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La halte du présent pour l’aventure du futur

Photo de Xavier Jourson tenant un micro.

Xavier Jourson, à l'occasion d'une conférence pour présenter son projet

Photo : Fabien Kouamé

Xavier Jourson

Dix-huit mois avant cette fameuse course, mon état d’esprit est enfin passé au vert. J’entrevois de mieux en mieux cette croisade de plus de 15 heures à en découdre avec les éléments.

Je prends du temps pour analyser et comprendre la course. L’application Google Earth m’aide comme elle peut à me plonger dans l’immersion des montagnes et du tracé en Norvège.

Ma blessure à la jambe me freine et me demande d’adapter mon entraînement. Mon poids représente aussi un véritable dilemme : mon activité physique étant réduite, je dois faire extrêmement attention à mon alimentation. Le but est de réussir à conserver une stabilité. Ce sont des paramètres qui relèvent du moral et du mental et qu’il faut surveiller de près. Je doute, mais le doute est fait pour progresser.

Mon vélo n’est pas adapté à ma taille (une erreur qui me coûte cher en ce temps de pandémie); je suis toujours blessé à l’approche de la belle saison. Ces inconvénients pourraient faire place à la crainte, mais je m’efforce de me répéter ces paroles : Sois bienveillant avec toi-même.

Le point positif est l’avancement du projet, qui se déroule pour le mieux. Nous sommes sollicités dans différents secteurs d’activité, tant par les médias que par des écoles ou des entreprises. Par force et abnégation, mon message commence à avoir une portée. Les surprises à venir sont nombreuses…

Photo d'une équipe de rugby rassemblée sur un terrain

« Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage. »

Photo : Radio-Canada / Xavier Jourson

Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage

Dès le départ de ce projet, je me suis fait un point d’honneur de m'entourer d’une équipe fiable et créative. Pour avoir lu bon nombre d’histoires à storytelling (je dévore en ce moment le livre de Marc Randolph, le cofondateur de Netflix), j’ai compris qu’il faut toujours un irréductible, une personne qui croit en vous, en votre potentiel, en votre folie.

Une fois ma commande passée au ciel, je fais la rencontre de Ian-Mathieu. En lui, je trouve le réalisateur idéal : un esprit innovant, un œil allumé, habile de ses mains avec une caméra; la totale! En plus, point majeur et non négligeable, Ian a déjà vécu en France. Les enjeux, les barrières, les causes du racisme, les migrants : ce sont des choses qui lui parlent. Grâce à lui, le projet passe en deuxième vitesse.

Derrière, des personnes stratégiques viennent s’ajouter à l’ensemble. C’est le cas de ma chargée de projet, Félicie; de mon kiné, Remi, avec qui je passe mes matinées très tôt (rendez-vous à 7 h 15); de mon équipe juridique (parce que des soucis, j’en ai rencontré!); de mes partenaires qui m’aident à m’équiper; etc.

Après bientôt un an, j’en suis ravi, car c’était l’un de mes plus gros paris : réussir à stimuler toutes les personnes qui m’encadrent dans ce projet. C’est ce qui tire mon projet vers le haut; nous sommes unis à travers la réussite.

Puis il y a cet ultime élément qui occupe une place cruciale au cœur de mon projet : le 16e homme (au rugby, c’est ainsi qu’on nomme le public). Ces gens qui nous suivent, ceux à qui je consacre ma quête et mon message : communiquer, échanger, mobiliser, impacter.

Le public est le poumon de mon projet, il est vital.

Photo de Xavier Jourson nageant dans une piscine.

Pour réussir le Norseman, Xavier devra parcourir près de 4 km à la nage dans les fjords de Norvège.

Photo : Sebastian Furtado

La pédagogie dépend de l’environnement de l’apprenant

Du changement… j’ai le sentiment d’en avoir besoin. Recharger mes batteries cérébrales, voir d’autre chose, dans un autre endroit, avec d’autres personnes. J’ai compris depuis peu pourquoi certains artistes ou écrivains avaient ce besoin de se nourrir de grands espaces ou de longues marches dans les bois : c’est tout simplement l’essence, le carburant.

J’apprends encore à me connaître. Je n’aurais jamais cru que le climat aurait un tel impact sur ma personne. Les beaux jours sont à venir; cela va faciliter l'entraînement. L’environnement rend prospère l’apprentissage.

Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de voir le soleil de Miami cette année. Reste que durant ce confinement, j’ai appris bon nombre de choses, comme la bande dessinée, l’écriture, la cuisine végane... J’ai poussé mon développement personnel et j’ai monté le projet de ma vie. J’ai aussi vu mes limites.

Il est temps que les choses bougent! Ça tombe bien : pour le bonheur de la production de mon documentaire, nous planifions un road trip dans différents pays qui réserve son lot d’anecdotes. Évidemment, ce n’est pas pour l’immédiat, mais le rêve est lui aussi un puissant carburant...

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