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La saison de Raphaël Lessard est en péril

« Si je n'ai pas d'aide, ma carrière aux États-Unis s'arrête là. »

Raphaël Lessard est installé, les mains dans les poches, à droite de sa camionnette.

Raphaël Lessard

Photo : Getty Images / Chris Graythen

Jean-François Poirier

Si aucun investisseur ne se manifeste d'ici peu, Raphaël Lessard s'en va tout droit vers le mur. La saison du jeune pilote québécois de courses de camionnettes est en péril.

Il y a des journées meilleures que d'autres, lâche Lessard d'entrée de jeu de sa résidence à Mooresville en Caroline du Nord. C'est maintenant que ça se joue. On est pas mal rendu là. Si je ne trouve pas d'aide, je ne peux pas continuer.

L'aveu est sincère. Voire brutal pour ce pilote talentueux qui s'accroche à un espoir de plus en plus mince de rouler sur les circuits de la série NASCAR.

Je continue d'y croire, mais ce n'est pas facile. La pandémie ne nous aide vraiment pas, dit-il, conscient de la tâche colossale qui attend ceux qui doivent lui trouver les fonds nécessaires pour conserver son volant avec l'écurie GMS Racing.

Raphaël Lessard a participé aux quatre premières courses de la saison 2021, décrochant lundi dernier une 3e place sur la piste de terre battue de Bristol. Mais son clan doit verser chaque mois quelque 200 000 $ à l'équipe pour maintenir sa place.

Je ne peux pas révéler de chiffres en raison d'ententes de confidentialité, mais ce n'est pas encore un défaut de paiement. On a signé pour toutes les courses en début de saison et on devait travailler fort pour trouver les partenaires nécessaires. D'après moi, je serai présent à la prochaine course ( le 17 avril), mais pour les autres, il faut de l'aide pour finir la saison. C'est le temps. Si quelqu'un veut m'aider, c'est pas mal le meilleur moment.

Depuis l'automne, Raphaël Lessard ne reçoit plus l'appui financier d'un groupe d'investisseurs québécois qui avait formé une société en commandites en 2016 afin de l'aider à gravir les échelons vers la première division de la série NASCAR. Un différend entre son entourage et le groupe a mené à la fin de leur association.

Mais le jeune pilote ne passe pas par quatre chemins pour témoigner son admiration envers ces gens à qui il tend la main, en toute humilité, en les nommant presque tous, conscient que la situation est délicate.

Moi, je n'ai pas de froid avec eux. Ces investisseurs, je ne peux pas les remercier assez pour ce qu'ils ont fait depuis le début. C'est leur décision et je ne peux rien y changer. On travaille fort de notre côté pour trouver l'aide d'autres personnes, mais d'eux aussi peut-être. La porte n'est pas fermée. Si ce n'était pas de la COVID, je pense qu'on les aurait vu souvent aux courses.

Raphaël Lessard insiste que malgré ses ennuis financiers, ses rapports avec GMS Racing sont excellents.

Il y a zéro pression et l'équipe m'apprécie beaucoup. On m'écoute et on a confiance en moi. Je me suis beaucoup amélioré grâce au programme de GMS Racing, je ne peux demander mieux. Mais si je n'ai pas d'aide, ma carrière aux États-Unis s'arrête là.

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