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Montréal veut que le Grand Prix du Canada ait lieu

Sebastian Vettel, dans sa Ferrari rouge, mène le peloton au départ du Grand Prix du Canada de 2019.

Le départ du Grand Prix du Canada de 2019

Photo : Getty Images / Charles Coates

La Presse canadienne

La mairesse de Montréal Valérie Plante a dit mercredi matin qu'elle espère que le Grand Prix F1 du Canada aura lieu comme prévu, en juin.

Le Grand Prix de F1, c'est ce qui lance les festivals. Nous sommes la seule ville canadienne qui a un grand prix, et donc on veut signifier notre grand intérêt pour cet événement-là, a-t-elle expliqué pendant une réunion du comité exécutif de la Ville de Montréal.

La première magistrate de Montréal a aussi précisé qu'elle avait discuté avec le promoteur du Grand Prix, François Dumontier, ainsi que son équipe, afin de trouver des solutions pour assurer sa présentation.

On souhaite qu'il se tienne à la même date qu'à l'habitude, même s'il reste encore beaucoup de détails à attacher. Mais je souhaite vraiment que nos partenaires gouvernementaux soient de la partie pour que cet événement se tienne cet été, a-t-elle ajouté.

Valérie Plante, mairesse de Montréal, regarde à sa droite pendant une rencontre de presse, devant un micro.

Valérie Plante

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Valérie Plante a cependant répété que les directives de la santé publique pour lutter contre la pandémie de coronavirus devront être la priorité absolue.

J'ai eu la chance de parler au promoteur, M. Dumontier, pour voir comment on peut faire atterrir cet événement-là. Comment peut-on s'assurer de tenir cet événement-là dans les règles de l'art de la santé publique? Il reste beaucoup de détails à attacher, a admis Madame Plante.

Ce dont on a besoin, a-t-elle ajouté, c'est un signal de confiance envers le secteur de l'événementiel qui a énormément souffert depuis un an.

François Dumontier est en discussion depuis des semaines avec les autorités de la F1 et canadiennes pour éviter que la course montréalaise soit annulée pour une deuxième année d'affilée.

Il a même évoqué la possibilité de présenter la course en semaine.

C'est une décision que je devrais prendre conjointement avec la F1, car généralement les équipes retournent à leur usine entre le Grand Prix du Canada et celui de France, afin de préparer la suite de la saison en Europe. Mais c'est certain que je vais analyser cette idée-là, a expliqué M. Dumontier en entrevue à La Presse canadienne.

Le nœud du problème, selon François Dumontier, est la quarantaine obligatoire décrétée par le gouvernement fédéral pour toute personne provenant de l'étranger qui entre sur le territoire canadien.

À ce sujet, le promoteur québécois assure qu'il est en constante discussion avec les principaux acteurs dans le dossier.

Il n'y a rien de nouveau, a indiqué le bureau du Grand Prix du Canada, mercredi, mais M. Dumontier se réjouit de l'appui de la Ville de Montréal, car une relation harmonieuse et une bonne collaboration avec l'administration municipale et les intervenants du parc Jean-Drapeau sont essentielles à la tenue du Grand Prix du Canada, a-t-il tenu à préciser à Radio-Canada Sports.

François Dumontier, président du Grand prix du Canada, travaille à son bureau du circuit Gilles-Villeneuve

François Dumontier, président du Grand prix du Canada

Photo : Société Radio-Canada

Il serait étonnant que la règle de la quarantaine soit carrément levée d'ici au Grand Prix du Canada, qui doit avoir lieu le 13 juin. Elle passerait bientôt de 14 à sept jours, selon certains experts qui gravitent dans le monde du hockey.

Mais même une quarantaine à sept jours n'est pas envisageable pour les équipes de F1, a précisé M. Dumontier ce week-end en marge du premier grand prix de la saison, car le Grand Prix d'Azerbaïdjan, dans les rues de Bakou, a lieu le 6 juin, soit cinq jours avant les premiers essais libres du Grand Prix du Canada.

De plus, si jamais le Grand Prix du Canada pouvait avoir lieu, on ignore toujours s'il se déroulerait devant des spectateurs, ou encore à huis clos. François Dumontier exigerait alors une compensation pour les pertes encourues, comme il l'a précisé à Radio-Canada Sports, vendredi.

Toutes ces questions pourront bientôt obtenir leur réponse. François Dumontier a besoin que la décision soit prise d'ici le congé de Pâques.

Peu importe l'issue de la situation actuelle, M. Dumontier a assuré que l'avenir du Grand Prix du Canada n'est pas menacé.

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