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Les blessures de Carey Price et de Brendan Gallagher créent un effet domino

Un gardien sans masque est étendu sur la glace.

Carey Price a perdu son masque en défendant le filet en deuxième période, lundi, contre les Oilers.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

En toute logique, Jake Allen s’acquittera de la tâche en l’absence de Carey Price. Les responsabilités accrues de Jesperi Kotkaniemi à l’entraînement, mardi, pouvaient toutefois surprendre.

D’abord, les mauvaises nouvelles.

Price ne s’est pas blessé sur un jeu précis comme on aurait pu le croire lors de son déplacement latéral à sa droite au début de la deuxième période contre les Oilers, lundi.

Non, selon Dominique Ducharme, ça fait un petit moment qu’il traîne ça. C’est donc une question de précaution pour le gardien vedette évalué au jour le jour. L’entraîneur n’a pas voulu confirmer son absence pour les deux prochains matchs, mais Allen, peut-être sans le vouloir, l’a un peu fait à sa place.

J’ai une chance d’y aller, de jouer deux matchs et d’avoir du plaisir, a laissé tomber Allen.

Absence indéterminée pour le gardien vedette donc, qui pourrait ne pas se prolonger indûment. On évoque la possibilité de lui permettre de se remettre à 100 % de cette douleur lancinante qui l’afflige, quelle qu’elle soit. Somme toute, il ne s’agit de rien de majeur. Ducharme a d’ailleurs spécifié qu’il n’avait jamais été question de le retirer du match lundi, car selon l’information qu’on a, ce n’est ni dangereux pour sa saison ou pour sa carrière.

Par ailleurs, les partisans de longue date du CH ont déjà joué dans ce scénario des blessures alambiquées concernant Price, qui s’étirent et s’étirent jusqu’à en devenir une tragi-comédie. Le Tricolore a toujours enveloppé jalousement l’état de santé de son joyau d’une aura de mystère.

En attendant, Allen sautera dans la mêlée contre les Maple Leafs mercredi avec d’excellents chiffres à l’appui, comme un taux d'efficacité de ,922 et une moyenne de 2,23 (fiche de 5-3-4). Le portier de Fredericton était encore un gardien partant dans la LNH il y a tout juste deux ans et compte des saisons de 59 et de 61 matchs.

Même s’il devait être d’office mercredi et jeudi, ce n’est rien pour l’effrayer.

Je connais ça. J’ai joué souvent des trois matchs en trois soirs dans la Ligue américaine ou des deux matchs en 24 heures dans la LNH. Tu dois prendre ça au jour le jour.

Une citation de :Jake Allen

Je prône la constance chaque jour. Pour moi [dans ma préparation], tous les jours sont pareils. Alors, peu importe l’occasion qui se présente, rien ne change. Si tu n’as pas cette constance, que tu es paresseux et tu te dis que tu dois travailler plus fort soudainement pour être prêt pour quelques matchs, ça ne sera pas en ta faveur. [La constance dans la routine] te donne cette préparation mentale qui fait que tu es prêt à y aller, a détaillé le gardien de 30 ans.

La venue de Jake Allen l’automne dernier se voulait une réponse à ce cas de figure. Certes, son mandat premier est d’abattre la besogne pendant que Price se repose, mais Marc Bergevin ne pouvait écarter la possibilité d’une blessure à son gardien numéro un, vieillissant comme tout le monde.

Sans Allen, le CH a déjà étalé au grand jour sa vulnérabilité derrière Price, car Cayden Primeau est encore en formation et pas tout à fait prêt pour un rôle semblable.

Et voilà. Nous y sommes. La police d’assurance devra remplir sa part du contrat.

Kotkaniemi à l’aile droite

Jesperi Kotkaniemi n’aura pas rongé son frein bien longtemps. Décalé au centre du quatrième trio avec l’arrivée d’Eric Staal le temps d’un match, voilà le jeune Finlandais propulsé à l’aile droite du premier avec la lourde tâche de permettre à Phillip Danault et à Tomas Tatar de poursuivre sur leur lancée en l’absence de leur moteur, comme l’a décrit Allen.

Ducharme n’avait pas de mise à jour à offrir concernant l’état de santé de Gallagher. Le petit attaquant doit encore passer des tests, mais les absences pour des fractures à un ou des doigts se comptent généralement en semaines. En plusieurs semaines.

La blessure survient aussi au moment où le trio de Danault était redevenu l’un des plus dominants de la Ligue nationale à cinq contre cinq.

Brendan Gallagher s'apprête à poser son gant droit sur le casque de Tomas Tatar.

Tomas Tatar (à gauche) et Brendan Gallagher (à droite)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Bref, elle tombe bien mal, quoiqu’il n’y ait jamais de bon moment pour perdre les services du joueur reconnu comme le cœur et l’âme de l’équipe.

Kotkaniemi avait certes eu droit à quelques auditions en remplacement de Gallagher lundi soir, mais l’on pensait bien que Paul Byron avait décroché le rôle après sa prestation inspirée en troisième période. Il a lui-même provoqué le revirement de Darnell Nurse avant de remettre la rondelle à Tatar, auteur du but égalisateur. Kotkaniemi n’avait d’ailleurs plus sauté sur la glace à partir du milieu du dernier engagement.

Pourtant, ô surprise, voilà l’orgueil de Pori (à moins que ce ne soit Joel Armia, l’orgueil de Pori… à vous de voir) avec de grands patins à chausser.

Évidemment, personne ne s’attend à voir Kotkaniemi se planter devant le gardien adverse, narguer l’adversaire et perdre une dent avant la fin de la prochaine rencontre.

On veut qu’il soit KK, a résumé Ducharme.

Il est à son meilleur quand il est dynamique, quand il patine, quand il transporte la rondelle, quand il est physique, quand il utilise son lancer, son talent. Une fois que le jeu est commencé, de jouer à l’aile ou au centre, souvent c’est juste de savoir qui est le premier attaquant à revenir en zone défensive. Une fois que le jeu est parti, il n’y a pas une si grande différence, surtout pour un joueur de centre, de passer à l’aile, c’est beaucoup plus facile, a renchéri l’entraîneur.

Kotkaniemi lui-même ne semblait pas s’en émouvoir outre mesure même s’il a rappelé ne pas avoir joué à l’aile depuis longtemps.

C’est un honneur. Ce sont de très bons joueurs. Qu’y a-t-il de mieux que de pouvoir démontrer ce que je peux faire avec eux? a lancé à haute voix le jeune homme.

S’il est pour se retrouver sur les flancs, le Finlandais de 20 ans a admis qu’il préférait jouer à droite, pour une raison [qu’il] ignore.

Jesperi Kotkaniemi

Jesperi Kotkaniemi

Photo : Reuters / USA Today Sports

En recevant la rondelle sur son revers, une fois ramenée sur son côté fort, il peut toutefois se dégager plus facilement des lignes de tirs avec une glace ouverte devant lui, de quoi l’inciter, qui sait, à utiliser davantage son tir comme il disait lui-même vouloir le faire en début de saison.

Après un échantillon de 35 matchs, force est de constater qu’il n’y a guère d’amélioration à ce chapitre. Kotkaniemi effectue 1,69 tir par match (59 en 35), soit une moyenne un tantinet inférieure à celle de sa première saison dans la ligue en 2018-2019 (1,7 avec 134 tirs en 79 matchs).

L’année dernière, campagne de tous les malheurs pour le premier choix du Tricolore en 2018, il tirait à une fréquence de 1,53 par rencontre (55 en 36). Ce chiffre fluctue peu. Voilà l’occasion de reprendre ce rôle de franc-tireur que l’on avait brièvement aperçu dans les séries éliminatoires l’été dernier.

De ce qu’on comprend, Dominique Ducharme lui donnera l’occasion de le faire.

En rafale

L’attaquant Joel Armia a officiellement fini sa quarantaine après avoir été infecté par un variant du coronavirus il y a deux semaines. Le Finlandais est toutefois assez loin d’un retour, a spécifié l’entraîneur-chef.

Il a une remise en forme à faire avant de pouvoir embarquer sur la glace. Quand tu ne peux même pas faire un push-up pendant deux semaines, tu as du travail à faire pour revenir et jouer un match dans la Ligue nationale. Il est de retour dans l’entourage de l’équipe, a expliqué Ducharme.

Cayden Primeau a été appelé en renfort du Rocket de Laval pour se joindre au groupe de réserve. Charlie Lindgren secondera Allen à Toronto.

De son côté, Primeau connaît une bonne saison avec le Rocket, soit 11 victoires en 14 départs, une moyenne de buts accordés de 2,07 et un taux d'efficacité de ,911.

Par ailleurs, le Tricolore s’est entendu sur les termes d’un contrat d’entrée de trois saisons avec l’attaquant Jan Mysak.

Repêché au deuxième tour, 48e au total, en 2020, le Tchèque de 18 ans en est à ses débuts professionnels avec le Rocket de Laval, avec lequel il a inscrit 2 buts en 13 matchs.

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