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Jason Di Tullio et l'appel qu'il n'attendait plus

Jason Di Tullio

Jason Di Tullio

Photo : Impact de Montréal

Christine Roger

Lorsqu'il a été remercié par l'Impact en 2017, Jason Di Tullio a eu du mal à encaisser le choc. Blessé, il croyait devoir définitivement tourner le dos à son équipe de cœur. Pourtant, quelques années plus tard, le voilà de retour dans le giron du club comme entraîneur adjoint du CF Montréal.

Même si le temps a fini par faire son oeuvre, il avoue qu'il a eu le coeur brisé lorsqu'il a été congédié en même temps que l'entraîneur-chef Mauro Biello en octobre 2017.

Quand tu es en amour avec quelque chose et que ça ne fonctionne pas, tu es blessé, tu es émotif. Mais avec l'expérience, tu réalises que ça fait partie du boulot, reconnaît-il.

J'étais avec le club depuis que j'avais 17 ans. C'était normal que je sois blessé, mais j'ai fini par l'accepter.

C'est cependant une rencontre avec l'actuel président du club, Kevin Gilmore, en 2018, qui lui a réellement permis de tourner la page.

Il a très vite compris que j'étais quelqu'un de passionné, que j'adore le foot, que j'adore la ville et que j'avais envie de coacher, que ce soit des jeunes ou des pros, même si l'intention était toujours de revenir dans le monde professionnel, raconte-t-il.

Le jour où il a foulé la pelouse du Centre Nutrilait comme entraîneur de l'Académie avec les U-17, il a trouvé sa place.

Je me sentais bien, je me sentais prêt et j'ai senti que le club avait envie de m'avoir. Je pense que j'ai grandi à travers toute cette histoire. J'ai gagné en maturité, mentionne celui qui a porté les couleurs de l'Impact de Montréal de 2002 à 2007.

Depuis septembre dernier, il était à la tête des U-23, l'équipe réserve de l'Impact de Montréal, depuis devenu le CF Montréal. Il a aussi rejoint Mauro Biello comme adjoint avec l'équipe canadienne qui tentait de se qualifier pour les Jeux olympiques de Tokyo. Déjà comblé par ses nouvelles fonctions, jamais il n'aurait pu imaginer ce qui l'attendait, surtout que ses dirigeants venaient de lui confirmer l'importance de son rôle avec les U-23.

Je suis parti pour le Mexique avec l'équipe nationale et quelques jours après la nomination de Wilfried (Nancy), mon téléphone a sonné. Pour être honnête, c'était une soirée émotive. Je ne m'attendais pas à ça, confie-t-il.

Je savais que les occasions ne viennent pas souvent et sachant que ça allait être Wil le grand leader de ce projet, c’était facile de dire oui. 

Amis de longue date, Wilfried Nancy et Jason Di Tullio ont des parcours similaires. Ils ont gravi les échelons lentement, mais sûrement, au sein de l'organisation. Ils ont d'abord travaillé au développement des jeunes joueurs de l'Académie, pour finalement atteindre la première équipe.

On voit les choses de la même façon, en termes de valeurs, en termes de foot. On a commencé ensemble en 2011. Je sais comment il travaille, je sais comment il pense. Il est où il est aujourd’hui grâce à son travail et moi aussi. Il savait que si je disais oui, j’allais tout faire pour l’aider.

Le Québécois sait très bien que le personnel d'entraîneurs a très peu de marge de manœuvre. Ses collègues et lui devront rapidement obtenir des résultats positifs s'ils veulent espérer que leur aventure se prolonge au-delà de cette saison.

C’est un peu plus de pression, avoue-t-il. C’est une discussion qu’on a eue Wilfried et moi. Les joueurs le savent aussi. Nous n’avons pas de temps à perdre.

Jason Di Tullio est convaincu qu'il est un bien meilleur entraîneur aujourd'hui qu'il ne l'était en 2017. Il prétend avoir gagné en maturité et en confiance et croit avoir tous les outils pour réussir dans ses nouvelles (anciennes) fonctions.

Le foot m’a tout donné. Ç’a affecté ma vie personnellement. Je suis passionné, je suis intense parce que j’adore ça. Je suis très privilégié de me lever tous les matins pour faire ce métier, souligne-t-il.

Je suis fier du chemin que j'ai parcouru.

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