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« J'ai l'impression d'avoir pris ma retraite et d'être revenue » - Marie-Michèle Gagnon

Elle sourit et brandit les bras.

Marie-Michele Gagnon a savouré une première médaille en cinq ans, le 30 janvier dernier, en Allemagne.

Photo : Reuters / Giovanni Auletta

Nouvel entraîneur, nouvel équipement, nouveau… sport. C’est un vent de changement qui a soufflé sur Marie-Michèle Gagnon au cours de la dernière année. Un renouveau qu’elle accueille à bras ouverts, après quelques saisons plus difficiles.

Au printemps, la skieuse a pris la courageuse décision de délaisser complètement le slalom, discipline où elle a pourtant excellé par le passé. En 2014, elle s’était classée 6e au classement général de la Coupe du monde.

Mais en concentrant ses efforts sur les épreuves de vitesse, l’athlète de 31 ans voulait maximiser ses chances de succès.

L’objectif est atteint. Ce changement au programme a donné un nouvel élan à sa carrière.

En janvier dernier, Gagnon a terminé 3e en Allemagne. Son premier podium en Coupe du monde depuis son triomphe en combiné en février 2016.

J’ai l’impression d’avoir complètement changé de sport, admet-elle. C’est comme si j’avais pris ma retraite de skieuse de slalom pour aller en vitesse!

Podiums de Marie-Michèle Gagnon en Coupe du monde :

  • 3e au super-G de Garmisch-Partenkirchen (janvier 2021);
  • 1re au combiné alpin de Soldeu (février 2016);
  • 3e au slalom de Crans-Montana (février 2016);
  • 1re au super-combiné d'Altenmarkt (janvier 2014);
  • 3e au slalom d'Are (mars 2012).

Bien sûr, Gagnon n’a pas troqué son outil de travail habituel pour des patins non plus. Il y a plusieurs ressemblances entre le ski de vitesse et le ski technique. Mais c’est vraiment une approche différente, sur le plan physique et mental.

Elle est accompagnée dans cette transition par son nouvel entraîneur, l'Italien Hansjorg Plankensteiner.

Elle exécute un virage

Marie-Michèle Gagnon lors d'une épreuve de slalom géant en 2019.

Photo : Reuters / Denis Balibouse

Gagnon considère que ce changement survient à un moment opportun. J’ai fait ce choix au bon stade de ma carrière. Je ne l’aurais pas pris il y a 10 ans. Je l’ai pris au bon moment, pendant que je suis dans une excellente relation de confiance avec mon entraîneur.

J’ai l’impression que les années devant moi seront les meilleures de ma carrière.

Une citation de :Marie-Michèle Gagnon

Après avoir dressé un bilan fort positif des 12 derniers mois, la Québécoise est enthousiaste pour la prochaine année, marquée par les Jeux olympiques à Pékin.

Ce sera l’occasion pour elle de renouer avec l’effervescence olympique, après avoir raté ceux de Pyeongchang, en 2018, en raison d’une blessure.

Ce ne sont pas que les médailles olympiques qui comptent. C’est certain qu’un podium à Pékin, ce serait une consécration. Mais je veux bien faire aux Championnats du monde et en Coupe du monde, mentionne-t-elle avec sagesse. En Europe, ces compétitions sont quasiment perçues comme étant au même niveau que les Jeux olympiques, en termes d’importance. C’est moins le cas au Canada.

Après la course, elle soulève ses skis en guise de célébration.

Lors de son triomphe en 2014, Marie-Michèle Gagnon est devenue la première canadienne à remporter l'épreuve combinée depuis 1984.

Photo : Reuters / Leonhard Foeger

Comment faire pour valoriser davantage ces compétitions aux yeux des amateurs nord-américains?

Il y a là une question de visibilité avant tout, selon elle. Les médias font un très bon travail de nous mettre en valeur. Mais pour les gens au Canada, les courses sont souvent au milieu de la nuit, et présentées en différé.

La responsabilité ne revient pas qu’à l’amateur, qui devrait programmer son réveille-matin pour assister à des épreuves aux petites heures.

Si on avait plus de courses aux États-Unis et au Canada, je suis certaine que notre sport gagnerait en popularité, et qu’on comprendrait mieux la valeur des compétitions en dehors des Jeux olympiques.

Ce sont donc toutes les descentes de la prochaine saison qui seront importantes pour la skieuse de Lac-Etchemin. Après avoir offert à l’équipe canadienne son seul podium cette saison, elle vise de nouveaux sommets.

On ne passe pas du 30e rang mondial au top 3 en un claquement de doigts, souligne-t-elle. Pour la suite, ce sera de rester constante, et de continuer d’enchaîner les top 10.

Je me sens à une excellente place présentement. J’aime ma gang, j’aime mon entourage. Je sens que j’ai de belles années devant moi.

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