Montréal.

M. Lamarche ne veut surtout pas, pour l’instant, jouer à relever les incohérences apparentes de la santé publique. Il s’attend à voir des jeunes masqués sur un terrain de baseball quand, au même moment, des badauds seront réunis dans les mêmes parcs sans en porter.

Ce serait facile de le faire, surtout dans notre sport où la distanciation sociale est facile à respecter par l’essence même du jeu, explique-t-il. Plus la saison avancera et qu’il fera chaud, ça pourrait devenir un enjeu pour l’hydratation. On pourrait avoir beaucoup de questionnements à ce moment-là et on fera alors nos représentations pour mettre les masques de côté comme l’été dernier où tout a bien été.

Pour l’instant, les inscriptions au baseball mineur s’accumulent à un rythme fort intéressant. Maxime Lamarche ne croit pas que l’obligation du port du masque pour les joueurs, entraîneurs et arbitres aura une incidence négative sur l’adhésion des membres.

On a une vingtaine d’associations qui ont déjà surpassé les inscriptions de 2020 et une quinzaine ont même dépassé celles de 2019, ajoute-t-il. On insiste sur l’importance que les jeunes bougent. Les jeunes ont une grande capacité d'adaptation, meilleure que celle des adultes bien souvent.

Les clubs de course à pied devront aussi se plier aux nouvelles exigences de la santé publique. Marie-Ève Pelland, responsable du club de course en sentiers Tout Trail qui offre des ateliers dans la région de Québec et en Montérégie, s’attend à devoir obliger les participants à porter le masque en courant.

Trois femmes courent dans un sentier en forêt.

Marie-Ève Pelland et des coureuses dans les sentiers de la région de Québec

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

Quelques coureurs ont déjà manifesté leur intention de se retirer des activités de groupe le temps que la mesure restera en place.

Ils comprennent qu’on est tenus de respecter les règles, mais ils ne veulent pas courir avec un masque, dit Mme Pelland. On espère les retrouver à la levée de la restriction. On va probablement devoir éviter les entraînements à très haute intensité avec les masques. On va faire des tests au cours des prochains jours pour voir lesquels respirent le mieux.

On doit s’adapter, c’est le mot d'ordre et c’est la vie, ajoute la coureuse. On va continuer à offrir nos services. Car, même avec un masque, le fait de pouvoir se voir en groupe, ça fait vraiment du bien à certaines personnes. Alors, c’est important de continuer à le faire, masque ou pas masque.

Étonnement à la fédération québécoise des sports cyclistes

Le masque sera aussi obligatoire pour les cyclistes qui roulent en peloton ou en petits groupes selon l’interprétation qu’en fait la Fédération québécoise des sports cyclistes.

Par courriel à Radio-Canada Sports, la fédération dit se questionner sur l’efficacité de cette mesure et de son application sur les routes du Québec.

Au cours des prochains jours, nous entendons faire des représentations auprès des autorités compétentes afin d’obtenir un assouplissement de cette mesure en faisant valoir que les mesures mises en place l’an dernier dans notre plan de relance sont adaptées et suffisantes pour assurer la sécurité des cyclistes, écrit Carl Vaillancourt, coordonnateur aux communications.

Un peloton de cyclistes du Cyclo Tour SP de la Côte-Nord sur la route 138

Des cyclistes du Cyclo Tour SP de la Côte-Nord sur la route 138

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Il ajoute que les mesures mises en place dans le plan de relance en 2020 ont prouvé leur efficacité. Le plan de relance de 2021 sera d’ailleurs bonifié.

Les mesures mises en place ont permis d’assurer la sécurité de tous les membres qui ont pris part à nos événements l’an dernier. Sur une cinquantaine d’événements sanctionnés par la FQSC en 2020, nous n’avons répertorié aucun cas positif à la COVID-19. C’est donc dire que nos membres peuvent pratiquer leur discipline en toute quiétude.

De leur côté, les fédérations sportives reçoivent normalement des précisions de la santé publique quelques heures ou jours après les annonces publiques.

Selon les informations disponibles, deux joueurs de tennis ou de badminton qui s’affrontent pourraient enlever leur masque une fois sur le terrain.

Jeudi matin, Tennis Québec a confirmé que le port du masque à l'extérieur sera obligatoire en double dans les zones où il est permis d'y jouer (orange et rouges, mais pas dans celles où des mesures d'urgence sont imposées) et pour les activités de groupe.

Pour le golf, un sport individuel qui se joue souvent à quatre, le décret ne précise pas la marche à suivre, mais l’Association des golfeurs professionnels du Québec s’attend à ce que les golfeurs puissent enlever le masque une fois rendus sur le tertre de départ à condition, bien sûr, de maintenir une distance de deux mètres avec leurs partenaires de jeu.

À l’intérieur, en zone rouge, les gymnases d’entraînement sont fermés, mais les piscines, les espaces pour le tennis ou le badminton et les arénas demeureront ouverts.

Le port du masque sera obligatoire en tout temps dans les arénas et dans les gymnases.

(Avec la collaboration de Jean-Philippe Martin)

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