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GP du Canada : vers une autre annulation?

Sebastian Vettel, dans sa Ferrari rouge, mène le peloton au départ du Grand Prix du Canada de 2019.

Le départ du Grand Prix du Canada de 2019

Photo : Getty Images / Charles Coates

Une décision sera prise au sujet du Grand Prix du Canada dans les prochains jours, confirme François Dumontier à Radio-Canada Sports. Au plus tard à Pâques.

François Dumontier ne veut pas le dire encore, mais les indicateurs sont au rouge. On se dirige vers une deuxième annulation d'affilée.

C’est évident qu’une décision doit être prise très bientôt, et quand je dis très bientôt, c’est dans les prochains jours, a précisé François Dumontier à Radio-Canada Sports, vendredi. Pourquoi ? Parce pour nous, juin, c’est demain. On peut étirer jusqu’au week-end de Pâques.

L'équipe du Grand Prix du Canada doit commencer à préparer le circuit, après avoir discuté pendant des semaines, après avoir tourné le problème dans tous les sens.

François Dumontier, président du Grand prix du Canada, travaille à son bureau du circuit Gilles-Villeneuve

François Dumontier, président du Grand prix du Canada

Photo : Société Radio-Canada

À écouter attentivement M. Dumontier, retranché dans son bureau du circuit Gilles-Villeneuve, les chances sont de plus en plus minces, compte tenu de l'état pandémique de la planète.

Pour les grands prix jusqu’à Silverstone à la mi-juillet, il va toujours y avoir une certaine incertitude, précise-t-il. Certains pays qui ont un grand prix très bientôt retournent en confinement, notamment l’Italie à Imola.

Juste avant le Grand Prix du Canada, prévu le 13 juin, le week-end de course disputé dans les rues de Bakou en Azerbaïdjan le 6 juin le sera à huis clos.

Les grands prix qui suivent (la mi-juillet) ont plus de chance d’avoir lieu, ajoute M. Dumontier, car les campagnes de vaccination auront avancé.

La santé publique passe avant tout, explique François Dumontier

Selon le promoteur québécois, il y a deux enjeux. Ce sont clairement des obstacles.

Le premier enjeu, c’est l’obligation de quarantaine qui relève du fédéral. Au moment où on se parle, la réalité des choses fait que la quarantaine de 14 jours ne pourrait pas être respectée, admet M. Dumontier.

François Dumontier précise qu'il va aller au bout de sa démarche et tenter de trouver des accommodements pour accueillir la famille F1 quitte à se faire dire non.

L'autre enjeu, c'est l'application des mesures sanitaires qui relève du gouvernement provincial.

Qu’est-ce qui sera permis de faire ici au mois de juin ? Je comprends qu’on est en mars, mais il faut quand même avoir cette décision là pour qu’on puisse se préparer, affirme M. Dumontier.

Face à une situation pandémique qui évolue de semaine en semaine, les autorités provinciales, incluant la santé publique, peuvent-elles d'ici le week-end de Pâques prendre le risque de s'aventurer à prédire où sera rendu le Québec à la mi-juin ?

Le président du Grand Prix du Canada a toujours dit que pour lui, un grand prix à huis clos ne fait pas de sens. Pas de public, pas de revenus de billetterie et quand même des factures à payer.

Si quelqu’un en autorité décide qu’il y a un grand prix à huis clos, nous, il faudra quand même l’opérer, rappelle-t-il. Ultimement, on n’assumera pas ces coûts-là. Il faudra discuter avec quelqu’un pour voir comment on pourrait être compensé.

Ce qu'on comprend, c'est que ces discussions n'ont pas commencé. Or, si la F1 étudiait la possibilité d'un huis clos à Montréal, ces discussions auraient déjà démarré.

Lance Stroll roule sur le circuit Gilles-Villeneuve en 2019, dans une voiture rose.

Lance Stroll au circuit Gilles-Villeneuve en 2019

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Le groupe Formula One tient à Montréal, soutient François Dumontier, et a même ciblé l'événement pour y présenter un projet pilote, soit une course de format sprint le samedi pour déterminer la grille de départ du grand prix du dimanche.

Eux dans leur tête (NDLR: les gens du groupe Formula One), ils viennent à Montréal, affirme M. Dumontier. Évidemment, ils respecteront les décisions des autorités publiques. Il faut garder cette possibilité-là en tête (NDLR: l'annulation), mais en même temps, il faut avancer, il faut travailler presque normalement, et après, on s’adapte.

Oui, on a eu cette discussion-là, et Montréal aurait été la première de trois courses pour y présenter une course sprint, confirme M. Dumontier, mais dans sa tournure de phrase, on comprend que ce projet est déjà mort.

François Dumontier, président du Grand Prix du Canada, donne une entrevue à Radio-Canada.

François Dumontier, président du Grand Prix du Canada

Photo : Société Radio-Canada

Le Grand Prix du Canada, annulé en 2020, pourra-t-il ressusciter en 2021 ? Le week-end de Pâques serait tout indiqué pour l'annoncer.

Il faut le dire, la F1 a un plan sanitaire qui est très robuste, qui a fait ses preuves, insiste M. Dumontier. Ce plan a permis de présenter 17 courses dans 13 pays en 2020, en pleine pandémie. Oui, il y a eu des cas positifs, certains médiatisés parce que c'était des pilotes, mais il n'y a pas eu d'annulation de dernière minute.

Cela dit, on va respecter la décision des autorités parce que notre priorité numéro un, on l’a dit maintes fois, c’est la santé, a conclu François Dumontier. On ne veut pas mettre la santé à risque, autant celle de nos employés, que celle des spectateurs et celle des équipes de F1.

Respecter la position du Canada, dit Lance Stroll

Lance Stroll est impatient de revenir rouler sur le circuit Gilles-Villeneuve. Mais il attend comme tout le monde de savoir si la situation sanitaire au Québec s'améliorera d'ici juin.

Tout dépend de la situation de la COVID-19 à Montréal, a expliqué Lance Stroll de Bahreïn, lors d'une discussion avec les médias canadiens, jeudi. Le gouvernement sera-t-il confortable à l'idée de faire entrer la famille F1 au pays ?

En t-shirt vert, Lance Stroll masqué regarde devant lui.

Lance Stroll

Photo : Getty Images / Mark Thompson

Si le gouvernement estime que la F1 est capable de prendre les mesures adéquates pour assurer la sécurité de tous, je suis le premier à vouloir que la course ait lieu, assure le Québécois, et dans un monde idéal, on voudrait que la course soit présentée devant public. Ce serait tellement dommage que ce soit à huis clos et de voir des gradins vides.

Mais si ce n'est pas le bon moment ni le bon endroit pour organiser le grand prix, il faut respecter la position du Canada et de la F1, affirme Lance Stroll. On ne voudrait pas que le passage de la F1 à Montréal provoque une résurgence du virus et affecte la population. Ce serait un désastre.

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