•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Derek Drouin en voie d'être médaillé d’argent des Jeux de Londres

Il montre sa médaille avec les autres sur le podium.

Derek Drouin (au centre) a remporté l'or olympique en 2016 quatre ans après sa médaille de bronze à Londres.

Photo : Getty Images / Julian Finney

Agence France-Presse

Le spécialiste canadien du saut en hauteur Derek Drouin devrait hériter d’une médaille d'argent des Jeux olympiques de Londres de 2012. Le champion russe Ivan Ukhov a été débouté mercredi dans son appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) et perd sa médaille d’or pour cause de dopage.

Drouin avait décroché le bronze à ces Jeux, ex aequo avec deux adversaires, le Britannique Robert Grabarz et le Qatari Mutaz Essa Barshim, lesquels se retrouveraient aussi avec une médaille d’argent.

Le vice-champion olympique, l’Américain Erik Kynard, hériterait quant à lui de l’or.

Les médailles de cette épreuve n'ont pas été réattribuées. La décision appartient au Comité international olympique (CIO).

Dans sa décision rendue mercredi sur l’appel d’Ukhov, le TAS a indiqué qu’il était disqualifié pour la période allant du 16 juillet 2012 au 21 décembre 2014. Le Russe récupère cependant ses résultats de l’année 2015 et n’est plus suspendu que pour deux ans et neuf mois à compter du 1er février 2019, contre quatre ans auparavant.

Ivan Ukhov et 11 autres athlètes russes ont été suspendus par le TAS en février 2019 sur la base des révélations du rapport du juriste canadien Richard McLaren qui a mis en lumière un système de dopage institutionnalisé en Russie.

Derek Drouin, 31 ans, a décroché l’or olympique à Rio quatre ans après les Jeux de Londres.

Quatre ex-athlètes russes sanctionnés

Quatre anciens athlètes russes, dont deux champions olympiques, sont aussi rétroactivement disqualifiés pour dopage sur la foi de preuves contenues dans le rapport McLaren, a aussi indiqué le Tribunal arbitral du sport.

L'affaire est d'autant plus intéressante que les tricheries individuelles restent difficiles à établir en l'absence de test positif à une substance interdite, et même si le dopage d'État en Russie a fait l'objet de vastes enquêtes depuis 2015.

La juridiction suprême du monde sportif a sanctionné le champion olympique du saut en hauteur en 2008 Andrey Silnov, 36 ans, la championne olympique de 2012 du 400 m haies Natalia Antyukh, 39 ans, l'ex-vice-championne du monde 2007 du 1500 m Yelena Soboleva, 38 ans, et la spécialiste du lancer du marteau Oksana Kondratyeva, 35 ans.

Sans que le TAS ne précise les motifs de sa décision, Yelena Soboleva s'est vu infliger une période de huit ans d'inadmissibilité à partir de ce mercredi, contre quatre ans pour ses trois compatriotes, tous retirés de la compétition.

Le tribunal a également annulé tous les résultats de Mme Soboleva entre mai 2011 et sa suspension provisoire le 15 décembre 2016, de Natalya Antyukh depuis le 30 juin 2013, d'Oksana Kondratyeva depuis le 2 juillet 2013 et d'Andrey Silnov depuis le 8 juillet 2013.

Deus coureuses avec le drapeau russe.

Natalya Antyukh (au centre)

Photo : Getty Images / Cameron Spencer

Les meilleurs résultats des quatre athlètes sont cependant antérieurs à cette période. Andrey Silnov conserve donc sa médaille d'or décrochée aux JO de Pékin, et Natalya Antyukh son titre acquis à ceux de Londres en 2012 et ses deux titres mondiaux du 4 x 400 m en plein air en 2005 et en salle l'année suivante.

Natalia Antyukh avait en revanche déjà été privée sur le relais 4 x 400 m de trois médailles mondiales (bronze en 2009 et 2011, or en 2013) et d'une médaille olympique (argent en 2012) en raison des disqualifications pour dopage d'ex-équipières. Yelena Soboleva avait de son côté perdu sa médaille d'argent mondiale obtenue au 1500 m pour dopage.

Le rapport du juriste canadien Richard McLaren, commandé par l'Agence mondiale antidopage (AMA), avait mis en lumière en 2016 un système institutionnalisé de dopage en Russie, notamment le blanchiment de plus de 500 tests positifs du laboratoire de Moscou, au coeur du scandale.

Andrey Silnov était devenu après sa carrière vice-président de la fédération russe et s'était présenté à la présidence en 2016.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !