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La Coupe Challenge de la NWSL en webdiffusion à Radio-Canada Sports

Tous les matchs et la finale de cette compétition seront webdiffusés en direct sur le site de Radio-Canada Sports.

Elle s'adresse aux médias devant un terrain de soccer.

Lisa Baird occupe le poste de commissaire de la NWSL depuis le 10 mars 2020.

Photo : Bryan Byerly/isiphotos.com

Olivier Tremblay

La National Women’s Soccer League (NWSL) réalise une percée en territoire canadien.

Dèsvendredi, à 20 h 30 (HAE), Radio-Canada Sports diffusera en ligne les 21 matchs de la Coupe Challenge, un tournoi qui marquera le coup d’envoi de la saison 2021 pour l’élite du soccer féminin nord-américain dont font notamment partie Christine Sinclair, Megan Rapinoe, Alex Morgan, Carli Lloyd, Sophie Schmidt et les Québécoises Évelyne Viens et Bianca St-Georges.

La commissaire de la NWSL, Lisa Baird, s’est entretenue avec Radio-Canada Sports à propos de ce nouveau partenariat, de la place du Canada en NWSL et de l’élan qu’a pris la ligue malgré une année 2020 difficile.

(L’entretien a été remanié aux fins de clarté et de synthèse.)


Q. Quel sentiment vous habite à l’annonce de ce partenariat avec Radio-Canada Sports?

R. Nous sommes vraiment contentes d’accroître notre rayonnement au Canada, un pays avec une grande culture de soccer. Nous avons de nombreuses joueuses de l’équipe nationale canadienne. C’était donc la manière parfaite d’élargir notre auditoire. Nous avons bien hâte de voir la réaction du public, et je crois que c’est très spécial de le faire à l’occasion de la Coupe Challenge, un tournoi excitant qui mettra en vedette certaines des meilleures joueuses canadiennes. C’est parfois compliqué d’harmoniser notre horaire avec celui des sélections nationales, mais nous aurons du bon soccer à présenter et de nouveaux talents se révéleront sur le terrain dès vendredi.

Radio-Canada, diffuseur officiel canadien francophone de la NWSL, présentera les 21 matchs de la Coupe Challenge 2021 qui se dérouleront du 9 avril au 8 mai prochain. Tous les matchs et la finale de cette compétition seront webdiffusés en direct sur le site de Radio-Canada Sports. Ce sera l’occasion de voir à l’œuvre une grande partie des joueuses de l’équipe féminine canadienne qui ira aux Jeux olympiques de Tokyo l’été prochain.

Les joueuses étoiles Christine Sinclair, Évelyne Viens et Bianca St-Georges sont parmi les 15 joueuses canadiennes les plus en vue de la NWSL. Elles font partie des 10 équipes qui se disputeront la Coupe Challenge aux côtés d’athlètes d’envergure internationale comme les Américaines Megan Rapinoe et Alex Morgan et la Brésilienne Marta.

Le trio de commentateurs formé des journalistes sportifs Michel Chabot, Christine Roger et Olivier Tremblay décrira les matchs et la finale du 8 mai en compagnie de l’entraîneuse Valmie Ouellet. Cette dernière analysera le jeu des équipes.

En complément, les amateurs de soccer pourront suivre chaque semaine le nouveau balado Tellement soccer lancé mercredi sur Radio-Canada OHdio. Ce sera l’occasion d’en apprendre davantage sur la Coupe Challenge 2021 et sur les actualités du soccer en compagnie de Christine Roger, d'Olivier Tremblay et d'Hassoun Camara.

Radio-Canada élargit sa couverture sportive pour offrir un plus grand rayonnement aux sports féminins et souhaite contribuer à encourager la relève sportive féminine.


Q. La NWSL n’est pas encore présente dans les marchés canadiens. Quelle est la place à venir du Canada dans la ligue?

R. Nous pensons toujours à l’expansion. Nous avons davantage de discussions que par le passé. La présentation de nouveaux marchés aux États-Unis s’est traduite par des questions et des demandes de la part d’intervenants canadiens. Le Canada serait un formidable marché pour nous. Nous sommes une petite et jeune ligue. Notre priorité, c’est que nos marchés d’expansion de cette année, Louisville et Kansas City, prennent leur élan.

Nous avons aussi deux nouvelles équipes californiennes qui commenceront à jouer en 2022 [Angel City FC et Sacramento, mais l’arrivée de cette dernière équipe doit encore être confirmée par le groupe de propriétaires, NDLR], mais nous sommes très ouvertes à ce que d’autres se joignent à nous en 2023, 2024 ou 2025. Ça peut sembler loin, mais les discussions sont en cours avec différents marchés. La culture sportive canadienne serait un grand atout pour nous. Mais il faut bien sûr regarder la réglementation, ce qui veut dire qu’il faut obtenir l’approbation de la CONCACAF et de la FIFA parce qu’on traverserait une frontière.


Q. Pendant que de nombreuses ligues semblaient en difficulté en 2020, la vôtre a pris un élan certain. Vous avez été la première à reprendre vos activités en Amérique du Nord. Vous avez fait le plein de commanditaires et de partenaires. Comment y êtes-vous parvenue?

R. Quand je repense à 2020, je crois que nous avons accompli quelque chose qui était précisément dans l’esprit de la ligue. Nos propriétaires, nos employés et, surtout, nos joueuses sont une grande source d’inspiration. Les joueuses voulaient jouer, mais elles voulaient le faire en toute sécurité, dans le respect de tout ce qui se passait dans le monde avec les injustices raciales, notamment. Quand nous avons étudié ce qui était faisable comme événement sportif pendant la période terrible que nous avons vécue l’été dernier, nous avons surtout voulu créer le milieu idéal pour nos joueuses. Nous voulions leur permettre d’utiliser leurs voix et leur offrir un milieu sécuritaire.

C’était l’esprit des joueuses : elles voulaient jouer. Et c’était contagieux, parce que quand nous avons tout mis sur pied – nous sommes une ligue tout à fait indépendante, alors nous devons vivre avec nos propres ressources –, nous avons vu que ce n’était pas seulement bon pour nos joueuses, nos clubs et notre public. C’était un peu comme si le monde entier s’était rallié derrière nous. Nous étions la petite ligue qui réussissait, et c’était génial de voir que les gens souhaitaient notre réussite, que le public nous regardait à la télévision même si nous étions à huis clos en Utah.

Bandeau consultez Tellement soccer

Q. Dans quelle mesure avez-vous été prise de court par la visibilité accrue de la ligue pendant la dernière année, avec une Naomi Osaka, par exemple, qui se présente aux Internationaux d’Australie avec le maillot de l’équipe dont elle est désormais actionnaire, le Courage de la Caroline du Nord?

R. Je vais être très honnête : j’ai été surprise de voir comment le rayonnement de la ligue a pris de l’ampleur. Je savais que le public serait au rendez-vous pour la Coupe Challenge 2020. Un tournoi de style olympique, ça plaît au public, et ç’a donné une compétition très intense dans un été où les Jeux olympiques ont été remis. Nos cotes d’écoute ont grimpé de 500 % pendant une saison où beaucoup de gens avaient les yeux rivés sur les nouvelles en Amérique à cause des élections.

Nous avons pu montrer que c’est un bon investissement que de soutenir notre ligue. On peut investir dans le sport féminin. Les athlètes rendent ça viable. Le sport féminin, le soccer féminin, ça donne des cotes d’écoute qui plaisent aux commanditaires. Je crois que nous formons la meilleure ligue du monde, avec le meilleur produit sur le terrain. Nous avons des vedettes mondiales. Nous avons prouvé que nous attirons le public. C’est normal que des investisseurs nous appellent. Ce qui m’a étonné, c’est qu’on y soit arrivé avec la petite équipe que nous avons dans nos bureaux avec les circonstances qu’on connaît.

Elle prend la pose sur le court de tennis, un ballon de soccer sous le pied droit.

Naomi Osaka est actionnaire du Courage de la Caroline du Nord.

Photo : Courtoisie/Courage de la Caroline du Nord

Quand Naomi et son équipe nous ont appelées, nous avons dit oui tout de suite. Qu’elle investisse dans le Courage, ç’a fait sonner notre téléphone. Il y a eu Angel City qui nous a donné un élan formidable, puis Naomi, Chicago… Cela a créé un effet boule de neige. C’était une belle surprise.


Q. Compte tenu de la concurrence accrue venant de l’Europe et d’ailleurs, la NWSL pourra-t-elle continuer d’investir pour demeurer parmi les meilleures ligues du monde?

R. Nous allons continuer de faire de notre mieux, et ça prend un véritable engagement de la part de nos clubs, de nos employés, de nos joueuses. Nous voulons continuer d’élever nos standards. Nous voulons être une ligue qui rassemble les meilleurs talents d’un sport mondial dans un contexte compétitif et intense propre à l’Amérique du Nord, avec une vraie parité. Nous savons que la concurrence sera forte, mais nous voulons garder notre place.


Q. La ligue et les joueuses ont aussi bien semblé collaborer au cours de la dernière année, si bien que vous allez maintenant négocier votre toute première convention collective. Quelle est l’importance de cette collaboration au sein de la ligue?

R. C’est crucial. C’était ma première année en 2020, les joueuses et leurs représentantes commençaient à peine à me connaître. Elles m’ont dit que la sécurité était importante pour elles. Je suis très fière que nos propriétaires, dans les circonstances de 2020, aient continué de payer les joueuses, salaires et avantages compris. La ligue prend de l’ampleur, et je suis ravie de voir Meghann Burke devenir directrice générale de l’Association des joueuses.

Nous bâtissons une relation, et j’ai hâte de négocier notre première convention collective. C’est un processus historique pour les deux parties.


Q. Les Jeux olympiques de cet été peuvent-ils se traduire par une autre poussée de croissance pour la NWSL?

R. Je viens du monde olympique, j’y ai passé 10 ans. Peu importe le sport, les Jeux olympiques donnent l’occasion au monde de savourer les performances des athlètes. Plusieurs joueuses de la NWSL seront à Tokyo pour représenter leur pays. C’est une belle occasion pour la ligue de voir les équipes américaines et canadiennes bien réussir, mais nous avons aussi des athlètes de beaucoup d’autres pays. Et ce ne sont pas toujours les athlètes médaillées qui gagnent notre cœur aux Jeux olympiques. On y vit toutes sortes d’histoires. Les gens savent que les meilleures joueuses du monde sont dans notre ligue, et les gens les suivront aux Jeux, ce qui, souhaitons-le, nous aidera à grandir encore à leur retour.


Q. L’équipe de Montréal en MLS vient de changer d’identité. Le Sky Blue FC l’a fait mardi, et vous avez fait part de votre opinion, très positive, sur Twitter. Comment le public a-t-il réagi?

R. Les gens pensent que la commissaire voit tout avant que ça sorte. Certains de mes collègues ont travaillé de concert avec l’équipe pour préparer l’annonce et faire le nécessaire sur le plan juridique, mais je n’avais pas vu le logo avant l’annonce de mardi.

Je n’ai pas pu m’en empêcher : quand j’ai vu le logo, ma réaction était aussi positive que celle du public. On peut s’amuser sur Twitter, mais dans certains cas, je dois être la commissaire sérieuse. Espérons que c’était correct mardi. Mon équipe me demande parfois de prendre une pause de Twitter, et j’essaie de les écouter. Mais soyons honnêtes : c’est un excellent logo.

C’est difficile de changer une marque, mais il faut comprendre les raisons pour lesquelles on le fait. L’équipe voulait rassembler les communautés de New York et du New Jersey, et peut-être un peu du Connecticut. Ils ont utilisé un des plus grands symboles de l’Amérique : la statue de la Liberté, un des points d’entrée au pays. C’est une stratégie pour rappeler au public que le marché de New York et du New Jersey veut faire preuve d’ouverture. Mais en même temps, on voit dans la nouvelle identité une certaine attitude, une certaine audace. Cela dit, je comprends que les partisans trouvent les changements de marque difficiles à vivre.

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